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relations avec le Père dont il est le Verbe. Mais les Juifs n'auraient pu comprendre ce sens : ef suam doctrinam dixit, seipsum; et non suam quia Patris est verbum (Aug.). — Ma doctrine, celle que je propose, n’est pas une doctrine de mon invention, mais celle de Dieu qui m’a envoyé.
17) Comment s’en rendre compte? Jésus n'exclut pas une comparaison intellectuelle entre les bases de la révélation biblique et sa doctrine. Mais cette étude n’est pas à la portée de tout le monde, tandis que tout le monde est appelé à cette perfection morale qui consiste à faire la volonté de Dieu. Si quelqu'un en prend généreusement le parti, il reconnaîtra que la doctrine de Jésus n’est point une doctrine personnelle à un homme, en dehors de la doctrine divine et peut-être en contradiction avec elle, mais qu’elle est au contraire venue de Dieu. C’est le fondement de la connaissance mystique qui procède moins par le raisonnement que par un instinct qui allie le semblable au semblable. La bonne volonté n’est donc nullement envisagée ici comme une disposition à la grâce, mais comme une bonne volonté entière, animée par la charité, se mouvant dans l’ordre de la charité; elle va droit à Dieu et reconnaît par une perception diffuse, mais véritable, ce qui est de Dieu. La nécessité de la grâce pour cela n’est pas en question (vr, #4).
La bonne volonté pour les Juifs n’était pas seulement l’observance de la Loi, mais aussi la confiance en Dieu et en ses promesses, spécialement messianiques, le désir de son règne.
— rôtepoy… 7, double question; seul cas du N.T., cf. Barn. xix, 6. La phrase n'est pas sans analogie avec Num. xvi, 28 év <oûtw yvuioeofle üte Küpros aréoreuhév pe rotfoa révra tà Éoya tadta, Ürt obx àr” émauroë, mais Moïse donne aussitôt un signe dont les âmes de bonne volonté n'ont pas besoin en présence de la doctrine évangélique (cf. 11, 21; v, 23. 38-47; et plus loin vi, 47; LIVE XVII, 37).
48) C’est un fait d'expérience que celui qui croit avoir trouvé la vérité par ses propres moyens aime à s'en faire honneur. Comment les protestants qui le rappellent n'auraient-ils pas à la mémoire les vanteries du D° Martin Luther? Jésus ne prend pas la peine de dire que tel n’est pas son cas (v, 41). Il vient justement d’abdiquer tout mérite d'invention personnelle. Alors qu'on lui laisse le bénéfice de cette situation! Rien n'autorise à mettre en doute sa fidélité à reproduire son message; il est &Anôxs et il n’y a point en lui de prévarication (atala) soit envers celui qui l'envoie, soit envers les hommes, dans le dessein
17 si quelqu'un veut faire sa volonté, il saura si cet enseignement vient de Dieu, ou si je parle de moi-même. #8 Celui qui parle de luimême recherche sa propre gloire; mais celui qui recherche la gloire de qui l’a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a point en lui d’injustice. Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi? Et aucun de vous ne met la Loi en pratique. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? » 2La foule répondit : « Tu es possédé du démon! Qui
de les séduire. Cette considération de l'attitude de l'envo é est moins décisive que celle de l'harmonie de sa doctrine avec la pratique d bien; aussi est-elle proposée en second lieu, et seulement parce que Jésus veut se défendre contre des attaques injustes. |
19) Le contexte est difficile. En général on rattache ce verset à ce qui suit. La phrase : « aucun de vous n€ pratique la Loi » est entendue soit d’une façon générale, de telle sorte que Les Juifs infidèles à la Loi n’ont plus le droit de se poser en défenseurs et en vengeurs de cette Loi (Schanz), soit de la défense de mettre à mort sans jugement (Bauer, Loisy), soit de ce qui sera expliqué au v. 22 (Zahn). Mais le fait qu'aucun homme ne peut pratiquer la Loi dans sa perfection n’enlève pas aux magistrats le droit de punir; d'autre part oùdeis € bu&v est une négation trop universelle pour viser les projets de mort des chefs, ou le rite de la circoncision. Il nous semble donc que 19* se rattache plutôt à ce qui précède. Si les Juifs pratiquaient la Loi qui leur à été donnée par Moïse, mais de la part de Dieu, ils seraient mieux disposés envers la doctrine de Jésus (Aug.), mais en fait aucun d'eux ne la pratique comme elle devrait l'être. En même temps 194 sert de transition. L’objection contre le principe du v.17, c'est que Jésus, ayant violé le sabbat, ne pouvait prétendre que sa doctrine était celle du Père. Il accepte ce terrain de discussion, et même il attaque. La loi de Moïse, c'est bien à vous aussi (but) qu’elle a été donnée ? Et cependant vous ne la pratiquez pas.
19») Venons donc à votre grief. Pourquoi voulez-vous me tuer? — On est un peu surpris de cette brusque apostrophe, qui se rattache à v, 18, c'est-à-dire à un temps écoulé depuis plus d’un an. Mais si l'on transpose V après VI, l'intervalle n’est plus que de trois à quatre mois, d’une fête à l’autre. Jésus connaissait son monde. Dès la Galilée il savait qu'il serait guetté par des ennemis mortels (1). Ayant résolu d'affronter la lutte, non pas dans le cortège d'entrée, mais comme enseignant au nom de Dieu, il ne craint pas de démasquer ses adversaires, ce qui en somme pouvait provoquer une réaction en Sa faveur.
20) La foule s'étonne, elle est même ahurie, et fait retomber son impression sur celui qui se disait poursuivi : c'est une illusion de sa part, si lourde, qu'il faut y voir un cas de possession démoniaque. On voit que la foule, tout en connaissant les mauvaises intentions des chefs, n'était pas au courant de leurs desseins homicides. Le reproche d’être possédé avait été fait à Jean-Baptiste, d'après Mt. x1, 18; Le. vi, 33; mais les Pharisiens alléguaient contre Jésus
ti 5e Énret Grouteivu; ?lémexpiôn ’Inooës nai fre adroïs ‘“Ey Épyov étoinox nai mävres Oaupatsre 22 Dix roëro. Muvoñc dédwxey dpiy Thy repuroév, — oùy bre Ex roù Muvoéws éotiy AN Ex rüv TATÉEUY, — Hal y oafifdru meprrépvere dOpuroy. Bei reprouhy Raufdvet avyBpwTos éy caffare iva ph Au07 à vôuos Muvcéwc, épot X°hare Or 6Aov &yOpuwroy