‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 187 sur 326 · SR DE TT · texte numérisé non relu

SR DE TT

2Le lendemain, la foule qui était restée de l’autre côté de la mer se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu'une seule petite barque, et que Jésus n’était pas entré dans la barque en même temps que ses disciples, mais que ses disciples étaient partis seuls; %— mais [d’autres] barques vinrent de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eût rendu grâce; — ?##]ors donc que la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, ils montèrent eux-mêmes dans les barques et vinrent à Capharnaüm,

avoir pour but d'annoncer que Jésus était arrivé, et de ramener ceux qui le cherchaïent. Pourquoi est-on venu de Tibériade? Comment a-t-on accepté de revenir par Capharnaüm ? Autant d'énigmes qui d’ailleurs ne sont pas insolubles. Des bateaux qui ont débarqué leurs passagers sont toujours prêts à charger, même en faisant un détour. Jo. semble voir dans ce fait une coïncidence singulière; c'est un souvenir réel à la manière de Mc. dont on ne voit pas l'intérêt pour le récit. — La fin du verset rappelle le caractère miraculeux du repas, qu'il ne faut pas perdre de vue. — Nous lisons alké « mais » avec H, plutôt que EX « d'autres » avec TSV, ce qui ne dirait rien de plus. °

2%) Tout étant expliqué, la phrase reprend son cours. Cette fois side est bien un aoriste, avec oùx Éottv : On à vu, On constate définitivement que Jésus n’est pas sur la rive orientale, ni ses disciples non plus.

fl va de soi que la foule qui monte en barque n’est pas toute celle qui avait participé au repas. Après la première surexcitation, chacun s’en fut chez soi. Et probablement ceux qui font la traversée sont précisément ceux qui habitaient Capharnaüm, du moins pour la plupart. Gependant ils cherchaient encore Jésus, ayant chance de le trouver dans la ville qu'il habitait, comme Jo. le suppose connu par les synoptiques.

25-50. Première partie du discours : Jésus est le pain de la vie; il la donne à ceux qui croient en lui.

C’est un prélude nécessaire à la seconde partie du discours. Avant d'annoncer qu'il donnera à manger sa chair, et son sang à boire, Jésus explique comment, étant le pain descendu du ciel, il se donne en nourriture à ceux qui croient en lui et qui lui sont donnés par son Père. Cet enseignement purement spirituel avec l'image du pain, n’en exprime pas Moins une réalité profonde, le don de la vie éternelle dès cette vie par celui qui est descendu du ciel. Il ne faut pas en conclure que la seconde partie du discours doit être prise au sens symbolique, mais plutôt que la première partie préparait les esprits à entendre d’une manière spirituelle la manducation d’ailleurs très réelle du corps. Elle élevait d'avance les Juifs vers des pensées si hautes qu'ils n'auraient pas dù s’abaisser au reproche de cannibalisme, tellement atroce qu'ils n'osent même pas le

roférer. Prélude de ce qui suit, cet admirable morceau découle très naturellement de la situation eréée par la multiplication des pains, qu'il était tout indiqué de comparer au miracle de la manne. De sorte que l'ouverture sur le mystère eucharistique qu’on s'étonne de trouver dans l’évangile avant le moment indiqué

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