‹ Eux et elles; histoire d'un scandaleChapitre 8 sur 12 · SB · texte numérisé non relu

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Nous parlerons enfin, avec ce respect de la vie privée, ce ménagement des personnes dont le devoir ne doit céder h aucune considération (4). Nous dirons une fois pour toutes, mais nous dirons avec cette liberté que permettrait Paveu par Fauteur de Elle et Lui de procédés littéraires qui impliquent Tallusion, quand bien même d'honorables exemples de franchise que nous avons là sous les yeux , donnés par les représentants de la critique dans tous les camps et dans tous les partis (2), ne

(1) Je recommande à ce propos, comme exemple curieux des bardies»es que peufcse permettre dans l'indiscrétion une amitié allemande, les par trop francs et par trop intimes détails que donne sur George Sand et sur sa liaison avec Alfred de Musset, ce chroniqueur endiablé qu'on appelle H. Heine. La lettre est du 80 avril 1840 et se trouve tout au long dans cet admirable livre intitulé : Lutèce, p. 35 k 57. Il n'est guère permis de suspecter les intentions bienveillantes de H. Heine, bien que sa sincérité cache souvent beaucoup de malice, et que jusque dans ses éloges on puisse sentir la grifiTe méphistophélique. Eh bien ! si la franchise permise à un ami a*pu impunément atteindre k de pareilles immunités, la conscience de tous les critiquos qui ont ou auront à parler de Geoi^ Sand peut être rassurée. Pour nous, nous n'oserions pas aller aussi Ion que certains de ses amis.

(2) Nous citerons entre autres, l'article de M. Cu\ilIii-r-Fleury {Journal de» Débats, du 27 novembre 1859), morceau de critique amer et sain qui respire la passion du bon sens et l'indignation du bon goût ; un article de H. Barbey d'Aurevilly [Pays, du 15 juin), où la perspicacité habituelle du critique s'aiguise encore à son expérience de romancier, et où triomphe cette puissante verve qui, faisant d'une analyse une sorto de création, et un art du métier, dégage des éblouissements du style un jugement imprévu, inexorable, concis, exact, mortel comme la foudre. A côté de ce critique à la fois impartial et passionné qui, comme les juges féodaux, siège avecl'épée, M. Armand de Pontmartn a planté son petit fauteuil aristocratique, flétrissant en termes de salon ce scandale de la place publique littéraire, voilant son indignation d'urbanité et sa condamnation d'un sourire, demeurant enfin modéré au milieu de ces colères et discret au milieu de ces impudeurs. Mais le morceau le plus énergique et parfois le plus éloquent qu'ait inspiré le débat, est un long et bel article de M. Hippolyte Babou (Revue contemporaine

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