cf
qui cette fois en fait est favorable. — +05 ëyAov régime de #zousav plutôt que génitif absolu.
33) L’auditoire est le même que précédemment : nous savons maintenant expressément que les Pharisiens en faisaient partie et qu’ils y ont fait dépêcher des sbires. Il est donc très mêlé, et les paroles pourront éveiller des sentiments différents, selon les dispositions de chacun. Ce que Jésus affirme pour tout le monde, c’est qu’il ne demeurera pas longtemps parmi eux. Les présents eiut et surtout êréyw marquent une certitude qui défie toute mesure hostile. D'ailleurs pourquoi sont-ils si pressés de le faire disparaitre, puisqu'il lui reste peu de temps avant de retourner à celui qui l’a envoyé? Ces dernières paroles sont si claires pour désigner Dieu, qu'on s'étonne de les voir mal comprises (36). Il faut supposer que les Juifs ont entendu le v. 34 d’une période intermédiaire, appartenant au rôle messianique que Jésus s'était attribué, et que leur attention s’est fixée uniquement sur ce point.
34) En effet, ils se disaient peut-être : s'il parlait de sa mort, il n'imaginerait pas que nous le chercherions, avec cette circonstance qu'il est en un lieu où nous ne pourrions pas venir. — xai indique la raison pour laquelle ils ne trouveront pas : elul au présent et non pas eur « je vais » indique normalement le moment futur où se fera la recherche, mais suggère aussi, surtout après le y. 29, que déjà Jésus est dans cette sphère inaccessible. Aug : nec dixit, ubi ero: sed ubi sum. Semper enim ibi erat Christus, quo fuerat rediturus; sic enim venit, ut non recederet. Jésus dira encore (vin, 21) quelque chose de semblable, où l’on voit bien que la recherche des Juifs ne sera pas inspirée par la pénitence. Mais il n’est pas dit non plus que ce soit une recherche hostile. Il semble donc que dans un temps d'angoisse ils cherchent un Sauveur (Os. v, 6), comme ce fut le cas lors du siège de Jérusalem. Mais on ne voit pas qu’alors ils aient eu du
remords d’avoir crucifié Jésus, et qu’ils l’aient invoqué. Il faut donc entendre « moi » dans un sens vague : les Juifs chercheront celui qu'est Jésus, c'est-àdire le Messie, mais ils ne le trouveront pas parce qu’il n’est plus sur la terre, et qu'ils ne sont pas disposés à le chercher par la foi, auprès de Dieu-où ils n’ont pas d'accès (Loisy, Bauer). — y après etpñoere (lecon de B) marque bien
sorte à son sujet, et les grands prêtres et les Pharisiens envoyèrent des satellites pour le saisir. % Jésus dit alors : « Je suis encore avec vous pour un peu de temps, et je m'en vais vers celui qui m'a envoyé. 34 Vous me chercherez et ne me trouverez point, et vous ne pouvez: venir où je suis. » % Les Juifs se dirent donc entre eux : « Où celui-ci prétend-il s’en aller, de façon que nous ne le trouvions pas? Doit-il aller vers ceux qui sont dispersés parmi les gentils, et enseigner les gentils ? 3% Que signifie cette parole qu'il a dite : « Vous me chercherez et ne me trouverez point, et vous ne pouvez pas venir où Je suis? »
que s'ils ont cherché Jésus vaguement comme Sauveur, ils ne l’ont pas trouvé, lui.
33) Sans s'arrêter à la raison qu'ils pourront avoir de chercher Jésus, les Juifs, c’est-à-dire la partie hostile de l'auditoire, ne voient d’abord que ce qu'il y avait d'irritant pour eux dans ses paroles, ce défi de le trouver. Où pourrait-il aller pour se soustraire à leurs recherches, qui, d’après leurs dispositions actuelles, ne devaient pas être bienveillantes? S'il persiste à se poser en Messie, serait-ce qu'il va transporter son apostolat chez les gentils, comme on pouvait le déduire des prophéties (Is. xt, 11 ss.; xLix, 1. 6, etc.)? La diaspora désigne normalement les Juifs répandus chez les non juifs, qu’on désignait soys le nom de Grecs (Rom. 1, 14). Le génitif rüv ÆEXvwy (cf. I Pet. 1, 4 Hôvrov) indique les peuples parmi lesquels se trouvent les Juifs (ef. 600$ 20w&v Mt. x, 5). Le retour des Juifs dispersés était un thème important du Messianisme. Mais les gentils eux-mêmes devaient être invités aux biens messianiques ; pour cela il fallait les instruire (cf. Le Messianisme.… p. 198. 268 8.). — br dv d 1 comme xiv, 22, dans l'esprit sémitique de Mc. 1v, mi; cf. Gen. xx, 9; Jud. xiv, 3; Ps. vu, 5 et RB. 1922, p. 615.
36) Pour être plus sùrs de pénétrer la pensée de Jésus, ils répètent toutes ses paroles, sans mieux les comprendre. Ils oublient toujours le principal, la clef fournie dès le début : « je retourne vers celui qui m'a envoyé » (33). Le phénomène de Jésus leur demeure obscur parce qu'ils ne veulent pas envisager sa relation essentielle avec Dieu.