‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 121 sur 326 · RE RE · texte numérisé non relu

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bien ce serait dans un sens précis : « Tout homme au moment où il vient au monde », ce qui serait faux. :

Jean doit donc être entendu d’après son texte, sans recourir à une alliance: de mots étrangère au N.T. et même au rabbinisme qui n’a pas « tout homme ». b) Les modernes après Théodore de Mopsueste, Loïisy, Holtz., Bauer, Calmes,

Vogels, etc. mettent une virgule après &"pwrov, de sorte que Zpyéuevov se

rattache à %v, imparfait dont ro g&s est Le sujet. La séparation des deux parties. du verbe étonne un peu; mais elle est dans le style de Jo. cf. x, 6; x, 40; xvIIT, 30. L

Ces cas ne sont pas précisément des imparfaits périphrastiques à la manière de l’araméen, car le verbe substantif garde une valeur propre et un certain accent sur l’idée d’être (cf. Introd., p. cv). Gette coupure n'étant pas contraire à l'usage de la langue, elle est certainement préférable pour le sens, car l’autre n’aboutit qu'à une expression explétive, tandis que celle-ci amène précisément l’idée qui est en situation après que le v. 6 s’est placé sur le terrain de lhistoire évangélique, la venue de la lumière; épyéuevoy la montre s'avançant, comme Jésus vint au baptême de Jean. Après la mention du Baptiste, c’est bien ce que semble indiquer l'image, mais le contexte n’y conduit pas, et s’en tient à la venue du Verbe.

— vo aAnbiwdv, non pas la lumière sensible, mais la lumière spirituelle, véritable parce que divine; cf. vr, 32; xv, 1. — La parenthèse d owrlet rappelle le guivet du v. 5, au présent aussi, parce que c'est l'office de cette lumière: d'éclairer tous les hommes. Cette lumière, qui éclaire d’en haut, venait alors, quand Jean était là pour lui rendre témoignage. — Sur le xdouos, un des concepts favoris de Jo., avec des nuances variées, cf. xvir, 9.

10) Il semble bien que Jo. a délibérément évité éyévero pour le Verbe jusqu’au

v. 14, de sorte que va pu paraître aux Anciens se rapporter comme au début à l'existence éternelle du Verbe. Cependant il n'y a aucune difficulté d'entendre: cet imparfait comme une conséquence de celui du v. 9. S'étant dirigé vers le monde, le Verbe était dans le monde. La philosophie ne serait pas embarrassée de montrer comment Dieu peut être dit dans le monde, sicut causa eficiens et conservans… ut dans esse mundo (Thom.), ou comme dit Augustin : Deus autem mundo infusus fabricat, ubique positus fabricat mais précisément cette action créatrice va être mentionnée. Le plus naturel est donc de penser que le Verbe: était dans le monde sicut locatum in loco, comme le fut Jésus. Le sujet de ñvest toujours la lumière, mais la lumière était le Logos, et nous revenons insensiblement à la notion du Logos. De toute éternité auprès de Dieu, le Logos est maintenant dans le monde, et c’est bien de lui qu’il s’agit, puisque Jo. rappelle, comme au v. 3 que le monde a été créé par lui. Saint Thomas a très bien vu la - correspondance du début et du v. 9 ets. Æt ideo totum hoc quod sequitur ab illoloco, Erat lux vera, videtur quaedam explicatio superiorum. Seulement cette: explication, au lieu d'être une répétition assez oiseuse, est du plus grand

effet entendue comme une application au Verbe incarné de ce qui avait été dit.

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qui éclaire tout homme, — venant dans le monde. {Il était dansle monde, et le monde avait été fait par lui, et le monde ne le connut pas. #11 vint chez lui, et les siens ne l’accueillirent pas. 12 Mais tous

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