L. Paupuiie Lxuar
Québec, ler Juillet 1870,
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L'on me saura gré peut-être de bo quo je reproduits ici la lottro vraiment flattouso que le grand poète Américain m'a fait l'honneur de m'adresser, lorsque
parut ma première traduction d'Evaugétine.
Cambridge, près Boston, 27 Octobre 1805,
Cher Monsieur,
Permettez-moi de vous féliciter de la. publication de | votre ouvrage et des heureuses pensées qui s'y trouvent vi élégamment exprimées, ainsi que du talent poétique et du vif sentiment de la nature qu'il révèle.
. Mais laissez-moi surtout vous remercier de cette partie de votre livre que vous avez bien voulu consacrer à la traduction d'Evangéline. Je vous dois la plus grande reconnissance pour 8 marque de vôtre bienveillance, non-soulement parce que vous
avez bien voulu faire choix de cette œuvre pour sujet
de traduction, mais encore parce quo vous avez rempli
cette tâche toujours difficile, avec tant d'habileté et de
aucebs. — =
Je n'ai qu'une seule réserve a faire: vous faites mourir Evangéline :
„Elle avait terminé sa douloureuse vie. ” Cependant, je ne vous querellerai pas pour cela. Mon but n'est pas de critiquer, mais de vous remer-
cier et de vous dire combien je suis heureux de
l'honneur que vous m'avez fait.
Ë a : N Salut, Espérant que le succès de votre livre surpassera . i Et dr mème vos plus grandes espérances.
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Je demoure, cher monsieur, Qui »
votre obéissant serviteur, Jetun
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GFELLOW,
Salut, vieille foret ! Noyés dans la pénombre
Et drapés fièrement dans leur feuillage sombre,-
Tes snpins résineux et tes cèdres Aller
Qui se bercerit un vent sur le bord des sentiers, Jetunt, à chaque brise, une plainte sauvage, Ressemblent aux chanteurs qu'entendit un witre âge, Aux Druides anciens dont lu lugubre voix
S'élevait prophétique au fond d'immenses bois !
Et l'océan plaintif vers ses rives brumeuses „ ° 2
W'avance on agifant ses vagues écumousos,
Et de profonds soupirs s'élèvent de ses flots
Pour répondre, 6 forèt, à tes tristes sanglots!
Vieille foret. . Mais tous ces cœurs candidos Qu'on voyait tressaillir comme les daims timides Que le cor du chasseur a revoillés soudain,
Que sont-ils devenus? Je les appelle en vu!
Et lo joli village avec ses toits de chaume ?
It ln petite eglise avec son leger dome?
Et l'heureux Acadien qui voyait ses beaux jours Couler comme un ruisseau dont lo paisible cours Traverse des foréts qui le voilent d'ombrage,
Mais réfléchit aussi du ciel la puto image ?
Partout lu solitude, nux foyers comme aux champs!
Plus de gais laboureurs! lu haine des méchante,
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Un jour, los à chassés comme au bord d'une grèvo
Le sable frémissant que la brise soulève
Roule en noirs tourbillons jusqu'au plus haut do l'air
— — 6 Et sème sur los flots de la bruyante mor! : Le hamenu de Grand Pré n'est qu'une souvenance ; Le saule y croit, le merle y siffle n romance. 1didos nides U 0 vous tous qui croyez à cette affection HT 1 Te . 1 Qui s'enflamme et grandit avec l':fMiction :
O vous tous qui croyez au bon cœur de lu femme, k À In force, uu courage, à In foi de son âme. jours | ä .
à Ecoutez un récit que les bois d'alentour .
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Et l'océan plaintif redisent touy à tour :
Ecoutez une histoire aussi belle qu'ancienne,
Uno histoire d'amour de la terre Acwtionne!
champs!
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