‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 176 sur 326 · om. Insou p. o de (TH) ou add. (SV · texte numérisé non relu

om. Insou p. o de (TH) ou add. (SV

donc insister sur cette ressemblance. Il n’est pas dit que le malade était alors dans l’état de péché, comme si la guérison équivalait à la rémission des péchés. Mais il pourrait faire de sa santé un mauvais usage, comme autrefois, et encourir la réprobation dans le monde à venir; Jésus ne se préoccupe pas d’une rechute physique, mais du salut de cet homme : il est venu pour sauver (rx, 17; 1v, 42).

43) Si le miraculé avait voulu dénoncer Jésus ou seulement s’excuser, il aurait dit : Voilà celui qui m'a donné l’ordre de porter mon grabat. Il agit donc dans la simplicité de sa reconnaissance, tellement conscient de l'évidence du miracle, qu'il prête aux autres quelque chose de ses sentiments. Jo. a done opposé sa gratitude à l’obstination des Juifs (Aug., Chrys., Schanz, Loisy, etc.). Mais alors comment cet homme pourrait-il représenter le peuple juif? 16) à roëro, suivi de &rt v, 18; vi, 655 vin, 47; x, 17; x, 48. 39; L Jo. a, 1. Dans la plupart des cas, il ne semble pas que àà roëro se rapporte à ce qui précède (Bauer), sauf à être expliqué de nouveau par 8x, mais plutôt que àà roro se rapporte d'avance à ce qui est enfin expliqué par &x, comme le prouve x, 49, qui est dans l’ordre inverse. Dans notre cas on dei que le xat lie nécessairement à ce qui précède, mais alors on ne sait comment expliquer : les imparfaits, tdlwxov, roi... Loisy a dit très bien : « On peut tordre cette phrase dans tous les sens. on n'arrive pas à la faire tenir naturellement dans le cadre de l’incident rapporté, s'il ne s’agit que d’un incident. Tout va bien, si derrière la circonstance présente on voit la carrière du Christ... » (p. 207), c'est-à-dire les premières controverses synoptiques sur le sabbat (Mt. xn, 44), car il est tout à fait superflu d'ajouter — ce qui importe le plus pour Loisy : «et les débuts du christianisme poursuivi par la haine des Juifs ». Donc ici = Jo. résume d'un mot le motif principal de la persécution des Juifs, un certain nombre de faits semblables (+aëra) que Jésus faisait (èrole:) le jour du sabbat. ce qui serait très naturel si le chap. v avait été à l’origine placé après le ch. wi, Dès lors le xaf du début est plutôt explicatif que copulatif, aussi a-t-il été omis par la Vg. D'ailleurs dans la perspective du récit de Jo. cette remarque comprend naturellement le dernier incident, et met les Juifs en présence de Jésus à la __ façon de mécontents qui demandent compte d’un délit. c 17) C'est à leur grief que Jésus répond. D'après Aug., il aurait déclaré que le sabbat n'existe plus : Aperte ergo Dominus dicat sacramentum sabbati, et signum observandi unius diei ad tempus datum esse Judaeis; impletionem vero ipsam sacramenti in illo venisse. Mais cette explication dépasse les termes du texte. On

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