‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 207 sur 326 · ott p. eheyov (H) ou om. (TSV · texte numérisé non relu

ott p. eheyov (H) ou om. (TSV

sens plutôt que les mots. Et en effet il est impossible de la rencontrer dans ces termes précis. Si elle s'applique à celui qui croit (ponctuation B), il est même très difficile de trouver un véritable équivalent. On peut citer Is. Lvur, 11 : «Tu seras comme un jardin bien arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas »; cf. Is. xziv, 3; Ez. xLvir, 14-42. Peut-être aussi pourrait-on rappeler la doctrine de R. Aqiba (Sifré sur Dt. x1, 22 $ 18, dans Bacer, Die Agada der Tannaiten, 1, 297). Il comparait le disciple qui commence à la citerne (br) qui ne peut donner que l’eau qu’elle a reçue, tandis que le disciple plus avancé devient à son tour une source (beér), qui répand partout les eaux vives, comme il est dit dans Prov. v, 15 s. : « Bois l’eau de ta source, les ruisseaux qui sortent de ton puits. Que tes sources se répandent au dehors. » Mais c’est là une exégèse forcée, et il demeure que la doctrine du disciple devenu une source d’eau vive paraît étrangère à l'A. T.

Si au contraire le Christ est la source, cela est indiqué par des textes nombreux, sans parler de ceux qui comparent Dieu à une source d’eau vive. Loisy s'arrête à Zach. x, 10 : « Et je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de prière », combiné avec Zach. xt, À : « En ce jour-là il y aura une source ouverte à la maison de David », etc. — Je croirais que saint Cyprien a vu très juste en indiquant Is. xLvur, 21 : xai av dibfowatv, dv épfuou àket adtots Bdwp, Ex nétous EEdber adrois, syuolfostat rétro xat bvnostat Üdwp, xat ristat 6 ads mov. Jésus qui s’est comparé au serpent exalté dans le désert (11, 44) a pu se comparer au rocher, devenu source d’eau vive. Il n'est pas nécessaire de penser à son flanc, percé d’une lance (xx, 34) d’où il est sorti de l’eau, car cette eau pour Jo. ne symbolise pas le don de l'Esprit. — ous est ordinairement l’intérieur de l’homme : ce peut être son ventre, ce peut être le sein maternel. Mais l’image ne doit pas être serrée de trop près. On a écrit en français : « Du sein des montagnes naissent des fleuves » (Bonnet, cité par Littré). Et Justin a précisément parlé du sein du Christ dont les chrétiens sont détachés comme d’une carrière (c. Tryph. cxxxv, 3) : oÿtws xat fueïc ëx Ts aotAlas To yptoToù hatoun0évres…

La citation est placée dans la bouche du Christ. Mais Jo. a pu remplacer la pierre par celui dont elle était la figure : I Cor. x, 4 éruwov yèp x rvevuarrxñs äxohovdobons réteas n nétpa Dè 4v Ô yptsTtés. Ce n'est pas une raison pour dire que Jo.—-a emprunté ce symbolisme à Paul; il était sûrement connu des Juifs avant lui.

Tout en admettant la ponctuation A, M. Burney a eu recours à l’araméen pour corriger le texte grec de Jo. avant de lui trouver un répondant. IL sup-

fleuves d'eau vive couleront de son sein. » 3 ]] dit cela de l'esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, car il n'y avait pas encore d'esprit, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.

40 Parmi la foule, quelques-uns de ceux qui avaient entendu ces

pose (Original aramaic.… p. 409) que xoliz est la traduction de ue «entrailles », lu par erreur au lieu de 1», « source », qui a les mêmes consonnes « des fleuves couleront de la source des eaux vives ». Parmi les nombreux textes qui annoncent des eaux miraculeuses pour l’époque messianique, on peut songer à Joël m1, 18 (heb. 1v, 18), Ez. xcvur, 1-12, etc. — Mais c'est remplacer par, une banalité l’allusion caractéristique à Jésus lui-même. — Torrey (cf. Intr. p. ci) suppose avris après xouas, c’est-à-dire Jérusalem (mêmes consonnes en araméen 1139), et cite Zach. xiv, 8; mais Jérusalem n’a rien à faire ici.

39) La parole de Jésus exprimait assez clairement un don fait à l'âme en vertu de la foi. En pratiquant le rite de l’eau, les Juifs songeaient à l'Esprit- Saint (Lightfoot, citant Berech. rabba, 70, 1), et en effet l'Écriture comparait volontiers la diffusion de l'Esprit à celle d’une eau vive répandue : Is. xLiv, 3; Ez. xxxvi, 253 cf. Is. Lv, 4 ss.; Joel, 11, 28. L'évangéliste à jugé à Do. de donner cette explication : plus tard, les croyants recevraient l’Esprit-Saint. Dans l'Église primitive, des manifestations extérieures de l'Esprit attestaient qu'il était reçu avec le baptême. Au moment où Jésus parlait, il n'y avait pas encore d'Esprit dans ce sens. Manifestement Jo. ne prétend pas nier l’action de l’Esprit-Saint dans l'A. T., et il ne se fait pas l'écho d’une opinion juive que l'Esprit avait quitté Israël depuis Zacharie et Malachie, puisqu'il ne parle nullement de son retour. Ce qui est opposé, ce sont deux grandes économies. Dans l'ancien ordre, la grâce de l'Esprit-Saint était pour ainsi dire sporadique, comme un secours fourni par Dieu dans les grandes circonstances. Après que Jésus aura été glorifié, c'est-à-dire après sa Résurrection et son Ascension, il y aura Esprit; les croyants en seront animés, il sera répandu partout et avec abondance; ce sera un état normal de grâces, que l'Église reconnaît dans l’action des sacrements. Cette doctrine sera développée par Jésus lui-même (xvr, 7). A la Pentecôte, les Apôtres eurent conscience que l'Esprit venait d'être donné comme les prophéties l'avaient annoncé (Act. 1, 17, citant Joel 11, 28), et comme Jésus l'avait promis (Act. m1, 33).

40-52. INCERTITUDE GÉNÉRALE; DISSENSIONS DANS LE PEUPLE, ENTRE LA FOULE ET LES CHEFS, MÊME AU SEIN DU PARTI PHARISIEN-

Le sujet de la discorde est surtout l'origine galiléenne de Jésus. L’hostilité des Pharisiens ne désarme pas, mais elle est tenue en échec par le conflit des opinions contradictoires. — Il est d’abord question de la foule, 40-44; puis des Pharisiens 45-52.

40). Jo. ayant déjà indiqué diverses impressions (25. 31) à propos de paroles antérieures, t&v Adywy toÿrwv ne doit s'entendre que des dernières paroles, mais en tant qu’elles confirment les déductions que la situation générale avait fait naître. Il y a quatre sentiments principaux : Les uns parlent comme les

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