‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 173 sur 326 · ov (TH) plutôt que w (SV · texte numérisé non relu

ov (TH) plutôt que w (SV

+ 51. œutou p. Gouhot (H) ou o% (TSV). — cov (SV) plutôt que œurou (TH).

qu'on voyait, comme faisaient ceux de Jérusalem (n, 18.23) et même Nicodème (tt, 2). — téoara cette seule fois dans Jo. nu onuetæ comme dans M. xxIv, 24; Mc. x, 22, où il s’agit des faux Christs; tépxs beaucoup plus que onusto indique un D die extraordinaire, et pour ainsi dire déconcerlant, mais sans signification pour un enseignement quelconque. La distinction est d'Origène : ‘é se ÔÈ tas pèv rapaddéous xat teoæotious Ouvéuets xat” adTO td rapddobov xat Ex6s6nxdc. TA ouvfberay AR Te xaÙ Ürèo &vOporov yivépevov « Tépara » Ovoudteofar Ta DÈ dmAurixé rwowv Étépov rapè Tà yivOueva « omueta » Xéysoda (Preuschen p. 296). Mais Jésus pouvait-il reprocher personnellement à cet homme d’avoir demandé un prodige éclatant, ou même de n’avoir pas cru sans un prodige, puisqu'il vient à lui avec confiance? Il n’y a pas, semble-t-il, à accumuler les inductions subtiles pour mettre le pauvre père dans son tort. Il faut plutôt constater — ce qu'indique le pluriel — que Jésus, pour l’éprouver, lui parle comme s’il représentait le judaïsme du temps, qui attendait un Messie glorieux et thaumaturge avec 4 éclat, et était peu disposé à se contenter de Jésus dans l’humilité de sa mission rédemptrice. Origène : de même que Jean-Baptiste qui attendait un signe otuc xa oi TPOXEXOLUNUÉVOL &yrot Te0SdoxGVTES xa Th êv SHUATL Toù RLOTOÙ értOnu.tœv 3 and TGV onuelov xat Tüv ro Épaparripttov adroy dx toltuv T7 EX tÉouéve mtotebovtes (p. 290). Si les anciens prophètes avaient attribué au Christ ce caractère, combien plus les contemporains mêlant à cet idéal des revendications nationales qui ne pouvaient être satisfaites que par des mous inouis ! — È Sur où ur cf. Comm. Me. p. xcmr. ” 4 49) Il y a quelque impatience dans la réponse du dentaire Quoi qu'il en ; coit de ces considérations, semble-t-il dire, le temps presse. Sa foi serait assurément plus parfaite s'il demandait seulement à Jésus d'exprimer sa volonté, mais l'idée ne lui est pas venue d’un miracle fait à distance. Il ne se laisse pas décourager, il insiste, il est exaucé. Rien de plus naturel que les paroles de ce. père dans l'angoisse; « descends » est bien le mot qui s’imposait dans cette situation chorographique.

— #0) ropctov, est à l’occasion une formule désobligeante (Le. xnr, 31), mais signifie aussi : « tu peux t’en aller satisfait » (vu, 411; cf. Le. v, 24; x, 30, même sans êv etpfvn. Ici la bienveillance est exprimée Lis ce qui suit. Il n'y a pas promesse, mais affirmation. La formule (IV Regn. 1, 2; vu, 8) indique une guérison, puisqu'il était question de maladie. Désormais le péril est écarté,

(Ne croirez-vous done pas, à moins cu voir des miracles et de prodiges? » Le fonctionnaire de la cour lui dit : « Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et s'en alla. SComme il était déjà en train de descendre, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, disant : « Ton enfant vit ». Il leur demanda donc à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dl ë

la grâce est accordée. C’est bien ainsi qué l'entend l’homme, dont la foi s'élève, puisqu'il croit que le miracle a été opéré sans aucun contact. — éxopebsro, il se retire comme Jésus l’y avait invité.

51) Toujours sous l'impression des lieux, Jo. indique que le dignitaire com- "4, A

mençait à descendre, ce qui est à prendre au sens strict, pour indiquer le,

point de la rencontre. On était donc à l'endroit où la route commence sa descente

rapide au-dessus de Capharnaüm, aux environs de Qorn Hattin. Mais il ya ?

une difficulté soulignée par Loisy. Si le miracle a eu lieu à sept heures (5%, 7 soit à une heure de l'après-midi, comment le père, pressé d’embrasser son fils guéri, n'est-il pas descendu et arrivé le jour même? Cependant Loisy n'avance À pas que Jo. a « augmenté fictivement la distance pour faire valoir le miracle». C'est plutôt qu'il lui fallait un nombre parfait, sept, pour un miracle qui figure 4 l’œuvre salutaire du Christ; « et comme cette œuvre ne s’est accomplie que par la conversion du monde païen, il convient qu'une certaine distance sépare Jésus du malade à guérir, qu’un certain temps s'écoule entre la parole du Fe Christ et la vérification du miracle » (p.197). Ce symbolisme est une invention 7 fort subtile. Sans parler du Cana d’Aser ou du Kh. Qana, il y a environ

. 33 kilomètres de Kefr-Kenna à Capharnaüm (Tell-Hum). Assurément on peut ë

franchir cette distance en six à sept heures. Mais on ne l’entreprend pas l'après» ie po: midi sans une urgente nécessité. Et la foi du père exigeait, peut-on dire, qu’il ne manifestät aucune précipitation. Il s'était précipité pour venir, soit! Et un

dignitaire n'était pas venu à pied. On était donc parti de Capharnaüm de bonne

. heure; il était nécessaire de laisser reposer les bêtes et les gens. Des deux parts

on dut partir le lendemain au petit matin, et se rencontrer environ à moitié chemin. Tout cela est parfaitement plausible. Si l’auteur avait eu la tournure : d’esprit purement livresque, il aurait pensé comme Loisy que « l’économie du # récit ne suppose pas qu'il y ait loin de Capharnaüm à Cana » (1re éd., p. 378);

mais comme il avait vécu sur les lieux, il a mis « une assez grande distance », :

car on peut bien dire que plus de trente kilomètres sont « une assez grande distance ». — ais sov qui se recommande par le discours direct, et non rai «ro, plus élégant; mais zaiç et non viés qui a dù être suggéré par 50 et 53. 32) Il était bien naturel que le père demandât à quel moment son fils s'était dE trouvé mieux; il n'avait pas l'intention de s’assurer que c'était à l’heure où Jésus avait parlé; mais lorsqu'il s’en aperçut, sa foi s’en trouva confirmée. La septième heure est une heure de l'après-midi, selon le comput ordinaire de Jo. ; @f. 1, 39 — éniero est jugé incorrect par Deb. ($ 328), l'usage étant de mettre

e ) \ » e! L14 à EBDbumny pfrey abrèv 8 mupetés. 8 Eyvw oùv à marhp Or EneiVn TH eg

ec) , A € ss Qi y D eîmey adrd à ‘Inooüs ‘O visç oov Ch, nai ëtloreuoav abtos nai à:

! \ = , 2 7 oinéx abroù ban. Toro 8È ré deitepoy omueiov éroénoev à Inocù |

L0dv En rie ‘Joudatas etc rhv l'axthalav.

l'imparfait (cf. Mt. 1, 4; Le. xv, 26; xvin, 36; Act. 1v, 7) parce que la première action semble inachevée tant qu’il n’y est pas répondu. L'heure est à l’accusatif, cf. Gen. xLur, 16, etc. — xoubôrepov Esyev cf. P. Oxy. vi, 935 (m°s. ap. J.-C.) 0eüv auvAauGavévrwv h adekph ërt 70 xoubtepoy ëtpérn (MM.). Dans Épictète robes Eysuwv (ur, 10, 43) où ever (1, 18, 14). — La guérison avait été marquée . par la fin de la fièvre, souvent si facile à constater.

53) L'homme avait ajouté foi à la parole de Jésus; maintenant que le miracle est évident pour lui, sa foi est plus ferme. C'est un effet naturel et voulu de Dieu que le miracle provoque la foi; ce que Jésus condamnait, c'était la demande de signes. La foi peut et ordinairement doit naître sans miracles constatés personnellement. Quand Jésus se manifestait par ses paroles et sa présence, . la raison de croire était suffisante. — ëxlotevssv sans objet est l'adhésion totale à la personne et à la doctrine de Jésus. Il est très probable que si Jo. parle encore de « toute sa maison », c’est qu’elle était connue des premiers chrétiens et avait sans doute eu sa part aux progrès de l’évangile. On ne peut rien dire. de plus. On a pensé à Chouza (Lc. var, 3) ou à Manahem (cf. Act. x11, 4), qui appartenaient à la petite cour d'Hérode Antipas.

54) rdv avec dedtepoy est un pléonasme (contre Schanz, Belser); on ne peut guère en douter quand on lit dans les Inscriptions de Priène (n° 22) : xat xé[huwv td] deürecov, « de nouveau pour la seconde fois ». Néanmoins, le fait même de cette accumulation souligne que ce fut un second miracle (deur. onu. attribut), évidemment par rapport au premier à Cana (ur, 41). Cependant il y en avait eu d’autres à Jérusalem (x, 23). Est-ce donc le second miracle en Galilée? Il eût suffi d'écrire èv + l'akthaie. Très précisément c’est le second miracle que Jésus fit à son entrée en Galilée, venant de Judée, comme pour témoigner de sa bienveillance envers ses compatriotes. En même temps Jo. insinue que Jésus n'avait pas encore commencé en Galilée sa carrière de prédicateur et de thaumaturge. Des guérisons nombreuses seront mentionnées vr, 2, mais alors nous aurons rejoint les synoptiques depuis un temps indéterminé.

On se demande si la guérison du fils du dignitaire est le même miracle que la guérison du serviteur du centurion (Mt. vin, 5-43; Le. vir, 1-10). La principale ressemblance est que le malade est à Capharnaüm, et que la guérison se fait sans contact; dans les deux cas celui qui demande le miracle est un personnage d'une certaine importance. Mais les divergences sont nombreuses. Dans Jo. le malade est un fils, dans Lc. un serviteur, et il n’y a pas de raison de

croire que Mt. ait parlé d'un fils. Dans Jo. le père vient à Cana et insiste pour faire venir Jésus; le centurion a assez de foi pour demander seulement une parole. Aussi le dignitaire est-il le type des Juifs, à Jérusalem ou en Galilée qui demandent des miracles pour croire; le centurion le type des gentils dont la foi surpasse celle des Israélites. Dans ces conditions, il est à tout le moins

> OA de RS

donc : « Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté. » 5Le père

reconnut donc que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit; et il crut, lui et sa maison tout entière. 54Ce fut encore un second miracle que Jésus fit en venant de la Judée en Galilée.

certain que Jo. n’a pas exploité librement la tradition synoptique (Loisy);, car exploiter cette tradition, c'eùt été profiter d'un exemple aussi frappant pour mettre la foi d’un gentil au-dessus de celle des Juifs, dans le sens de la mission de Jésus en Samarie; Jésus se serait vraiment montré le Sauveur du monde aussi en Galilée. Prétendre avec Loisy que l’histoire est une leçon sur « la foi qui doit caractériser l'Église de la gentilité », parce que Jo. « veut opposer à la foi qui demande des miracles celle qui croit à la parole » (p. 198), pourrait avoir un sens si le récit de Jo. avait été transposé en celui des synoptiques, et

non vice versa. (Ce contresens ne figurait pas dans la première édition.} I faudrait donc supposer qu’un fait de guérison à distance a pris dans la tradition . deux formes très différentes, ce qui est possible en général, mais très peu pro-

bable quand la pointe même du récit est tout à fait changée, et surtout dans le cas concret des évangélistes, car Jo., sûr de sa tradition, aurait voulu mettre les choses au point; ce qui ramène la supposition d'un remaniement en sens inverse de tout le mouvement de son évangile.

Nous croyons donc que les deux miracles sont distincts, sans nous appuyer sur la différence du temps, qui ne serait pas un argument suffisant. On a aussi comparé le miracle de Jo. à une histoire du Talmud racontée de Rabbi Hanina ben Dosa, vers 70 ap. J.-C. Le texte est en hébreu, et doit appartenir à une ancienne tradition des Tannaïtes, peut-être écrite dès l’an 200 (Fresic, Rabbinische Wundergeschichten… p. 7, et Jüdische Wundergeschichten.. p. 49 s.) : « Nos maîtres ont transmis par tradition. C’est un fait que le fils de Rabban Gamaliel fut malade. Il envoya deux de ses disciples très sages auprès de Rabbi Hanina ben Dosa afin qu’il implorât pour lui la miséricorde. Quand il Les vit, il monta à la chambre haute et implora pour lui la miséricorde. Quand il fut descendu, il leur dit : « Allez, car la fièvre l’a quitté. » Ils lui dirent : « Es-tu donc un prophète? » Il leur dit : «Je ne suis ni prophète, moi, ni fils de prophète, moi; mais j'ai cette tradition : si ma prière coule dans ma bouche, je sais qu’il (luimême) est agréé; sinon, je sais qu’il est rejeté. » Ils s’assirent, ils écrivirent, ils fixèrent l'heure. Et quand ils vinrent auprès de Rabban Gamaliel, il leur dit « Par le Service! vous n'avez ni retranché ni ajouté. Car il en fut ainsi; c'est à

cette heure que la fièvre l’a quitté et il a demandé à boire » (Berakhot, 34b).

Comme cette histoire fait en somme partie d’un recueil composé au ve ou au vre siècle, il faudrait étre bien naïf pour la faire remonter plus haut que Jo, sous prétexte que R. Hanina vivait avant que Jo. ait écrit. Selon les règles ordinaires, si la coïncidence ne peut s'expliquer sans dépendance, ce sont les Rabbins qui se seront servis de Jo. pour avoir un miracle à distance, car c’est bien un miracle qu’obtient R. Hanina, tandis que Jésus l’opère en maître. L'intention des Rabbins aurait élé de combattre indirectement, selon leur méthode, la conclusion qu’on pouvait tirer d’un pareil miracle en faveur de la foi en Jésus. ÉVANCGILE SELON SAINT JEAN. 9

Un Mi cas ne Ent même pas que le Rabbi eût été DV cor

en convenait modestement. IL est possible cependant qu'il n’y ait pas de dépen-

se dance; l'indication de l'heure est le seul moyen efficace pour s'assurer du fait

miraculeux à distance, et la fièvre est le type le plus ordinaire des maladies en £

Orient.

hante y. L'ACTION DU FILS EST SEMBLABLE A CELLE DU PÈRE, LEQUEL REND. Re

| nvoienace Av ms, Le chapitre v forme un tout complet qui contient la gué- rison du malade à la piscine de Demi -et un discours de Jésus aux Juifs à

__ l'occasion de ee miracle.

H ÿ a donc naturellement deux parties : le miracle (1-18) et le discours (19— 47). ; |

tances qui l'ont suivi.

Nous pensons {cf. Introd. p. cxx) que dans l’ordre primitif le ch. vi précédait

celui-ci.

M. Meinertz veut bien nous faire remarquer qu'il a déjà proposé cette trans

| Las dans fa Biblische Zeïtschrift XIV (1947), p. 239 ss.

La première partie elle-même a deux sections : le rie et les circons—

anéréddtanr ui cils otcpliidibndattiétiné dent dé

TE

Page 1