‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 223 sur 326 · xau 1° (H) ou om. (TV) mais non oc à (S · texte numérisé non relu

xau 1° (H) ou om. (TV) mais non oc à (S

getat ärd Exxhnotas tôs dmowiac. Dans Le. vr, 22, le mot employé est &gopiteuv dans Jo. érosuvéywyos, x, 42; xvt, 2. C'était une mesure individuelle, qui se ee perpétua dans les communautés chrétiennes (I Cor. v, 2. 5), et qu'il ne faut pas = confondre avec la malédiction prononcée contre les chrétiens par les Juifs (cf. Le Messianisme.… p. 294). D'ailleurs nous ne sommes pas informés pour cette époque sur le détail de cette excommunication, sa durée, les pénalités secondaires qu'elle comportait (défense de se couper les cheveux, Moed Qatôn, ‘in, 1-2) etc. Il est très vraisemblable que les chefs des Juifs s'en soient servis contre ceux qui adhéraient à Jésus. D’après vu, 52, ils avaient nettement pris parti contre ce qu’ils regardaient comme des prétentions messianiques. Entre

eux et Jésus le désaccord était des plus graves : il était un Messie qui se disait

proprement Fils de Dieu. Mais le public n'avait pas à pénétrer dans cette sphère; il suffisait de le mettre en garde contre les séductions qui étaient à sa portée. On pourra comparer la parole de Chime‘ôn ben Chetakh qui envoya = dire à R. Khoni : Je t’excommunierais (à cause de la témérité de sa prière) si tu n'étais Khoni.. tu es comme un fils auprès de Dieu; il fait ce qu'il te plait, etc. (Taanith, nr, 8). — On s'étonne de l'assurance de M. Loisy : « Une ; telle excommunication existait certainement au temps où fut écrit notre évan- > gile; elle n'existait certainement pas encore aux premiers temps de la prédication chrétiénne, à plus forte raison au temps de Jésus » (p. 314). N'aurait-il pas confondu la menace d’excommunication au temps de Jésus que nous connaissons par Jo. et la malédiction du Chemoné-esré? Évidemment. l’excommuni- -— cation des chrétiens comme tels n’existait pas au temps de Jésus; mais l’excommunication existait, et les Juifs durent l’employer pour arrêter le progrès de la doctrine de Jésus de son vivant aussi bien qu'après sa mort. 23) Répétition qui ne serait pas sans redondance, si Jo. n'avait voulu insister

ki am

» f La à" > 2e £ :

“Haurion Eyes, abrèv érepurhoare. ?#’Epwvnoav oùy rèy dvbpwroy Ex

RE à = ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, IX, 24-29. 267.

convenus que quiconque reconnaîtrait [Jésus] pour le Messie serait exclu de la synagogue. # C’est pourquoi ses parents dirent : « Il a l'âge, questionnez-le. » #Ils firent donc appeler une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu! nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » 25 Celui-ci donc répondit : « S'il est un pécheur, je ne sais; je sais seulement que j'étais aveugle et que je vois clair à présent. » #Ils

lui dirent done : «Que t’a-t-il fait? Comment t’a-t-il ouvert les.

yeux? » ?Il leur répondit : «Je vous l'ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous [l'entendre encore? Est-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples? » #Et ils l'injurièrent et dirent : « C’est toi qui es son disciple! nous, nous

sommes disciples de Moïse; *nous savons que Dieu a parlé à Moïse,

sur la peur qu'inspiraient les Juifs, et sur les obstacles qu'ils mettaient à la foi.

24) Bien plus ils essayent de peser sur le miraculé lui-même, au nom de leur compétence dans l'appréciation des valeurs morales et religieuses. Au. besoin

äls reconnaîtraient le miracle, pourvu qu'il n’ait pas été fait par Jésus : cela

seul leur importe. Cependant la formule «rends gloire à Dieu » ne signifie pas : « rapporte à Dieu seul l'honneur du miracle »; c’est une adjuration de dire Ja vérité (Jos. vu, 19; cf. I (IH) Esdr. 1x, 8; Esdr. x, 44), et cela pour arracher un mensonge !

25) Réponse plus courageuse qu’elle ne parait, car elle est ironique : vous savez ce que vous savez; je sais ce que je sais. À vous de faire une conciliation, qui a déjà été jugée impossible (16). — &v, participe présent pour le passé; cf. ME. xxvir, 40; Apoc. xx, 10.

26) Alors comment faire? retour aux vv. 10 et 15. C'est bien ici qu’on piétine, indice évident de l'embarras de la hiérarchie.

27) Cette fois l'ironie est flagrante, et devait passer auprès des Pharisiens pour de l’insolence. — Ordinairement 0ékew est suivi de l’infinitif de l’aoriste; mais ici : « Voulez-vous toujours entendre la même chose (Deb. $.338), devenir peu à peu ses disciples »? — y suppose une réponse négative. Le trop charitable Augustin, et qui aime l'antithèse, fait dire à l’aveugle qu'il serait bien aise de leur conversion tam vides, sed non invides ; alors qu’il n’est même pas encore dit que l’aveugle se soit rangé parmi les disciples.

28) Ces Pharisiens bien élevés descendent à l’insulte, et estiment insulter encore en conseillant à l’aveugle de se faire disciple de Jésus. Ils lui rejettent son ironie, et lui laissent entendre qu'il n’est plus disciple de Moïse s'il fait cc pas, car on ne peut êlre avec le législateur et avec celui qui viole la Loi.

29) S'ils s’en étaient tenus au premier point! Mais le parallélisme par contraste Jes engage à dire qu'ils ne savent pas si Jésus a un mandat de Dieu.

D F ) = © , % Eté. gmexplôn 6 dybpuros wat elmey abroïs ‘[Ev voir Yap sè € Q … ? " f = » 2 x VAN où roù Daupaorov Éoru Ov duels oùx oldate moe Éotiv, mat due v à = 4 ? ? 2 bphañuoss. Soïdapev Or à Deds duaprwnwy oùx anoûet, AA dv Te 3 | , - A ? A 32 2 — 1& oùx Oeooshe À nat To OEM adToÿ mou voirou Gxobër. Êx TOÙ @ de re 5 RE Et :mrotoôn Or vctÉév vis dpÜañmods Tuphoÿ Yeyevvnpévou" et fun MY oùToc, z A 42 DRE mapx Oco5, obx môuvaro moutv oùdév. EGrexplümoar voi eirav adrü € ! CLR 1 NEA Ev duœprlais où Eyevvfôns hoc, xai où didoxers pacs nat ESéfahoy % « 1 x "4 A adrèv EE. 35 ”"Hyuoucey ‘Inooës Ov EÉéfiahoy aûrèv ÉSw, xat

sit

Page 1