‹ Évangéline [microforme]Chapitre 25 sur 30 · ALLER · texte numérisé non relu

ALLER

rustique.

dique , urs;

: pleurs.

lu fable.

lon.

non ! ”

épaules.

Et lo père Felix aussitôt se levant

Les salua de loin et courut au devant.

En tombant dans les bras du vénéruble prètre,

Le ménestrel sentit, dans son âme, renaître

Les transports ravissants d'un nge plus heureux ;

Il se mit à pleurer. Des souvenirs nombreux

A ses esprits mus alors se présentérent ;

Et, vers les temps enfuis, ses pensers remonteront !

* N | Lu vierge vint baiser ses nobles cheveux blancs. 1 0 5 b

IU la prit dans ses bras, duns sos vieux bras tromblanta, 1

* „t mouilla son front pur de ses lwülantes larmes,

La pauvre Evangéline, elle avait hien des charmes

Quand il la fit danser, pour ln dernicre fois,

Avec son Gabriel et les guis villageois, Au son du violon, ous le ciel d'Acadie !

I la trouvait peut-étre, à présent enlaidie,

Car elle avait perdu les roses de son teint,

sn cire nid t fs daitmaniainentiene de cl bé rues née

Et su joue etait creuse et son regard cteint :

Mais plus beau que janrais était son noble cœur,

Eprouvé longuement au creuset du malheur !

Ÿ * Les proserits Acadiens que le hasard rasserible,

Assis dans lo jardin, s'entretiennent ensemble Du bonheur qu'ils goûtuient au rivage natal, Des maux qu'ils ont soufferts depuis l'arret fatal. Ils admiront pourtant l'existence tranquille / Que passe à l'etranger leur-Vieil ami Basile ; Ils écoutent longtemps, avec avidite, Le récit qu'il leur fait de la fecondite

De ces pres sans contins dont la grasse verdure

Nourrit mille troupeaux errant à l'aventure.

Et quand l'ombre du soir obscureit l'horizon \

Ils revinrent gaiment çâuser dans la maison Où fut servi, sans pompe, un souper confortable.

Le bon père Félix, debout près de la table,

Récit

Et ch:

Mais | Etend Tout 1 Donna La lun Et mo Sous le Dont !

Les vi:

Sembl:

Que le

g Le put

Dans l

Aux si

pur,

ure

table.

Récite à haute voix le Benedicite.

Et chacun dit: Amen,“ avee humilité.

Mais la nuit, cependant, sur cette fête heureuse

Etendit, tout à coup, son aile ténébreuse.

Tout était, au dehors, calme et tranquilité.

Donnañt au paysage un éclat argenté

La lune se leva souriante et sans while,

Et monta dans l'azur où vo béreait l'étoile.

Sous le toit de Basile, aux vifs scintillements, 1 ; 1:

Dont la lampe irisait les grands appartements, 4 6 4 il Les visages joyeux des honnétes convives | a | | Semblaient willuminer ge lumières plus vives | L fi Que les astres perdus dans l'or du tirmament. 14 Le pütre réjoui versait- abondamment, 9 1 4 Dans les vases protofflu, le doux jus de. lu vigne. 14 Aux siècle de la fable il aurait été digne | 4 4 *

140 ftvaxndatlixn

De verser le nectar à la tabté des dieux.

Après qu'il eut fini son souper copieux è

II alluma sa pipe et parla, de la sorte :

\ ra . :

—“ Oui, vous tous, mes amis, qui frappez à ma porte

“ Après avoir erré sous des cieux inconnus. *

Jo vous le disencor : Soyez les bienvenus !

‘ L'âme du forgeron ne s'est pas refroidie !

* . | . LU Il se souvient toujours de n belle Acadie Qua

* 2 +. + 8 „ A . LL Et de l'humble maison qu'il avait à Grand Pré! Que

À 4 4 ! * Pour lui le malheureux est un étre sacre ! Acc

< À * 8 . UD, Demeurez près de moi dans cex-tertiles plainnes : Que

; N 15 0 Le sang ne gèle point dans nos bouillante. veines Que, 8 7 CRT és n°:

„Comme gèle, en hiver, les rivières chez nous! Pain

% Nul cailloux dans le sol n'excite le courroux Nul

„Du laboureur actif qui tous les jours promène Sann

1 + 5 „Loe soc dur et tranchant à travers son domaine,

Le vie

„Comme un marin conduit son esquif sur les eaux. Jaillir

Et fra]

„On ne voit pas tarir nos limpides ruisseaux :

Ses cot

ma porte

Pre !

ainnes : fre

s veines :

un !

ux

one

naine,

es Caux.

“ Dans toutes les saisons les orangers fleurissènt,

Et les fruits les plus doux dans nos vergers mürissent ;

“ Des flots de blonds épis roulent sur les guérets

Et les bois précieux remplissent les forêts.

An milieu de nos prés on voit sans cesse itro

“ De sauvages troupeaux dont chacun est le aître. unnd nos toits sont debout au milieu des moissons; “ Que nos grasses brebis, aux épineux buissons,

Acerochent, en passant, leurs blancs flocond de laine ;

“ Que d'un foin parfumé chaque grange est bidn pleine”

“Que, dans les prés-en fleurs, les taureaux lourds ot gras

LS

“ Paissent tranquillement ou prennent leurs ébats,

“ Nal roi Georges ne vient, par d'infâmes apôtres,

"4 Jans honte nous ravir et les uns et les autres ! ”

Le vieux Pâtre à ces mots fit, dans sa noble ardeur |

Jaillir de sa narine un souffle de fureur. | |

Et frappa, de son poing, la table de mélèze. |

Ses compagnons surpris bondirent sur leur chaise,

b 2 N rs AE At —

* LH 5 ÿ — pe mn in A [PO 1 r

Et le père Félix oublia, cette fois,

La prise de tabac qu'il tenait dans sès doigts.

Mais il reprit bientôt, le souris sur les lèvres :

“ Défiez-vous, pourtant, défiez-vous des fièvres :

„Elles sont bien à craindrè en ces britlants climats. : „Comme dans l'Acadie on ne les guérit pas

“ En mettant à son cou, pendant une journée,

Une éeale de noix avec une araignée.”

Pendant que les amis causaient tranquilleméhnt, bel | cha

Des pas sur l'escalier montèrent lentement : Part Parte

Et l'on ouit aussi d'indistinctes paroles.

C'étaient des invités : quelques pales créoles Et quelques Acadiens devenus des planteurs, Un 8

Loin du joug odieux de leurs persécuteurs, Siuspe

Sur le sol fortuné qui leur offrit asile. Mich.

Ils venaient visiter leur bon ami Basile. Et les

elimats.

ont,

it ÉVANGÉLINE 9 143

Plusieurs avaieit connu, dans le bougie Grand Pré, 5

La jeune Evangéide et le pieux curé.

Quelles ne furent pas, sous le toit du vieux pa tre,

De tous ces . au même tro HET

La joie et la sürprise, en serrant sur leur cœur,

Ces amis d'autrefois que le même malheur 9 Avuit disséminés sur de lointaines plages N 1 si U n reflet de bonheur durs len. re j

. j | Et le ciel fut témoin d'un spectacle 8 g 0 |

Ceux qui ne's'étaient pas connus auparavant,

Echangèrent entre eux des vœux doux et sincères :

. Partout, il est bien vrai, les malheureux sont frères

Un son mélodieux, une vibration 14 ‘qi

Suspendit, tout à coup, la conversation. | Michel, le troubadour, aux longs cheveux de neige jf

Et les gais jeunes gens qui lui faisaient cortège, | j

Venaient de s’assembler duns un autre salon,

Et le barde accordait son vibrant violon.

Bientôt les pieds brülants frémissent.en cadence : Les

Sous los lambris de cèdre une légère danse La r Fait gaimefffonduler ses orbes gracieux. Elle Un éclair de plaisir aires les yeux ; | De l Un sourire charmant sur les lèvres se joue; Elle Un brillant incarnat colore chaque joue ; | 1 On chuchotte, en riant, des mots Dleine de douceur ; Semi La main Presse la main et le cœur parle au cœur ! Etre

A tr:

Toml

La danse, sans repos, faisait vibrer la dalle.

Com

Assis à l'un des bouts de la bruyante salle D

Basile et le pasteur parlaient, les yeux bainsés, 8 ç Chaq

De leur ami Benoit qui les avait laissés ; Sa 8 * co

Tundis qu'Evangéline, en proie aux rèveries, B

Promenait ses regards sur le sein des prairies. | Une

nee:

JuCeur ;

ur

en,

g N (| Tombait, de place on place, un réseau de Mimière, | 1

8 1 Comme tombe un penser d'espérance et d'amour 74 il

QG: l'esprit qui se trouble et qui.se forme nu jour. “ti „

N : 4 Chaque fleur autour d'elle, ouvrant son brillant vase, [il

kvandtlixn 145

Bien de tristes pensers et de chastes désirs:

S'éveillaient dans son âme au Bruit de ces plaisirs !

Les propos éveillés, la danse et la musique 1

La rendaiént plus pensive et plus mélancolique. „

Elle croyait alors ouir les grandes voix 4

De l'océan plaintif ou des immenses bois.

Elle sortit sans bruit. La nuit était charmante, i fl

Le vent ne souffiait point, et la lune dormante {

: 1 Semblait s'être arrètée au bord de la forêt. 3 | Et recouvrir les troncs d'un lumineux duvet.

8 \ 1 il

A travers les rameaux, sur la calme rivière,

Sa corolle d'argent, sa coupe de topaze,

Exhalait, vers le ciel, humblement et sans bruit,

dd Un sunvo parfum sur l'aile de ln nuit:

err

t c'était sa prière au puissant et bon Maitre Sein

Qui veillait sur sex jours après l'avoir fait naître. Pen

Mais l'âme de la vierge élevait vers les cieux ” 79 Un arôme plus pur et plus delicieux CPU Que celui qu'épanchait la fleur de la prairie ; De Et moins qu'elle pourtant la fleur était flétrie ! Pass

Com

5 L'an

—— Elle se dirigea vers le fond du jardin :

b Dan:

Combien d'emotions troublaient son chaste sein! Com

La lune qui noyait les bois, l'onde et le sable,

Semblait, d'une langueur morne, indétinissable,

Noyer auski son âme. Alors tout se taisait Et dans l'immense plaine, au loin, tout reposait,

Hors les mouches-à-feu, vivantes étincellos,

LS

. 5 225 + À l Qui tournoyaient dans l'air sur leurs rapides ailes,

Et trahissaient leur vol par un sillon de feu. | : à Au-dessus de son front, dans le fond du ciel bleu,

Scintillaient vivement les étoiles paisibles, Pensers du Tout-Puissant à tous rendus visibles. L'homme n'admire plus ce mékveilles de I Dion; Sonlement, il a peur quand il voit au milieu

De ce temple étonnant qui s'appelle le Monde, Passer une comète étrange et vagabonde.

Conme une main de flamme écrivant un arret.

1 d'Evangeline, humble et souffrante, errait Dans les champs infinis où ravonne l'étoile, | Comme au milieu des mers une barque sans voile.

Lu vierge Serin: * Gabriel! Gabriel {7

Pr 1

Ou ménes-tu tes pas ? Où mduit le ciel ? .

N'entends-tu pas, umi, pu x qui se lamente ?

Ne devines-tu point que tu fuis ton amante ?

Jo te cherche partout, nulle part ne te vois !

edge ma un

* J'écoute tous les sons et n'entends point ta voix!

Oh! que de fois ton pied, solitaire et morose, . ** *

ö RS 2 A foulé ce chemi que de mes pleurs j'arrose !

rt dla aies pisarsntterinnnin eng mmitressnn ri monsmera mate ut se

ÉVANGÉËLINE 4 l'ombre de ce chène, oh ! que de fois, le soir, „ Fatigué uu trav ail, es-tu venu tl'asseoir, „ Pendant que loin de toi, sur lu mousse endormie, “ En rève te voyait ta malheureuse amie !

#Que de fois sur ces prés ton anxienx regard

„% Erra comme le mien, vers le soir, au hasard !

“ Gabriel ! Gabriel ! oh! quand te reverrai-je ? D ui donc, mon dien. aime, quand te rotrouvorui jo? Alors, elle opt e tout auprés,

Un jeune . ont juché «ur un Fpren.

Son chant mélodieux comme bir de flûte,

Ondula, sous les bois, wog; bene qui lutte *

Contre les chauds baindfé des Brises du matin, g 5

Et, d'échos en échox/ mourut dans le lointain.

L'aube du jour suivant fut sereine et riante ;

Les plantes se berçaient sur leur tige pliante,

Ra * Rar ui — Adi Au be Puis « Au be Les at [x pa Le mi: Docile

8˙ (loi;

»rimie,

orni- jo?

ÉVANGÉLINE La rosée émaillait le gazon de ses pleurs,

Et dans l'air attiédi les orgucilleuses pleurs,

Répandaient les parfums de leur coupe d'albâtre.

Le prètre sur le seuil do la maison du pâtre

Dit à ceux qui partaient : “ Mes bons amis, adieu! Je vais, priant pour vous, vous attendre en ce lieu. “ Ramenez-nous bientôt le prodigue frivole , # Ramonez-nous huxsi la jeune vierge folle Lui dormait sous les bois quand l'époux est venu." — Adieu ! moi-père, adieu ! dit d'un air ingénu, Au bon père Félix, la vierge humble et débile ; Puis olle descendit, avec le vieux Basile, *

Au bord de lu rivière où plusieurs eanotiorx Les attendaient assis sous d'épaix noisetiers,

‘ * Ils partirent. L'espoir encouragoait leur Amo. Le matin rayonnait au fond de chaque lame,

Docile aux avirons, le rapide canot

S'éloigna du rivage et disparut bientot.

“ur

‘Is poursuivaient en vain, dans lour course obstinée,

Ciolui que devant eux chassait la destinée Un je

Comme une feuille morte nu milieu des déserts, Front

Comme un duvet d'oiseau dans le vague des airs ! Un je

Cependant le jour fuit ; un autre, un autre encore ! Etait Pour (

Au coucher du dernier pas plus qu'à son aurore

Ils n'ont pu découvrir la trace du fuyard.

Ils ont en vain couru, longtemps, de toute part,

Les fleuves, les forèts, les lues ot leurs riv nge“:

\ 2 7 7 8 , Et, pour franchir ainsi ces regions sauvages,

Bien l.

La vierge défaillante et les vaillants rameurs

l 5 Désort N'ont eu pour e guider que. de vagues rumeurs. | , Eleven Mais toujours sur les flots lo léger canot vole. g l : Sous le Ile arrivent enfin dans la ville espagnole . f i D'une Où Gabriel devait acheter des mulets.

4 ; 2 55 De pla Le jour dorait le ciel de ses derniers reflets. 75 Pour « Ds descendent, lassés, dans la première auberge. Où pas

Loquace et babiflard l'hôte qui les héberge

ÉVANGÉLINR

obstinée, ur dune aussitôt que, ln voille au matin, * 85 Un jeune homme du sud : œil noir, cheveux châtain, orta, Front noble et soucieux, rogard plein de finesse, a airs ! Un jeune homme appelé Gabriel Lajeunesse,

encore ! Kinit parti du bourg avec nes Com paygnons

Pour courir la prairie et chasser les bison.

iroro part, ge :

Bien loin à l'occident sont d'immenses campagnes, * a ̃ . Désortes regions où de hautes montagne urn. À f Élévent vers le ciel leurs sommets recouverts, 11 5 Sous le souffle glace des éternels hivers, D'une neige éclatante et d'une glace „puis.

De place en place, un roc se déchire-ct s'aflainse . f Pour ouvrir une gorge, un ruvin périlleux .

ergo. ö

Où passent, en criant sur leurs pro essieux,

152 7! ÉVANGÉLINS

Les possnts chariots de quelque caravane.

An couchant r Orégon roule une eau diaphane ; : De 3 en cascade, au loin vers le bent * joli Nebraska verse son flot mouvant :

Vers le ciel du midi maintes larges rivières, Charriant, ons repos, les sables et les pierres, Dans leurs lits balayés par le vent des déserts,

Coulent vers l'océan avec des bruits divers

Comme les sons d'un orgue ou d'une étrange lyre

Qu'une main fait vibrer dans un pieux délire. Entre les flotsgl'azur de ces n6mbreux torrenits Qui dirigent leurs cours vers des cieux différents, 80 déroelent'sine fin les supérbes prairies, Océan de gazon, mers ou plaines fleuries

Qui roulent sous le vent, et bercent au soloil,

La rose, le foin vert et l'emorphas vermoil.

Là, fiers ou courroucés, sur les flots de verdure,

Des troupeaux de bisons errent à l'aventure 7

Comn Qui g De pl Au-de Fait i Dans |

Là ocurent les hevreullgęt les souples élans, NUE

no; Les sauvages chevaux avec les loups hurlants ; : t, Là s'allument des feux qui debut la terre ; Pre | Là.des vents fatigués soufllent avec mystère ; | Les sauvages tribus des enfants d’Ismaël pe, Arrosont ces déserts d'un sang chaud et eruol, ts, | it l'avide vautour, hâtant ses ailes lentes, En tourner ant dans l'air, suit leurs pistes sanglantes, 9 125 Comme l'esprit vengeur des vieux chefs maésacrés e. Qui gravit le ciel par d'invisibles degrés. ER De place en place on voit s'élever la 3 rents, Au-dessus de la tente 5 la horde affamée Fait bouillir, en dansant autour du grand brasier, | Dans un vasé de pierre, un chevreuil tout entier. | a 1 1 . Et d'espace en espace, au bord des fraiches. ondes * 1 Qui sillonnent au loin ces retraites Moouides, | ure. S'élève un vert bosquet où l'oiseau va chanter.

Et l'ours sombre et morose, eh grognant, vient hanter

164 ' > RVANGËLINR

==. Le flame d'un rocher noir, le fond d'une ravine | De «0

Où sa griffe déterre une amère raeine. | I. #0

Puis au-dessus de tout, limpide, radieux, | Que «

Comme un toit protecteur se déroulent les cieux. Quoi

5 ; * g A “ | ‘Ils ne

Ils po

Et PT ANT UE Mais dan Gabriel le chasseur intrépide

Le mn

Avait franchi ces lieux dans vn course rapide, Lvait

Et près des monts Ozarks au flne aride ot nu : 0 Ces m

Avec ses compagnons il était parvenu. ; pan 8 Ù Qu'on

Et depuis bien des jours le vieux patre et la vierge Avaient quitte lu ville et lu petite auberge g Ne

Où l'hôtelier leur dit le départ du trappeur. . Comn Toujours encouragés par un expoir 8 5 bes, Avec des Indiens au visage de cuivre, u. vit lis s'étaient mis en route empressés à le suivre. 5 Le chi

Parfois ils croyaient voir, à l'horizon lointain, Mais (

5 t * | D | 1 2 7 1 S'élever vers le ciel, dans l'air pur du matin, ; Une f

et ©

vierge

ÉVANGÉLINR

De on camp éloigné ln fumée ondulante |:

Le soir, ils no trouvaient, sous ln céndre brûlante,

Que des brasiers etoints et des charbons doircis.

Quoique bien fatigués et rongés de souci

Ile no s'arrétaient pas, et, sans perdre cohrage,

Ile poursuivaiont plus loin leur pénible voyage.

Comme vi quelque fée u pouvoir merveilleux

Avait cruellement étale sous leurs yeux

Ces mirages menteurs, cotte ombre enchanteresse,

Qu'on crôit toujours saisir, qui s'éloignènt sans cesse. |

Comme ils étaient un soir tous dans lour:campement,

Assis autour du fou, parlant tranquillement ; Le

lla virent arriver une femme sauvage :

Le châgrin se peignait sur son pâle visage ;

Mais on voyait briller, dans son œil abattu,

Une force étonnante, une grande vertu.

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