‹ Euvres de Louize Labé, lionnoizeChapitre 44 sur 93 · SUR LES POÉSIES DE LOUISE LABÉ · texte numérisé non relu

SUR LES POÉSIES DE LOUISE LABÉ

Le temps , belle Sappho , nous a ravi tes vers ; Mais la jeune Labé que sa tendresse inspire ^ Que Paphos a nourrie en ses bocages verts , Fait revivre tes chants et ton brûlant délire.

Son cœur s'est enflammé pour un autre Phaon j Hélas ! et comme toi chérit un infidèle : Louise pleure en vain sa noire trahison , Ses dédains, ses refus, sa fuite criminelle.

Mais lorsque de son cœur elle peint les tourments. Lorsqu'elle rend la vie à ta lyre sonore , Ses lecteurs enchantés deviennent ses amants , Et voudroient remplacer un ingrat qu'elle adore.

DE ALOYSiE LADITE OSCVLIS. (Page lo4.)

162. — L'original de cette pièce latine est peut-être préférable à celui de la pièce grecque. Le mètre en est le même que celui de la lo.*' ode du livre i d'Horace : Vides ut al ta stet uive candidum... ; et, comme on le verra, ce n'est pas le seul rapport qu'elle ait avec les odes de ce grand poète. Antoine Fumée paroît êtrele nom de son auteur, ainsi que nous le dirons plus bas.

l65.--'Fontisue Dircœi recessus, page lo4. La maison de Pindare, à Thèbes en Béotie, ëtoit, suivant Pausanias, près du ruisseau ou de la fontaine de Dircé. De là vient le nom de cygne de Dircé , donné au chantre des jeux olympiques.

164. — Profuerint vel inanis Evan, même page. Au lieu d' inanis^ on lit munis dans toutes les éditions ; mais c'est évidemment une faute : manis n'offre aucun sens, et la mesure réclame inanis. J'ai cru pouvoir me permettre cette légère correction.

i65. — Sed tu Lahœœ hasia candidce

Imbuta poscas nectare , même page.

Expression empruntée d'Horace (1. I, od. i3, v. i5 et 16) ;

Oscula , quae Venus

Quinta parte sui nectaris imbuit.

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