‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 118 sur 326 · PAST · texte numérisé non relu

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5et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.

« comprendre », la métaphore étant résolue dans l’ordre intellectuel : cf. PaLow, de mut. nom, 4; 1, p. 519; Pocvee, Hist. VIII, 2(4), 6; Denys D'HaL. Ant. V, 46, 3; Épict. I, 5, 6, mais non Pap. Tebt. 15, 5; 88, 18, cités par Bauer).

L’an de ces deux sens suffit, et il est inutile de supposer (Ball, cité par Burney) que xatélaéev était en araméen 9Y2p9 au séns d’obseurcir (Am. v, 8), que le traducteur grec aurait mal compris et traduit par recevoir. Conjecture inutile, car le sens propre de xatalau6évw équivaudrait presque à l'idée d’obseurcir, mais avec plus de vraisemblance, car les hommes ne peuvent avoir la prétention extravagante d’obscurcir positivement la lumière divine, à la facon dont la nuit succède au jour dans Amos.

B) A quel moment sommes-nous : avant l’incarnation ou quand elle se produit? L’indication donnée par les deux verbes paraît contradictoire : 4° qaiver au présent plane au-dessus des temps, comme une action divine. Mais Bauer a noté le mélange de l'imparfait et du présent pour marquer l’action de Dieu : uévwv dyabüv éariv 6 eds aËrios.… Eneidn na To npcoGéraroy Tüv Üvrwy za teketÜTaTov &ya0ds adros %v (Pæizon, de conf. ling. 180; I, P. 432). Par là même il semble que le Verbe a brillé sur les hommes dès leur création. 2° Mais l’aoriste xatéhabev semble plutôt indiquer une occasion déterminée, comme l’Incarnation. Dans ce cas le v. 5 serait comme une première esquisse, Sous une forme métaphorique, de ce qui sera dit plus loin (10.14) oùx Éyvw, où rapékaboy.

On peut déjà conclure que À 1° comme sens littéral, indiquerait B 1° comme époque, tandis que À 2° conduirait à B 2°. Dans le premier sens c’est la lutte des ténèbres contre la lumière avant l’Incarnation, sans que leur situation réciproque soit changée, l'ambiance générale luttant en vain contre la lumière

qui d’ailleurs ne déploie pas tout son éclat. Dans le second sens les ténèpres

s'entendent plus nettement des hommes qui se comportent comme ils l'ont fait au moment de l’Incarnation.

Il est difficile de se prononcer. On peut objecter contre le second sens, soutenu par Calmes, Loisy, Schanz, Holtz., etc., une sorte de va-et-vient, puisque Jean va nous être présenté comme le précurseur de la lumière. Mais cela même est bien dans la manière de Jo., habitué à proposer ses idées sous une forme de plus en plus claire (voir Introduction, p. XCVI). On entendra donc galve du moment où la lumière, qui est par nature une lumière pour les hommes, brille pour un dessein particulier et dans une circonstance donnée et n’est pas comprise.

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