axn)0ey (THV) plutôt que nl6ev (S
c’est eux qui ne l'ont pas reçu comme il faut (1, 11). Malgré tout, cette explication ne tient pas compte de ce fait que, si insuffisante que soit leur foi, les Galiléens ont reçu Jésus comme ayant opéré des choses merveilleuses à Jérusalem (45).
On ne voit donc aucun moyen d'expliquer tout le passage selon les règles d’une logique stricte, en particulier de rattacher yép à ce qui précède. Loisy a proposé que Jésus, sachant que sa mission n'était pas de recevoir des honneurs, mais d'affronter les mépris, n’a pas voulu rester plus de deux jours à Sychar, et a marché vers la Galilée. Mais il faudrait donner à oùxËyet un sens absolu : «ne doit pas avoir » « n'est pas destiné à recevoir ». Et derechef on se heurterait au bon accueil reçu en Galilée.
Il faut donc reconnaître ici une allusion inintelligible en elle-même, mais suffisamment claire pour qui connaissait les synoptiques, à l’accueil recu par Jésus à Nazareth, et à la parole que « lui-même » a prononcée dans cette circonstance (Mc. vi, 4; Mt. x, 57; Le. iv, 24). Le y£o du v. 44 ne marque pas une causalité logique, mais, si l’on peut dire, une causalité littéraire : Jésus est allé en Galilée, car c'est là (à Nazareth) qu’il a prononcé cette parole... Sur le terrain restreint de sa propre patrie, il a été mal recu et a pu s'appliquer le proverbe. Mais ce point particulier mis à part, et entendu comme on le doit d’après les synoptiques, Jésus a été reçu en général dans la Galilée d’une facon plus favorable. Cette manière d'écrire n'est pas la plus parfaite : on l'entend cependant, à la condition de supposer un renvoi tacite aux synoptiques, ce qui est de la plus haute importance pour déterminer la manière de Jo. et son but,
Naturellement l'hypothèse d'une glose de copiste serait plus simple, mais aussi trop arbitraire.
45) où se rapporte au v. 43, le v. 44 étant comme une parenthèse. On ne peut nier que éyouat (le seul cas de Jo.) signifie donner volontiers l'hospitalité (Le. 1x, 5) et Schanz voit là une opposition avec l'accueil de la Judée. Mais en Judée aussi Jésus avait attiré beaucoup de monde à lui (x, 23; 11, 26), seulement cet empressement était de qualité inférieure, parce qu'il était occasionné uniquement par des miracles et n'était pas solide. Ici Jo. insinue la même chose, puisque les Galiléens sont entrainés par ce qu'ils avaient vu à Jérusalem, et c’est bien la remarque que fera Jésus (48). Il n’y avait donc pas longtemps que les Galiléens avaïent été à cette fête de Pâque, comme Origène
honoré dans son propre pays. # Lors donc qu'il vint en Galilée, les Galiléens l’accueillirent, ayant vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête, car eux aussi étaient venus à la fête.
461] vint de nouveau à Cana, de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Et ily avait là un fonctionnaire de la cour dont le fils était malade à Capharnaüm ; #’ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il se rendit auprès de lui et le pria de descendre et de guérir son fils, car il allait mourir. # Jésus lui dit donc :
l'a noté fortement. Tout au plus pourrait-on répondre que la perspective littéraire rapproche le retour du départ, puisque Jo. a raconté si peu d'événements dans un long intervalle; mais on est dispensé de recourir à cette échappatoire si l'on ne voit pas dans le v. 35 une allusion à l'hiver.