‹ Évangéline [microforme]Chapitre 29 sur 30 · L LA · texte numérisé non relu

L LA

Sur la ville vint fondre uno peste maligne.

Plus d'un présage affroux, plus d'un fanoste signe

En avait averti l'orgueilleux citadin,

* De sauvages pigeons avaient paru soudain :

ÉVANGÉLINR

AS

Ha sortaiont des forèts où pour toute pture Ila n'avaient pu trouver qu'une noix sôche et dure

Lour vol rapide ot sombre avait terni le jour,

L'insecte sans murmure avait fui son séjour.

ere 2 , pic Ainsi que dans los mois d avril ot de soptombre.

1 ! N „ Tea Sur los champ émaillés et tout parfimes d'ambre,

L'ocenn pores un flot qui monte, monte encor, uu c que le prè-moit lui méme un Ine d'or ; De même, franchise sa borne necontumes, L'océan de la mort sur ln plaine embaumee

Où flourissnient In vie, et l'amour, ot l'espoir,

Pousan soudainement son flot impur et noir

Le rieche, par sex bionx, ln beauté, par nes charmes,

L'enfant, par ses soupirs, In mere, pur ses larmes Ne purent désarmer Je terrible oppremour ;

Bt le trére mourait dans les bens de un nœur ; L'enfant pale et maigri, sur lo soin de an mère ;

L'époux en embrasant ung pote bien chère !

Le pau:

Suns un Lu dem

Cost là

Eu ve te En der

Anjou

Ft son mn

Sembler Ces mot

D LUE Nuit et.

LAIT voyu

EC quan

Que ue.

J. ant ter

et dure LA

uU.

‘ambre, cor,

* 0 d'or,

hurimen,

lurmon

ro,

dre !

ÉVANGÉËLINR :

Le pauvre, délaisse dans vo moment tal; Sans anis, aan, parents, Trupp it à l'hopital; La demeure de ceux qui n'ont point de demeure ;

Cost la qu'il attendait, an paix, n demiicre houre:

* g „ f * 72 * f En de temps! hopitul n'elevait rative:

En dehors de bn ville, au un d'un lunge pire : ’ 7 ‘

Aujourd'hui, cependant, ln cite l'environne,

„ Fit non mur loznindon, le ton qui 10 een

PE

Semblent ctreun ee qui repete aux heureux

Ces mots que Jesus dit chez Simon Le leerer

Ie pauvres sont toujours su milice vhs autres.”

. 1 , Nuit et.jour, à lhospice, avoc-de saints apotron,

À Où voyait necourir ln bunt de churite,

EC quand elle parlait de lu tinte

Que Diou roserve, uu ciel, à veux qui sur ln terre,

J. ont tendroment nim comme cn aime un bon pere,

182 | ÉVANGÉLINK

Le mourant soûriait et retrouvait l'espoir.

Sur lo front de la vierge il croyait entrevoir Une vive auréole, une lueur divine,

Comme un front de cn dieux un artiste on dessine, 7 * 5 * NAT Ou comme de bien loin, pendant l'obseurité, 4 1 1 à té 75 On en voit resplondir au front d'une cité, *

Son regard bai semblaitun rayon, une flsumme

De ce eie an bientot allait monter son pe

Un dimanche matin, le temps était bien bonn, Ponsive et recueillie, elle vint de nouvenn, . Visitor l'hôpital encombre de rinindes, Dans l'air chaud de l'été, 3 vertes arendes,

Le jardin balmenit mille todorantes fleurs.

La vierge roeneillit celle dont lex couleurs Pouvaient charmer los eux, n nourrir l'espérnnes

Dex patients clonés sur leurs Hits de souffinnce à

Elle ft Lu bri

Les LE

e Dos ne

10 pur C'était Aussi Le cal:

Elle ne Elle on te lu No ton Ibn Mottnit Ft port erm lu 'ett

Lui en

pérnnes

ÉVANGÉLINK

Elle Mt un bonquet, ensuite elle montu.

La brise, au méme input, sur son aile apporta Les sons melodieux d'hune cloche lointaine,

© Des negonts cadences Nottérent dans la plaine

11 paruront no perdre au fond des vastes bois : C'etait le chan pivux dos graves au. alain.

Aux doux que le bruit d'une aile qui se forme Le calme . sut 9 ame plus forme :

Elle sentit alors que sa peine achevait.

Elle untern tout come, A chaque humble chovot De Lunge le la mort rocouvrnit id non ile, Ne tenait en xilonce, un serviteur tidole,

1 prodiguait des noix au pile moribond ; Mottait un inge froid sur cn tete ot son front, ht pordnit de Len froide à ses levres Niels. “ I rmait doncoment los paupicres i dos

De l'étro infortune qui venait de mourir ;

Lui croinnit les deux Mains, et pour lo recouvrir

Page 1