om. cov plutôt que oov ta epya (H) ou ra epya cou (TS V
Juifs qui ont des prétentions à la culture moderne ne laissent pas de construire des cabanes ornées de feuillages et où sont suspendus tous les fruits du pays. Si une salle déjà bâtie est ornée dans ce but, il est indispensable qu’elle ne comporte aucun étage au-dessus. La fête dure du 15 au 21 Tichri, vers la fin de septembre plutôt qu’au début d'octobre, et si une pluie précoce survient, c'est un grand signe de bénédiction. Depuis les Macchabées cette fête avait plus d'une fois été l’occasion de démonstrations populaires, par exemple contre Alexandre Jannée (Ant. XIII, x1u1, 5) et en faveur du jeune Aristobule (Ant. XV, Im, 3). L’habitude de porter alors des palmes et des citrons (loulab et ethrog) transformait une réunion en un cortège triomphal ou en un groupe hostile. Il est très probable que les autorités de Jérusalem venaient à la rencontre des principales caravanes, comme cela est dit à propos des prémices (Bikkurim mx, 3) : « Les représentants des prêtres et des lévites et les trésoriers viennent à leur rencontre. tous les ouvriers de Jérusalem se lèvent et les saluent », etc.
3) L'occasion était done (où) admirablement choisie pour une manifestation décisive. Ceux qui y poussent Jésus sont ses frères, distincts des disciples en général, et à plus forte raison des Douze, et qui ne croyaient pas (3). Il en résulte bien qu’on ne saurait ranger parmi eux Jacques, fils d’Alphée qui fut un apôtre, et qui est plus probablement cousin de Jésus (cf. Comm. Me. p.79), le même que Jacques le mineur, premier évêque de Jérusalem; une exception est toujours possible dans une qualification aussi générale, Les frères de Jésus, c'est-à-dire ses plus proches parents (cf. Comm. Me. 1. 1.), constatent donc les œuvres de Jésus c’est-à-dire ses miracles, que personne ne pouvait nier, mais, comme nous le verrons, sans avoir la foi surnaturelle en Jésus. Ses miracles, dont Jo. parle peu (vr, 2), mais qui avaient été très nombreux en Galilée, d’après les synoptiques, Jésus dévrait aller les faire à Jérusalem, afin d’entrainer les disciples, c'est-à-dire les partisans qu'il y avait. C'était le seul endroit où des miracles pouvaient recevoir une consécration officielle, après avoir été interprétés par Fautorité compétente. Rien n'empêche d'admettre qu’à un voyage précédent, par exemple à Pâque ou à la Pentecôte, ils aient entendu les réflexions qui vont suivre (12), et qui sont fondées sur la présence antérieure de Jésus en Judée où il avait fait des disciples (le mot se trouve IV, 14). Il est donc inutile de corriger avéc Torrey (cf. Intr. p. cu) : va en Judée « afin que l’on puisse voir tes disciples et les œuvres que fu fais ».
4) Le sens est clair : celui qui désire être en vue ne doit pas agir dans le secret; on ne saurait prendre un tel moyen pour arriver à un tel but; xai a donc le sens de « alors que », et non pas de «et cependant »; il remplace ici
3 Ses frères donc lui dirent : « Pars d'ici et va en Judée, afin que tes disciples voient les œuvres que tu fais; “car personne ne fait les choses en secret, s’il cherche à être lui-même en évidence. Puisque tu fais ces choses, manifeste-toi au monde. » 5 Car ses frères euxmêmes ne croyaient point en Lui. 6 Jésus donc Leur dit : « Mon temps
c ou èév, comme cela se trouve même chez les Attiques (Küh.-G. IE, 2 p. 231). Cependant cette tournure est plus fréquente chez les Sémites, cf. Jud. xvi, 45, etc. Kaurzscx, Gram. S$ 141, e.). — ëv rappnota Cf. x1, 54; Col. 11, 45 « au grand jour », « publiquement ». C’est avec ce sens à tout le moins rare en grec, que ce mot a été transcrit en hébreu rabbinique (Schlatter).
4b) Si tu fais ces miracles, c’est sans doute pour être connu; prends donc le bon moyen en te manifestant au monde. L'expression xdouos est johannine ; encore est-il que dans la pensée des frères, telle qu'elle est exprimée, xéouos doit être pris dans un sens dérivé, que nous avons aussi en français : au monde, c'est-à-dire aux gens, bien entendu sur un grand théâtre. Aug : Facis mirabilia, innotesce ; id est, appare omnibus, ut laudari possis ab omnibus.
3) Rien n'indique que les frères aient été de mauvaise foi, et qu'ils aient tendu un piège à Jésus pour le faire tomber dans les mains des Juifs. Assurément ils le jugent d’après leur propre esprit; ils lui imputent de l'ambition, de l'amour de la gloire, mais sans l'audace nécessaire; ils l’engagent à courir le risque, et ils semblent décidés à le courir avec lui, car ils l’invitent en somme à venir avec eux. Ils sont encore dans les sentiments de la foule après la multiplication des pains (vi, 14 s.), sans assumer cependant la responsabilité principale. Mais tout cela n’est pas la foi au sens de Jo. Pas même eux, quoique parents, et par conséquent témoins de tous les jours, ne croyaient que Jésus était l’'envoyé de Dieu et qu’il fallait par conséquent s’en remettre absolument à sa conduite, s’en tenir avec lui à faire la volonté du Père.
Loisy invite à « remarquer la curieuse transposition qu'a subie la donnée synoptique des frères courant après Jésus pour le ramener à la maison (Mc. 1, 24, 31-33)... De part et d'autre il y a manque de foi, mais combien celui que dénonce notre évangile est-il différent de celui dont parle Marc! » (p. 255). Alors? Les uns retiennent, les autres poussent. Ge sont bien les mêmes personnes, mais ce n’est pas le même fait « transposé »; ce sont deux faits. Chacun d’eux a sa vraisemblance. Au début, les frères ne voient que de l’exaltation, presque de l'égarement dans le ièle de Jésus; vers la fin, ils commencent à eroire que cette exaltation pourrait aboutir à quelque chose de très pratique, le pouvoir. Mais ce n’est toujours pas la foi. C'est bien ici, si l'on veut (Loisy), une nouvelle forme de la seconde tentation dans Mt. 1v, 5-7, mais en ce sens que Jésus repoussait, l'occasion venue, la tentation que le démon avait voulu lui suggérer d'avance.
6) La réponse de Jésus est enveloppée d'une certaine obscurité (Cyr.), mais c'est l'augmenter que de nommer son temps le moment de sa gloire lors du jugement (Aug.), ou de le déterminer trop étroitement d’une façon quelconque, comme s'il parlait de sa mort (Schanz, Loisy). IL faut s’en tenir à ce que Loisy
aroïc 8 ’Incoëce ‘O xupès à Euds obrw mépeorwv, à DE xa1pès à dpéTepos révroté dati Eroumos. To Düvarar à xôcuos puoeïv dpac, ÈUÈ dÈ puset, bre vd poorupo rep abroï br vx Épya abroÿ moynpé éomv. Pôyets avdBnre els vhv Écprhv" Eyo obx avafalvw els vhv éopriv Tairnv, Ott à Euds xœpès or merAñpura. Vraëra dè eirwy œbrèç Équeuvey ëv 1ÿ Pœntnaix. 10 Qc Dè avéBnouv où adehgpoi abToÿ els Tv ÉopThy, rére na adrès dvéBn, où oaveps GNN Ev upumT. loi oùy ’Toudaior Ethrouy abrèvy Ev 19 éoprh xat EAeyov Iloÿ Eoriv ‘éxeivos; rat yoy-