‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 151 sur 326 · om. autoy p. voy (TH) plutôt que add. (SV · texte numérisé non relu

om. autoy p. voy (TH) plutôt que add. (SV

rà ak, mais le résultat de cette action divine est de féconder l'âme par des vertus qui seront les filles de l'homme, non point d’engendrer un homme nouveau. La renaissance exigeait la conception d'une mort antécédente, réalisée

par l'union du fidèle avec le Christ mort pour lui, la vie nouvelle étant fondée

sur la résurrection du Christ; or cette union au Christ se faisait par le baptême (Rom. vi, 3 ss.). Il fallait le concours de tous ces éléments .pour aboutir à une

= doctrine qui ne possède son sens plein que dans le christianisme, parce qu'elle

ne pouvait naître que là : application de la mort du Fils de Dieu et de sa vie à l'homme pour lequel il est mort et qui désormais croit en lui, et croyance au

pouvoir de Dieu de créer dans le fidèle une seconde nature spifiluelle greffée

sur l’homme naturel. C'était bien confesser le caractère sacramentel du baptême,

mais un caractère qui ne pouvait exister ailleurs dans le monde sémitique

ou gréco-romain. La vraie difficulté relative à Jo. m1, 3.5, c'est que cette doctrine, véritable synthèse de la foi chrétienne, ait été annoncée dès le premier

jour par Jésus. Mais on ne peut cependant pas expliquer le christianisme sans

les révélations faites par son Fondateur. Celui qui était investi du pouvoir de baptiser dans l'Esprit, — formule attribuée à Jean par les synoptiques, — devait savoir ce que cela signifiait.

Page 1