‹ Évangéline [microforme]Chapitre 22 sur 30 · FT · texte numérisé non relu

FT

Mais aux pieds du pasteur la vierge réjouie Gent *

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Vint se précipiter avec emotion:

— O0 mon pére, dit-elle, est-une illusion A vert

NUE * . . 0 „ „ NC Qui de mes sens troubles soudainement s'empare ? Hep

* * * * * + * 4 ‘ + PV „ Est-ce un futile espoir où mon ume s'eare ? g n 5

us 00 2 . 2 Ve ‘ ed .

+ Aije entendu la voix d'un unge du Seigneur? Car, d

‘“ Quelque cos me dit, dans le fond de mon cœur, Avec! eue mon cher Gabriel est pres de cette plage 5 At eo Mais un reflet de pourpre inondu son visage, otro Et puis elle ajouta mélancoliquement | Quo le + 0 mon pero. j'ai Dre j'ai tort assurément * Reuni „De te parler ainsi de ces choses frivoles : "Le pa, + Ton esprit sérieux hait ces vaines paroles.“ bt los

— Mon enfant.” répliqua le sensible pasteur, * On ma

„Ton espoir est permis, ton rève est enchanteur, rend!

ÉVANUÉLINE

Et tes illusions, pour moi, ne sont point vaine, * Puissent-elles marquer le terme de tes poines ! * Lorsque sur notre esprit flotte un pressentiment, * C'est pour nous avertir de quelqu'événement, + Comme au-dessus des flots la bouée attachée

Axertit que, sous elle, une ancre git cachée.

; + Espère, © mon enfant, et calme ton souci . mpare ? Ù ,

9 n umi Gabriel n'est pus bien loin d'ici,

ir? L Se, du coté du sud, la Téche est assez proche cœur, Ave Saint-Maur juché sur cn côte de roche;

ge 1 * t e est là que l'épouxe, après de longs malhours,

: Retrouvera l'époux qui séehera no pleurs ; Que le pasteur pourra, sous son humble houlette, * Reunir, de nouveau, le troupeau qu'il regrette ! Le pays est charmant, féconds sont les guérets, t los arbres fruitiers parfument les forêts.

i. On marche sur les fleurs, et le ciel. sur nes têtes,

teur fend ses voûtes d'azur que supportent les crètos U

SR RAR a à hr no

124 ÉVANGËÉLINE

„Dos superbes forèts et des bois éloignés.

„ Heureux les habitants de ces lieux fortunés Ou du sol, sans travail, un fruit suavo omano,

t qu'on nomme l' Hen de lu Louisiane ..“

A ces mots consolants du Pretre venere La troupe se leva; l'esquif fut demarre Et vogua ficrement sur la vague de moire.

Le soir sur l'orient ouvrit son aile noire.

A l'occident pourpre le soleil fadieux,

Comme un magicien dont l'art ro les youx, Tendit su verge d'or sur lu face du monde

Et nova, dans le feu, le ciel, la terre et l'onde. La verdure des pres, le tonillage des bois,

Les vagues du beau le, le tut et les gravois Jetérent des rayons et des serbes de fiammes.

Le canot qui flottait sur les rapides lames

Ave Noto Etait ui f Le fr Pour Lam,

Ainsi

Alors Le pli Saut Jusqu Se mil Que le

Sembl.

Ses no

Avec ses avirons d'où les flots écumants

Retombaient, goutte à goutte, en larges dinmanta,

no, Etait comme un nuage à lu frange dorée

Qui flotte ontre deux cieux dans une mer pourprée.

* * 4 ET , * 45 ee 325 i Le frost d'Evangéline était enlme et serein : à

Pour ele entin le ciel ne sernit plus d'airain !

L'amour illuminait son âme sans mystère

Ainsi que le solèil illuminnit In terre.

lors dans in bosquet un jeune OINCAUL Mmoquent, N l

N 0 Jux. Le plus suuvige bande et le plus beau chanteur,

Sautant de bnnche en branche, au bord du Lui rivage,

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