‹ Euvres de Louize Labé, lionnoizeChapitre 29 sur 93 · Les autres du Ciel et de la JYuit , même page. — Selon · texte numérisé non relu

Les autres du Ciel et de la JYuit , même page. — Selon

NOTES. i65

Aristophane (les Oiseaux, acte ii), la Nuit pondit un œuf, qu'elle couva sous ses ailes noires, et d*où sortit l'Amour avec des ailes d'or; mais, suivant le même auteur, ce ne fut pas le Ciel qui féconda la Nuit, ce fut l'Erèbe.

33. — aucuns de Discorde et de Zephyre , page 32. — C'est la naissance que lui donnoit Alcée.

34. — yiutres de p^enus la fraye mère , même page. — Cette opinion sur la filiation de l'Amour étoit la plus répandue ; mais on varioit sur le père qui l'avoit engendré de Vénus. Suivant Sappho, c'étoit Coelus ; suivant Sénèque, Vulcain; suivant Simonide et le plus grand nombre des poètes, Mars. Il existoit encore sur ce point d'autres versions, sur lesquelles nous renvoyons à la Mythologie de Noël le Comte (1. JV, c i4), ou au Dictionnaire de la Fable, de M. Noël, au mot Cupidon.

35. — Les Grecs d'un seul surnom cju'its t'ont donné , lupiter^ Vapelant amiable , P^gG 33. — Les Grecs donnoient à Jupiter le surnom dePkilius^ et l'adoroient sous cette dénomination comme présidantà l'amitié. Voy. le Toxaris de Lucien, et Suidas (Lexic. , V.** Philios),

36. — Plus parfait que les premiers hommes du banquet de Platon^ même page. « Les dieux, dit Platon dans son dialogue « du Banquet, avoient d'abord formé l'homme d'aune figure « ronde, avec deux corps et les deux sexes. Ces deux hommes « étoient d'une forme si extraordinaire, qu'ils résolurent de faire « la guerre aux dieux. Jupiter irrité fut sur le point de les faire « périr; mais, fâché de détruire le genre humain, il se contenta « de les partager en deux pour les affaiblir, afin qu'ils n'eussent « plus désormais ni tant de force, ni tant d'audace. Apollon « fut chargé d'ajuster ces deux demi-corps, et le nombril est « l'endroit où ce Dieu en arrêta et noua les peaux. » Voy. M. Noël, Dictionnaire de la Fable, au mot Androgynes,

37. — Qui ne dira bien de V amour fraternelle , ayant -veu Castor et Pollux , Vun mortel estre fait immortel à moitié du don de son frère! même page. — De ces deux frères éclos de l'œuf do

iC6 NOTES.

Lé;la, avec Hélène et Clytemnestre, l'un (Castor) étoit fils de Tyndare, et par conséquent mortel i l'autre (Pollux) étoit fils de Jupiter, et immortel comme son père. Castor ayant été tué par Lyncée, Pollux demanda pour lui l'immortalité à Jupiter; mais cette prière ne pouvant être exaucée, l'immortalité fut partagée entre eux, de sorte qu'ils vivoient et mouroient alternativement.

Page 1