‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 193 sur 326 · AR ES VE · texte numérisé non relu

AR ES VE

ait vu le Père, si ce n’est celui qui est auprès de Dieu, celui-là a vu le Père. # En vérité, en vérité je vous [le] dis : celui qui croit possède [la] vie éternelle. #8 Je suis le pain de la vie; # vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts; c’est ici le pain descendu du ciel : celui qui en mange ne meurt point. 5! C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra à jamais, et le pain que je donnerai est ma chair [livrée] pour la vie du monde.» ‘?Les Juifs disputaient donc

51-89, Deuxième partie du discours : révélation de l'Eucharistie.

512) Ce que Jésus avait dit à la troisième personne, il se l’attribue ouvertement : xataëds au lieu de xataéaivwy (50) parce que Jésus est descendu personnellement, tandis que le pain est un pain qui descend toujours du ciel (Schanz); ne pas mourir est expliqué positivement de la vie spirituelle, germe d'immortalité bienheureuse.

51b) xal avec dé dont il est séparé par deux mots indique une reprise notable ; cf. 1 Jo. 1, 3 et Comm. Mt. x, 18. C'est qu'en effet la manducation du pain de vie, considérée jusqu’à présent d’une façon abstraite, est présentée maintenant comme un don formellement promis pour l'avenir. L’allusion à l'Eucharistie est évidente, et ne peut être méconnue par personne, sauf pour les protestants à méconnaître la clarté des termes. Ge qui a pu paraitre douteux, c'est de savoir si la vie du monde est rapportée au pain (Weiss, etc.) ou à la chair, à cause de l'extrême concision des termes. La question a été tranchée dans le premier sens par le ms. sinaïtique qui écrit... duow brèp tis Toù adopou Toñs À cépE ou éotiv (T, Calmes), mais il n’est appuyé que par Tert. et il faut y voir un arrangement pour aboutir à plus de netteté, Le texte étant ce qu'il est, le second sens en découle naturellement. Jo. a exprimé ainsi l'efficacité salutaire de la mort (xn, 32; I Jo. 1v, 10). Le pain donne la vie à chacun, c'est l'immolation de la chair qui donne la vie au monde : il faut donc sous-entendre Gtôouévn (Schanz, Bauer), idée que beaucoup de mss. ont exprimée en lisant après oap£: ñv yo Dow. Loisy dit très bien, avec une légère exagération : « L'idée de la passion et celle de l’eucharistie sont aussi étroitement associées dans notre évangile que dans Paul (I Cor. x1, 24-25) et dans les relations synoptiques de la dernière cène » (p. 242). On aura remarqué qu’à la différence des synoptiques et de Paul qui disent oüpe, Jo. emploie cépf, ce qui est assez naturel puisqu'il a dit du Logos adpk éyéveto (1, 14). 2

52) Discussion des Juifs entre eux, mais beaucoup plus intrinsèque au discours que celle des vv. 41-K2. Ici elle porte sur les derniers mots, et Jésus y répond directement. — udyovro indique bien que les Juifs (cf. 41) n'étaient pas d'accord, mais ne prouve pas que quelques-uns admettaient le sens liltérai, puisque Jésus le confirmera sans distinguer entre eux. Probablement les uns jugeaient la proposition simplement absurde, d’autres opinaient*qu'on pouvait l'entendre d'une façon figurée (Zahn). Dans le Midrach du Qoheleth -on admet que le manger et le boire du texte doivent s'entendre de la doctrine et

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