‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 198 sur 326 · A TZ 4 E · texte numérisé non relu

A TZ 4 E

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1Et après cela Jésus allait et venait dans la Galilée, car il ne vou lait pas le faire en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. ? Or la fête des Juifs, la fête des Tabernacles était proche.

4-43. ÉTarT Des ESPRITS EN GALILÉE ET A JÉRUSALEM LORS DE LA FÊTE DES TABER- NACLES.

Malgré l'hostilité des Juifs, les frères de Jésus veulent l’entraîner à une manifestation messianique à Jérusalem. Il refuse d'entrer dans leurs desseins qui ne paraissent pas assez purs, et S'y rend en secret. De son côté la foule de la cité sainte semble pressentir un éclat. Celte sorte d'introduction indique la fin du ministère en Galilée et prépare à la grande lutte qui va s'engager à Jérusalem. 4) 1 semblerait que la fin du ch. vi eût dû mettre un terme à l’action de Jésus en Galilée : une crise s'était produite qui avait fixé la situation : le très grand nombre des disciples s'était retiré, et il paraissait malaisé de reprendre la prédication en sous-œuvre. On voit clairement dans Me, 1x, 30 et dans Mt. xvir, 22 qu'à partir d’un certain moment Jésus s’occupa surtout de former ses disciples. Jo. ne le dit pas expressément et se contente de laisser un temps assez long à l’activité du Sauveur en Galilée, activité errante, indiquée par le mot respisrdret, dans Son sens normal d'aller et venir. Si Jésus ne veut pas parcourir la Judée de la même façon, c’est que les Juifs de Jérusalem voulaient le tuer, comme il a été dit {v, 18), parce qu’il avait violé le sabbat. On voit donc que le début du ch. vu se rattache beaucoup plus directement au ch. v qu’au ch. vi, indice assez clair de l'ordre primitif qui plaçait vi avant v. L'automne était arrivé, et c’est vers Jérusalem que la suite du récit de Jo. est orientée; nous allons quitter la Galilée pour toujours, sauf l'apparition qui suivit la Résurrection (xx1). 2) La fête des tabernacles est nommée ici sxnvornylæ, nom qu'on trouvait déjà dans la Bible (Dt. xvr, 16; xxx, 10, I Esd. v, 51; Zach. xiv, 16.18.19; I Macch. x, 24 ; II Macch. 1, 9. 18), concurremment avec la traduction littérale de l’hébreu, Eoprh oxnv&y (Lev. xx, 34; Dt. xvr, 43; II Esd. ni, 4). C'était une ancienne fête agricole, au moment où l'on habitait sous des tentes de feuillages pour surveiller les vignes, ja fête de la récolte (Ex. xx, 46), où l'on commémorait l'habitation sous des tentes à la sertie d'Égypte.

Cette fête très nationale et très populaire se célèbre encore à Jérusalem. Les

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