om. ev a. ecyatn (TH) et non add. (SV
de la vertu (Wünsche). On expliquait « la ressource du pain » (Is. m1, 4) des maîtres de l’enseignement, à cause de Prov. 1x, 5 : « prenez et mangez de mon pain » (Khagiga 142; W.). — rùs rappelle Nicodème (ur, 4). — adroë suppléé par Hort d’après B etc. après oépxa est inutile en grec.
53) Au lieu de retirer sa proposition ou de l'expliquer symboliquement, Jésus la maintient littéralement, en ajoutant le sang, comme condition expresse de la vie éternelle. « Le fils de l’homme », non pas comme un titre messianique glorieux, mais pour insister sur sa nature humaine. — Les termes sont absolus; l’église grecque en a conclu qu'il fallait donner l’Eucharistie aux enfants, et Augustin le juge bon. L'Église latine attend l’âge du discernement: elle peut s'appuyer sur une raison très forte : Jésus rappelle que la première démarche auprès de lui se fait par la foi (35.45.47). De cette insistance que Jo. n'a pas exprimée à propos de la régénération, on peut conclure avec Thomas que l’Eucharistie exige la révérence et la dévotion qui supposent une certaine perception intellectuelle de la nourriture surnaturelle.
54) La même chose est répétée positivement, avec le mot rp6ywv, « mâcher », « croquer » non pas pour varier le style, mais pour couper court à toute échappatoire vers le sens symbolique (les catholiques, et aussi Bauer). D'ailleurs ce mot, qu’on employa d’abord des animaux, n’a aucun sens grossier et se disait en grec avec boire. Enfin Jésus promet dans ce cas la résurrection, comme aux VV. 39 et 40. Ce littéralisme — dans le sens d’un bienfait — est bien différent de la métaphore : « manger les chairs » pour faire du mal à un ennemi » (Ps. xxvir, 2).
55) C'est encore une nouvelle affirmation pour prévenir toute tentative de symbolisme. &\n0%s n'est pas synonyme d'&lnüwde, encore moins si &Anuwds avait l’article, comme pour dire la seule nourriture vraiment digne de ce nom; c'est simplement une nourriture vraie et non pas imaginaire; cf. I Jo. 11, 27: Act. x, 9; en somme l'adjectif est équivalent à &An0ë& introduit dans le texte par N eic. syrr. vg. et préféré par Zahn et Bauer : à tort, car dans ce cas les verss, ont peu d'autorité.
56) La manducation donne la vie par l’union à Jésus (cf. xv, 4-7; xvu, 23: 1 Jo. 1, 24; 1v, 16). L'ordre des mots (différent seulement dans I Jo. iv, 45) n’est
entre eux, disant : « Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger? » 5 Jésus done leur dit : « En vérité, en vérité je vous [le] dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous ne possédez pas de vie en vousmêmes. 5% Celui qui mange ma chair et boit mon sang, possède [la] vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour; % car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. 56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. 5 De même que le Père qui vit, m'a envoyé et que je vis
pas sans portée. On dirait que celui qui mange le corps a d’abord Jésus en soi, et cependant c’est lui qui demeure en Jésus, comme dans une plénitude infinie (ef. Mt. xxv, 21), et c'est par condescendance que Jésus demeure dans sa pauvre maison; Aug : Manemus autem in illo, cum sumus membra eius; manel autem ipse in nobis, cum sumus templim eius.
On lit dans D (4) à la suite de ce verset : zaûéis èv épol à rate xayD cv T& ratpi. SUV GUY Xéyew buiv, Eäv uù Xdénte td odua Toù vioë toë &vbpuirou ds Tbv &pvoy ris Coñs, oùx Eyete Gwnv ëv adt®, st acceperit homo corpus fi hominis quemadmodum panem vitae habebit vitam in eo, dans a ff?; cf. Victorin (P. L. VII, 1118). — Mais la partie propre à D paraît empruntée à x, 38. Le reste, négatif dans D (d), affirmatif en «a ff'ne forme pas une tradition bien consistante et rompt la suite entre 56 et 57.
57) Quel est le résultat de l’union de l’homme au Fils de Dieu? Il est clair d’abord que l’apodose n’est pas à xàyw, mais à xat, dans le sens de « ainsi ». En soï, dé peut avoir deux sens ; ou bien propter, « dans l'intérêt de, pour la cause de »; cf. Épict. IV, 1, 150 éyd pèv oùdè Cv Hhe%ev, ei Où Pnlixiwva der Chou (cité par Bauer); ou bien « par la vertu de, par l’action de » : Alexandre disait à ëxeivoy (en parlant de son père) pèv C&», duà roëtoy (Aristote) Dè xak@e Cüv (PLUT! Alex. VII, p. 6684). Augustin à proposé les deux explications : 1°) ué ego vivam propter patrem, id est, ad illum tanquam maiorem (selon la nature humaine du Fils incarné) referam vilam meam, exinanitio mea fecit, in qua me misit ; ut autem quisque vivat propier me, participatio facit qua manducat me; 2°) quia ipse de illo, non ille de ipso est; sine detrimento aequalitatis dictum est. Nec tamen dicendo, et qui manducat me, et ipse vivet propter me, eandem suam et nosiram aequalitatem significavit ; sed gratiam mediatoris ostendit. De même Thomas. Les modernes (Schanz, Kn., Zahn, Tillm., Bauer, Loisy) n’admettent que le second sens, tout à fait conforme à la doctrine de ce discours; cf. aussi v, 26. Ce serait donc une redite! Mais les termes sont bien différents dans v, 26. Ici le point de départ est la mission, donc pour faire l'œuvre du Père (cf. nr, 38; xvit, 8). I y a d’ailleurs moins de disproportion entre l'intention du Fils incarné envers le Père et l'intention de celui qui communie envers le Fils, qu'entre la vie divine reçue par le Fils, et celle qu’il donne à l'homme. Le futur Eñoet indique aussi ce sens; car la communication de la vie se fait à l’instant même :
cf. v. 54 ya. Nous aurions ainsi une idée nouvelle, d'une haute valeur : en
58 OÜrég or © dovoc à Ë obpavoë xarafac, où xafws Épayov of rarépec rai dmébavoy' à TpwHywy Toro Tèv Gprov Choer els Tov aiüva. PTadre sîrey Ey ouvayu y Qdaoxwv ëv Kapæpyaoin. "60 TonAot oùv éxobawres Ex toy palnrüv abroù elmay ZxAnpos Éoruv 6 Adyos oÙros” Tis SUvarar abroë duobeu; Éleidwc 0 à ’Inooës ëv Éaur@ Or yoyySbououv mept robrou
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58. € (THV) ou ex vou (S). — 0. vuwv p. nurepec (TH) et non add. (SV)
s'unissant au Fils de Dieu, l’homme apprend à lui consacrer sa vie. C’est d’ailleurs le sens des anciennes versions; en latin propter (sauf per dans br Hil.), sah. syr. Mais il faut confesser que le choix est difficile.
58) Ce n'est pas un retour au v. 32 (Schanz, Zahn), car il suffit de lire les termes pour y reconnaître les vv. 49 et 50 dans l'ordre inverse, avec la conclusion du v. 51. C’est donc une inclusio par rapport à la partie strictement ‘eucharistique. — xatuôés au lieu de xaraéaivuv (50), probablement à cause du voisinage de axéoterhev (57). — Crise: la vie reçue par la manducation se prolongera à jamais. La défection humaïne n'est pas indiquée; elle n'est pas dans le dessein bienveillant de Jésus. On ne peut argumenter de ces derniers mots pour expliquer au v. 57 &t& au sens de « par »; les deux versets se complètent plutôt. La manducation donne la vie et en même temps produit l'union : de l'union découle la consécration au service du Fils comme il fait la volonté de celui qui l'a envoyé.
59) Bauer traduit : « dans la synagogue », comme s’il y avait l'article, sans aucune insistance sur le caractère d’un discours prononcé « en synagogue »; mais xvui, 20 et même les exemples cités Mc. 11, 4 y o!xw; Le. vr, 32 ëv ayop prouvent qu'il ne s’agit pas de la situation dans un lieu quelconque, mais d’un ministère spécial. Cela est confirmé par àddoxwy, probablement l’enseignement du samedi, officiel, quoiqu'il n'émanât pas seulement des personnes qui adminisiraient la synagogue. Jo. veut situer clairement un discours d'une importance suprême, et prononcé avec solennité. On ne peut savoir exactement combien de personnes pouvait contenir l'ancienne synagogue de Capharnaüm. Celle du ue siècle, dont on connaît très bien le dessin et l'architecture intérieure, pouvait tenir environ 750 personnes, tant au rez-de-chaussée que dans les galeries, £'est-à-dire au maximum.