‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 211 sur 326 · edidaouev (HV) et non edtdaéev (S · texte numérisé non relu

edidaouev (HV) et non edtdaéev (S

1 Jésus s’en alla au mont des Oliviers.? Or dès le point du jour il se trouvait de nouveau dans le Temple, et tout le peuple venait auprès de lui, et s’asseyant il les enseignait. ŸLes scribes et les Pha-

vu, 3-vur, 1). Ces deux versets ne forment qu’une seule phrase, qui montre une séparation entre Jésus et ses auditeurs : ces derniers rentrent chacun chez soi, $ésus se rend au mont des Oliviers, ce qu’il faisait chaque soir durant la semaine qui précéda la Passion, revenant le matin pour enseigner dans le Temple (Le. xxr, 37). C'est même pour cela que le groupe Ferrar a mis la femme adultère après Le. xx1, 38; la soudure y est mal faite, et trop évidente, mais c’est bien la situation, qu'il y avait intérêt à esquisser alors (ef. Me. x, 41 ; Mt. xxx, 17), tandis que dans Jo. elle ne marquerait qu'un vaet-vient sans portée, peu conforme à sa manière. Pour la même raison cette indication ne saurait être une transition inventée par un rédacteur pour insérer l'épisode de la femme adultère : Jésus étant dans le Temple, il n’y avait qu'à l'y laisser. Nos deux versets ont donc été insérés comme faisant partie d'un contexte déjà acquis. — Dans vir, 53 téroy (S. d’après 1. 25) se recommande au lieu de oxov comme plus sémitique, mais contra D et la masse. — Jo. ne parle nulle part ailleurs du mont des Oliviers.

2) D à rrpxyewverat et om. zat allons Edidaoxev adtoëc. Au lieu de 6 Aade, dars G SU et 20 cursifs 6 ëyhos, sûrement pour SC rapprocher du style de Jean plus ou moins consciemment; car Jo. ne dit Xads que dans x1, 50 répété xvin, 44, où c’est le mot propre et nécessaire. Au contraire xäs © kads dans Le. var, 29: xvur, 43. Dans Jo. ëgkos une vingtaine de fois. — ëp0pov cf. Le. xxiv, 1, Act. v, 21; Jo. dit xzowl; xvint, 28; xx, 1. — Pour la tournure cf. Mc. 1,13 : xat rüs 6 UpAos Hoyeto rpôs adrôv, yat Edldasnev aërods. — pour aabious cf. Le. v, 3. Le Christ de Jo. n’enseigne pas assis.

3) Les mss. 1.25.254 ont of apyuepeis au lieu de of yeappareis, leçon mal soutenue et empruntée à vi, 32; mais si elle est vraisembable dans un complot où le Sanhédrin agit sans se montrer, on ne concevrait pas qu'il ait pu,

èrt poryela Mat nee xoù crea adthy Ev Fe Me at

LU

Audouake, aürn à yovh xarelnmtat Èr” abrogwpu poryevopévn Eèv D To vou ui Muvoñs dyerelharto Tac vouairas JAubdberv' où cby ti AëyE Bzrobro Dù Eheyoy merpélovres abrôv, Îva Éyuoy xarnyopeiv abroï. © CÈ ’Inoode néru 20Vac Tr DaxtrÜAW XATÉYPAEV els Th YAV. Te È ëmévevoy

us adrév, dvérudey nat eîmev abrois ‘O Gvapdprnres bpüv rpüros 2m” adrhy Bokérw AMov' Fual méliv xaraxibac ÉVpagey els tv yav. Soi

. xareumnra (HV) ct non enrrat (S).

. eveteuharo (HV) et non Guxxeevet (S).

. sxwotv (HV) et non oywst (S).

. xaraxvbac (HV) plutôt que xarw xubas (S).

même pour tendre un piège à Jésus, le charger de juger à sa place. La lecon oi yeauuateis est donc certaine; avec oi œapwaïor elle est fréquente dans les synoptiques (cf. Mt. v, 20; xu, 38; xv, 4;fxxut, 2. 13. 14; Me. vu, 5; Le. v, 21, etc.) tandis que Jo. ne nomme même pas les ypœupareis. — Au lieu de àv uoryeia, D lit rl épapreia, qui se rapproche plus du texte d'Eusèbe (ILE, IN, 39, 47), et qui ménage l'intérêt; mais précisément D aura voulu éviter une … répétition. Pour le texte admis, cf. Épict. IL, 4, 1 : xateflnxté note uoryôs èv r . TÜÂEL.

4). Placer quelqu'un en évidence, pour poser une question de principe, cf. Le. vi, 8; 1x, 47 — Mt. xvin, 2 et Me. 1x, 36. — Er” adtoowipw, très usité pour un flagrant délit quelconque, quoique l'étymologie n'indique que le vol (oup voleur). — Gôéoxaks au vocatif, fréquent dans les trois cree dans Jo. comme explication de ‘Paéét (1, 38) et de Paééouvt (xx, 16). — < écrit : Aéyousv adtéi Exrerpdtovtes adtbv oi iepets {va Éywaiwv xatnyoplay adroÿ, ne à duddonahe. — iepeis n’est soutenu par personne (sauf d), et n'a aucune raison d’être; mais peut-être le dessein tentateur était-il énoncé avant comme dans E G, etc.

5) Dans D éxéheusev +. tr. AdÇerv. ExÉlevoev n’est pas soutenu et est inyraisemblable, d'autant que dans le N. T. xsketw se dit d’un ordre positif dans une circonstance donnée, mais cf. Eveteflaro de Moïse Mc. x, 3; Mt. x1x, 7. — Aube (deux fois dans les LXX, et Afo6okeiv près de 30 fois) est bien soutenu et peut être préféré comme plus rare. — D ob 3 vü (au lieu de ob oûv) avec

.c f?r; tu autem. Ambr. tu vero. Les deux sont dans le contexte; si on lit oëv ce n’est pas ici un cas de la manière large de Jo. — La Loi prononçait la peine de mort en cas d’adultère (Lev. xx, 140), et la lapidation était nommée à propos d’une fiancée (Dt. xxn, 23 s.). Ce cas n'étant pas le plus grave, il est probable que la peine pour l’adultère n’était pas moindre que la lapidation. Lorsque les Rabbins s’efforcèrent d’adoucir les pénalités en faveur d'Israël, n’osant toucher au cas de la fiancée réglé expressément, ils admirent la strangulation pour la femme mariée (Sanhedrin. 512).

rés

ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, vit, 6-8. 229

risiens lui amènent une femme surprise en adultère, et la plaçant au milieu, #ils lui disent : « Maïtre, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère; dans la loi, Moïse nous a prescrit de lapider de telles personnes. Toi done, que dis-tu? » 6Ils disaient cela dans le dessein de le sonder, pour avoir à l’accuser. Or Jésus, s'étant incliné, écrivait du doigt sur la terre. Et comme ils ne cessaient de l'interroger, il se releva et leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre. » SEt s'étant incliné de

Mais cette distinction plus que bizarre n'était sans doute pas encore reçue (Ez. xvi, 38.40) et ne dut jamais être mise en pratique dans les exécutions sommaires ; quand le peuple intervient, il lapide (Act. vrr, 58).

62). Gf. Jo. vr, 6 voüro Dè Ekeyey netpdGwy adrôv et Le. vi, 7 va eGowsotv (ici dans le ms. À etc.) xernyogsiv adroë. Le caractère composite de ce v. 62 incline à préférer la leçon de D placée au v. &.

6b) Jésus qui était assis pour enseigner, non point sur une chaire comme aujourd'hui, mais tout au plus sur un escabeau ou un coussin placé sur la terre, se penche pour dessiner quelque chose (plutôt zxaréypagev D, etc. que Éypayev). Ce pouvait être l'acte d'un désœuvré comme dans Aristophane (Acharn. 31) où ypépw est glosé zaraypaqu 7 Cwypapéi Ent ris yüs, Ebwy To CaxTréde # tos rorbrw roudias ivas, ou au contraire le geste d’un homme très absorbé qui fixe sa pensée en écrivant, la terre servant de tablette provisoire. Jérôme (adv. Pelag. 11, 47) imagine, probablement d'après une opinion commune, que Jésus écrivait : eorum videlicet qui accusabant, et omnia peccata mortalium, secundum quod scriptum est in Propheta : Relinquentes aulem te, in terra scribentur (Jer. xv, 13), ce qui a même pénétré dans une vingtaine de mss. évès xborou adrév tas Auaprias. — Tout récemment le texte de Jérémie a élé cité comme une découverte par M. Eisier de Feldafing (Zn FW, 1923, p. 305) : Jésus aurait écrit sur la terre précisément : äpeornxôtes Ent tie vis ypagfruoav, Or épratélimoy rnyhv us Tv Kotoy (Jér. xvir, 13). Le peuple, et surtout ses chefs, s’élant rendus coupables envers Dieu de ladultère spirituel, si souvent repris par les prophètes, personne n'était qualifié pour dénoncer l'adultère en question. — Ce n’est qu’une conjecture ingénieuse.

7) éréuevov cf. Act. x, 46.

&vauéorntos par opposition à &uaotwkds (Le. vir, 37), « irréprochable » dans l'espèce. Il n’est pas question d'une innocence absolue, et Jésus n'aurait pas sans doute empêché un magistrat coupable d'une faute grave de prononcer une sentence, mais ici ce sont des dénonciateurs qui affectent le zèle; on peut raisonner comme Cicéron (Verr. mr, 4) non modo accusator sed ne obiurgator ferendus est is, qui, quod in aitero vilium reprehendit, in eo ipse deprehenditur (Bauer).

8) En reprenant son attitude, Jésus marque son dessein arrêté de s'en tenir là, et de ne pas se mêler autrement de cette affaire. À eux de sarranger avec leur conscience et peut-être aussi avec leur réputation.

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