‹ Évangeline et autres poèmes de Longfellow [microforme]Chapitre 9 sur 28 · EE EE · texte numérisé non relu

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Assis dans SOn . cuil, en face du foyer, Le fermier Tégardait les flammes ondoyer,

Dont il Suivait, rêveur, la lutte aCcoutumée, Lui semblaient une ville où vaincus et vainqueurs, A la lueur des feux, MOuraïient dans Jes horreurs.

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Fredonnait des chansons et des Noëls antiques, Que longtemps avant lui, sous un ciel radieux, Chantaient dans leurs vergers, ses honnêtes aïeux, Là-bas, en Normandie. Et son Évangéline,

Assise à ses côtés dans la vaste cuisine,

Filait, en l’écoutant, une filasie d’or.

Dans un coin, le métier étzit muet encor;

Mais le rouet actif mêlait, avec constance,

Son ronflement sonore à la naïve stance

De l’humble laboureur assis devant le feu.

Comme au temple sacré, quand le chant cesse un peu, On entend, à l’autel, l'écho d’une voix sainte,

Ou le bruit d’un pas lent dans la divine enceinte, Ainsi, quand le fermier, penchant son front serein, S'arrêtait un instant à la fin d’un refrain,

Ou entendait toujours, réguliers et funèbres,

Les tic tac de l’horloge au milieu des ténèbres.

Elle était au rouet, et lui, dans son fauteuil, Quand un lourd bruit de pieds fit résonner le seuil. Une main se posa sur la clenche de chêne,

Et la porte s’ouvrit. On arrivait sans gêne. Benoît ie savait bien, c'était le forseron;

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Le vieillard Souriait. Du foyer, sans façon, Basile S’approcha, Suivi de son Sarçon.

Il répondit Saîment :

— (Mon cher Bellefontaine, S toujours. Chose certaine,

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