avrov p. adelçot (T) plutôt que om. (HSV
Bauer est mieux inspiré en citant Philon (Leg. alleg. III, 82; 1, p. 103) où l'on voit Melchisédec, représentant le Verbe divin, offrant du vin au lieu d'eau, afin que ceux qui y goûtent soient pris d'une ivresse divine, plus sobre que la sobriété même. — En effet ce texte nous montre un symbolisme du vin propre à élever les pensers des disciples au-dessus d'un incident de noce. Dans Philon, le Logos est l'échanson de Dieu, son maître d'hôtel, suurociapyos (de Somnüs IL, 249; I, p. 691); il se donne même en breuvage, mais purement spirituel. C’est à quoi les disciples ne pouvaient encore songer.
Tout récemment (Biblische Zeitschrift, 1922, p. 93 ss.), M. A. Schulz a proposé une nouvelle interprétation du dialogue entre la Mère et le Fils. Marie, l'esprit rempli des promesses de l'A. T., imaginait une transformation de la nature dans laquelle le Messie ferait couler le vin à flots. Jésus aurait répondu que le temps de la transformation du monde n'était pas venu, et Marie aurait compris qu'il se contenterait d’un miracle particulier dans le style des prophètes. Cela est appuyé sur les récits de l'enfance (Lc. 11, 48 ss.) pour expliquer comment Marie serait tombée dans ce malentendu. — I nous semble que Jésus luimême sérait censé avoir cru au millénarisme, ce qui serait encore plus fort. Sans parler de la difficulté théologique, rien n’est plus éloigné de l'esprit du quatrième évangile, dont les termes n’offrent aucun appui à cette conjecture fantaisiste.