extbuñe (SV) plutôt que e6x)ev (TH
46. w; ovtoç 0 avirwros (SVT), T add. as p. ouroc, plutôt que 67». (H).
Galiléens (vr, 1# qui disent « le prophèté », mais ceux-ci admettent que ce prophète se manifeste ensuite comme Messie, tandis qu'à Jérusalem on distingue le prophète (1, 21). — ëx <05 ëyXo, génitif partitit beaucoup plus commun chez les Sémites qu’en grec (Deb. $ 164, 2); cf. xvi, 47.
41) D'autres tiennent pour le Messie, mais un troisième groupe objecte que le Messie ne doit pas venir de Galilée : 1 attend une réponse négative.
42) La race de David équivalait à placer les origines premières du Messie
-à Bethléem (1 Regn. xvnr, 42). Maïs après la dispersion des tribus des descen-
dants de David avaient quitté la petite cité de Juda. On croyait d’après Michée (v, 1) que le Messie, outre (zx{) qu’il devait être un descendant de David, devait réellement naître à Bethléem (cf. Comm. Mt. n, 5 s.), le bourg d'où était sortie
toute la race, comme pour lui donner une nouvelle et plus brillante consé-
cration. En fait Jésus était né à Bethléem, mais en vertu d’un concours de circonstances (Lc. 11, 4 ss.) qu'on ignorait. — Ces diverses opinions formaient une dissention doctrinale (sytouæ); cf. 1x, 16; x, 19; 1 Cor. 1, 40.
43 s.) Enfin il y avait des gens qui sans tant discuter, soit par tempérament, soit parce que leur opinion était faite, voulaient s'emparer de Jésus pour lui faire un mauvais parli et extirper par l'action la cause de ces controverses. C'est sans doute la même catégorie que ceux du v. 30, et ils n’aboutissent non plus à aucun résultat.
45) Ceux qui viennent d'être nommés auraient agi pour leur compte sous une impulsion personnelle, et quoique xtétw signifie seulement prendre, ils se seraient probablement débarrassés de Jésus sans forme de procès. Ceux qui figurent maintenant sont les serviteurs du Sanhédrin, c’est-à-dire les gens de police chargés d'exécuter ses ordres, et qui avaient été envoyés tout exprès (32). Ils reviennent bredouilles. — ot, un seul article avant les grands prêtres et les Pharisiens, pris collectivement; cf. Le. xIV, 3. 24. — éxsivor tous les susdits, ceux qui avaient donné la commission. «
46) Les synoptiques (Mc. 1, 22; Mt. vi, 28 s.) avaient déjà constaté l'impression
ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, VIl, 47-48. 919 : ;
paroles disaient : « C’est vraiment le prophète. » 4! D’autres disaient : « C'estle Christ! » mais d'autres disaient : « Est-ce que le Christ peut venir de Galilée? # L'Écriture n’a-t-elle pas dit que le Christ drit venir de la race de David et de Bethléem le bourg d’où était David? Il y eut donc à son sujet un grave désaccord parmi la foule. # Quelques-uns d'entre eux voulaient Le saisir, mais personne ne mit la main sur lui. Les satellites vinrent donc auprès des grands prêtres et Pharisiens, et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené? » 4 Les satellites répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » “Les Pharisiens leur répondirent donc : « Vous aussi, vous seriez-vous laissés séduire ? 8; Est-ce qu'un [seul] des chefs ou des Pharisiens a cru en lui?
profonde qu’exerçait la parole de Jésus. Dans cette circonstance, où il est dit deux fois (28. 37) que Jésus cria, on dut être spécialement fasciné par l’énergie de sa parole, l'accent convaincu d’un prophète, d'un homme de Dieu. Les gens de police sentent peut-être mieux que d’autres sa supériorité extraordinaire sur les agitateurs, leur clientèle ordinaire; la comparaison qu'ils font de cet homme: avec tout autre homme n'est pas un soupçon de sa divinité, mais tout de même l'indice qu’ils le classent hors rang. Bauer compare l'attitude des soldats envoyés pour mettre à mort l’orateur Marc Antoine (PLurarQuE, Marius, xuiv) : «telle était, semble-t-il, la séduction et le charme des paroles de cet homme, que lorsqu'il eut commencé à leur parler et à les implorer pour sa vie, personne n'osa le toucher ni le regarder, et tous s’inclinèrent en pleurant. » On voit ici la différence entre une scène purement humaine, et une appréhension de l'ordre religieux.
. &1) Les Pharisiens, instigateurs de la mesure (32) en leur qualité de dénonciateurs, ne peuvent se contenir. Ils comprennent que les « serviteurs » ne cherchent pas un vain prétexte, et qu'ils ont subi l'influence de la parole de Jésus. Cependant ils ne veulent pas croire qu'ils soient déjà séduits (u#). D'ailleurs ils n’ont pas le droit d'avoir une opinion. Ils sont des exécuteurs, comme le serviteur des Onze qui porta la ciguë à Socrate. Et s'ils se mêlent de juger, qu’ils suivent au moins l'opinion des chefs.
48 s.) L'émotion des Pharisiens se reflète dans leur style. Ils se croient assurés qu'aucun de ceux qui ont à se prononcer sur les questions religieuses n> pense autrement qu'eux. Instinctivement ils se mettent parmi ces arbitres, après les &pyovres, juges officiels, mais sans dire : nous, les Pharisiens. Puis, répugnant à enregistrer l'opinion contraire qui s'est fait jour dans la foule, ils la confondent toute dans le même mépris. Peu importe ce qu’elle pense, puisqu'elle n’a pas le droit de penser. C'est une expression saisissante de l'attitude des docteurs (Aboth, 11, 5) envers « le peuple du pays » (VNN" ay). La distinction entre ceux qui ne connaissaient pas la Loi et ceux qui y concentraient toute leur vie intellectuelle et morale aboutissait à creuser une démar-
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50, om. vo a. mootepov (HV) plutôt que add. (S).