om. o &. Iwayyns (TH) et non add. (SV
réputation de thaumaturge, il leur faisait administrer le baptême pour établir déjà cette habitude parmi les siens. On entrait par là dans sa sphère d'influence; dans le style des synoptiques, on dirait d'un commencement du royaume de Dieu. Mais pourquoi Jean continuait-il à baptiser? Parce que sa mission était de préparer au règne de Dieu (que le Messie devait établir) en prêchant le baptême de la pénitence. Tant que Jésus n'avait pas donné la grande impulsion attendue par Jean, son devoir était de l'aider selon son rôle de précurseur et de disposer les voies. On le comprendrait beaucoup moins bien si dès lors Jésus avait baptisé dans l'Esprit-Saint, car alors Jean, d'après ses propres paroles, aurait dû regarder son rôle comme terminé.
23) Jean baptisait à Ainon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau. Donc nous ne sommes pas sur les bords du Jourdain, mais dans un endroit où les sources sont abondantes; il est même très probable que aiviv n'est que la transcription de l'araméen 13%, « sources » écrit 51y dans le
Targ. de Dt. vur, 7 (‘aendn),quoique les syriens aient décomposé le mot en Ju Ty (sin) ou FN y (Cur et pes), ou omis le noun final (111Y hiér.). Mais absolument rien n'indique la Judée, encore moins la Judée montagneuse du sud, comme le soutient Zahn. Jean eût ainsi complètement changé son champ d'action. Jésus était en Judée, mais à une certaine distance de Jean, puisqu'on a distingué les deux groupes. Or la tradition, depuis Eusèbe, fixe sans hésiter le lieu d’Aenon à huit milles de Scythopolis au midi (Onomast. p. 41). En cet endroit il y a un grand nombre de sources, et le nom de Salim semble s'être conservé au tell Sarem, à environ cinq kilomètres au nord. On sait d’ailleurs que les noms se sont souvent déplacés sans quitter la région, et l'ancienne Sedima d'Éthérie pourrait bien être aux ruines de Oum el-‘Amdan près des sources. Nous avons donc regardé cette localité comme celle du baptème de Jean (RB. 189% p. 506 ss.), et le P. Abel a abouti à la même conclusion (RB. 1913 p. 223).
La localisation générale est confirmée par la persistance du nom de Aïinoun, à environ trois heures au sud-ouest, dans un endroit très aride, qui a dû prendre ce nom d’ailleurs. Gomme la tradition d’Eusèbe s'appuie sur l'existence en son temps d’un lieu nommé Salim, avec la coïncidence de toutes ces eaux, on peut tenir son renseignement comme un des plus certains de la topographie palestinienne. Choisir entre les sources serait plus hasardeux; on peut noter cependant que celle de ed-Deir est la seule qui soit entourée de ruines byzantines assez considérables. De toute facon l'évangéliste nous donne ici une preuve
Judée, et il passait là quelques jours avec eux et baptisait. #0r Jean aussi baptisait à Ainon, près de Salim, car il y avait là beaucoup d'eaux, et les gens venaient et se faisaient baptiser; ?car Jean n'avait pas encore été jeté en prison. *Les disciples de Jean eurent
de sa connaissance précise des lieux. On peut s'étonner qu’il n’ait pas identifié de préférence l’endroit où Jésus baptisait. Mais ayant commencé à situer l’action du Baptiste, et ayant à dire que Jean avait changé de place, il a dû fixer le nouvel endroit. Peut-être Jésus se tenait-il au lieu où il avait été baptisé. — Il n'y a sûrement rien à faire ni de Av de quelques mss. des Septante sur Jos. xv, 61, ni du village actuel de Salim à environ 6 kilomètres de Naplouse (préféré par Albright dans The Harvard theol. Rev. 1924 p. 193 s.).
24) Puisque Jean baptisait, c'est donc qu’il n’était pas en prison. J6. n'aurait pas pris la peine de le dire s'il n'avait voulu rapprocher son récit de celui des synoptiques. Ge n’est ni pour les contredire, ni pour indiquer une coïncidence, mais plutôt pour revendiquer son droit à dire ces choses, puisqu'il parle d’une période sur laquelle les synoptiques avaient gardé le silence. Aussi n'a-t-il pas parlé d’une prédication de Jésus officielle, comme la promulgation du règne de Dieu que les synoptiques placent après l'emprisonnement de Jean (Mc. 1, 14; Mt. 1v, 42, cf. Le. 1v, 44).
23) La leçon ‘Loudaiwv est très bien appuyée (N 6 etc. latt et vg syreur boh Or.) mais ’loudxtov se recommande absolument par Sa rareté. Bauer et Loisy supposent un texte primitif ’Insoë ou Tv ’nsoù qui aurait disparu pour éviter le scandale d’une dispute entre les disciples de Jean et ceux de Jésus. Mais les disciples de Jean ne sont guère ménagés ici, et la correction aurait amené uniquement les Juifs au pluriel. IL faut plutôt reconnaître que cet incident se recommande comme authentique par son aspect peu commun. On ne saurait vraiment pas dire pourquoi Jo. l'aurait imaginé. — La question a élé soulevée par les disciples de Jean (#x), à en juger d'après Denys d'Hal. vur, 89, 4 Cros dn meTà Toûto rod ëx névrwv éyivero (Bauer). Mais c’est sans doute que le Juif avait avancé une proposition qui leur parut contestable. Si c'est vraiment un individu, rien n'indique que la désignation soit doctrinale autant que régionale, comme c’est ordinairement le cas pour les Juifs dans Jo. C’est peut-être simplement un juif de Judée, venant de Judée où Jésus baptisait. La suite indique clairement que Jésus était pour quelque chose dans la discussion. On admet volontiers (Schanz, Calmes, Kn., Tillmann, etc.) qu'elle portait sur les deux baptêmes : le Juif aurait préféré celui de Jésus; l'irritation des disciples de Jean, leur recours à leur Maitre se comprendraient aisément. Encore est-il qu’ils n’allèguent rien de semblable, et si Jo. avait eu en vue le baptème, pourquoi ne pas le dire? Le thème du xafaptou6s est bien connu, c’est celui des ablutions plus ou moins nécessaires, plus ou moins complètes. Nous avons un excellent exemple de ces discussions dans le papyrus d'Oxyrhynque n° 840 (RB. 1908 p. 538 ss.). Le Juif a pu entendre Jésus montrer la vanité d’une purification purement extérieure; il a pu exagérer, d'où le mécontentement des disciples de Jean, très fervents pour les purifications, envers une influence qui n’est pas
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