Jusqu'au faite l'un saule
au frémissant teuillagre,
Se mit à fredomer des ramagres si beaux |
Que les vicilles-brèts, les rochers et les eaux
Semblaient, pourl'ecouter suspendre Fours murmures.
Ses notes seintillnont, ruvissantes et pures,
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dci 1 „
4 \ à 2 Comme un ruisseau de perle à travers des récifs. Ses chants furent, d'abord, douloureux et plaintiſu; à : | C'était lo chant d'amour des âmes délaissées : Mais en voix anima; ses roulades pressées Firent trembler au loin les fouillages touffus :
Brillants coups de gosier, éclats, trilles confus,
C'était un cri d'orgie, un refrain de délire.
II parut babiller et k'éclater de rire :
A la brise il jeta des accents de courroux ;
Il modula longtemps des sons tristes et dom; Puis, fendant, dans son vol, l'air avec brusquerie, II semia dans le ciel, comme par moqueris Tous les charmants accords de su divinevoix.
5 0 N * ere :
Au milieu d'an beau jour il arrive, partzis, Qu'une brise légère, après quelques onlees, Agite des tilleuls les cimes inondées Et fait tomber la pluie. en goutte der ristul.
N . 4 De rameaux en rameaux. jusques aufond du val. +
Ainsi
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Et les
Au bons
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Ainsi l'oiseau-moqueur, s'envolant des ramgres,
Pit pleutoir, sur lex bois, ses chants et ses murmures.
Berces par leûr espoir et par c doux accords és Bientot les voyageurs longent les riants bords De la Téche qui coule nu milieu des prairies. Par-dessus les forèts et les plaines fleuries Une blanche fumée ondule dans les airs.
Ils entendent bientôt les sons lointaihs et clairs rie, | Dun cor qui va troubler les échos des rivages,
Et les mugissements des bœufs dans les pacages, * f
Au bord de la rivière, en un charmant endroit,
Paisib'e et retiré s'élevait l'humble toit
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Dont les proscrits, de loin, avaient vu la fumée.
Eta Un chène lombragenit; la mousse parfumée L' ‘a Et le gui merveilleux qu'aux frtes de Noël * * pe Venait couper, selon le fite solonnel, Avec la serpe d'or, le Druide mystique, Cen Grimpait légérement le long du chène antique 8 2 — U 0 Ce toit etait celui d'un Patre déjà vieux. Dos Un jardin l'entourait, fleuri, luxurieux. Mais Et parfumant les airs de suaves arômes. La f Derricre le jardin se déroulaient les chaumes. Som. Et les champs veloutés, et les sombres foréts.“ L'air La maison était faite en beau bois de cyprès : Derri Des poteaux élégants portaient la galerie : Un ne Et la vigne légere, et la rose fleurie, Qui &. Que venait caresser l'oiseau-mouche coquet. Plus | . 7 i N Ornaient chaque poteau d'un odorant bouquet. Où fl. Au bout de la maison du pâtre solitaire, Les a Parmi l'épais feuillage et les fleurs du parterre, Imnio
Etaient la ruche active et le doux colombier,
L'abeille travailleuse ot l'amoureux ramier.
Ces lieux étaient plongés dans un caime sublime.
Les rayons du soleil reluixaient sur la cime
Des arbres orgucilleux qui frangenient l'horizon à
Mais les ombres dejà planaient sur ln maison.
E La fumée, @n sortant des hautes cheminées,
Somait d'orbes d'azur, de vagues satinées,
L'air tranquille du soir, le ciel sombre et serein, 1 Derrière ln maison, et partant du jardin, | ll Un sentier conduisait nux grands bosquets de chène | Î Qui semblaient un rideau d'émeraude et d'ébène. 1
| 1 Plus loin que la rivière, au foud du vaste champ |
Où flottaient les regards d'un beau soleil couchant,
Les arbres inondés de lumières lointaines,
Immobiles, debont dans ces tranquilles plaines,
: Leurs rameaux recourbés, ressemblaient aux vaisseaux Fait re Qu'un calme désolant enchaine sur les eaux. | Soudai
Los ta:
5 | Au- des
Sur un cheval selle qui hennit et folûtre, 0 f Comm.
Au bord de lu forèt, on voit venir le pâtre. En sile
Il revèt un pourpoint fait de peau de chevreuil ; 9 Piel rar , ES 2. ASUS Sa figure bronzée u presque de l'orgueil ; 5 0
Son œil étincelant se lève et so promène,
En beu
Satisfait et ravi, sur lu sublime scène ile 00 a] Alors l
Que le soir, sous les cieux, déroule lontenent. * 1
Pres de lui ses troupeaux broutént paisiblement
La pointe du gazon et la fouille moelleuxe, Mais co
Et savourent, joyeux, la fraicheur vaporeuse En-suiv
Qui s'élève des flots et sur les pres s'epand. I vit ve
A l'un de ses côtés un cor de cuivre pend. La vier
Ile prend et le porte à su bouche puissante : Saisi d'
Le cuivre retentit, et sa voix frémissante Il saute
aan a
. 7 f , CRE 2 — \ vaisseaux Fait résonner, au loin, l'air sonore du soir. ; 5 7 * * ; ö ‘+ 4 : Soudain à ce signal, dans le champ, on put voir 25 5 5 Je ‘ PAL i 4 Les taureaux attentifs lover leurs cornes blanches | 8 Au-dessus des buissons et des légères. branches x Comme des flots d'écume au-dessus des cailloux. En silence, d'abord, ouvrant leurs grands yeux roux, 0 0 N 5 uil ; 9 Pendant quelques moments ils s'entro-rogardèrent ; : 08 Dir:
4 Bientot, comme un nung, ils so precipitèrent 1 0 „ 5 LÉ * * * En beuglant, tous ensemble, à travers le gazon. Alors le pâtre heureux revint à ln maison.
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Mais comme il arrivait sur son cheval superbe 0 *
Eu suivant le sentier qui serpentait duns l'herbe,
I vit venir vers lui. marchant avec lenteur,
pe * 2 2 221 2 gr — PP . £cife 4) Co
La vierge souriante et l'auguste pasteur,
. 5 "A 2 à 8 3 . UE 4 5 12 3 4 . ps ni 3 KA —ffdw n2 dtne n ne Aer ere à 1 12 me: e eee eee 05 +
Saisi d'etonnement et transporté d'ivresse,
I saute de cheval avec grace et prestesse,
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132 | | Avant: an
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Kt court au-devant d'eux en leur ouvrant ses brns. 5 f N Ft plus L
Les voyageurs, d'abord, ne le connaissent pus ; 1 g ö i ee
So demandent entre enx quel est cet aimable hôte, 1 5 un le
. ir bin Lait
Et sont heureux d'avoir aborde cette cote, : \ Mais leur incertitude au plaisir u c
Comme un vase trop plein leur dur a déborde !
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* { n 2 + 5 “ . “Nous les traits rembrunis de ce Vieux paitre agile .
u veux . urror it .
Leurs yeux ont reconnu le forgeron Basile ! RAT
Bien doux furent alors les longs embrnssements, 6
Bien doux les gais propos et les epanchements I l'ile
rer 7 * 1 2 Av LE 8 f ge 7 A Des pauvres exilés sur lu rive étrangère ! FA
si * * AN . Ari , ones | . 4 La peine de l'exil alors parut legere! Qui. vx
Basile conduisit au milieu d'un jardin + NN
Ces amis que le ciel lui redonnait soudain.
+ Du lue
Et là, parmi les fleurs nouvellement ecloses,
Ensemble on s'entretint de mille et mille choses.
Ke ( iañbrie