‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 227 sur 326 · HER · texte numérisé non relu

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ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, 1x, 40-41,

il lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme? » #11 répondit et dit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui? » ? Jésus lui dit : @ Et tu le vois, et celui qui te parle c'est lui-même. » #11 dit : « Je crois, Seigneur »; et il se prosterna devant lui. ® Et Jésus dit : « Je suis venu en ce monde pour que se produise le discernement; afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » 4 Quelques Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et ils lui dirent : « Serions-nous aussi des aveugles? » M Jésus leur dit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de

péché; maintenant vous dites : Nous voyons clair! Votre péché demeure. »

méprisé par les sages, a été élevé peu à peu à la lumière de la foi. C'était aussi le cas des disciples. Cette pensée n’est pas moins en situation durant la vie de . ésus sous la plume de Jo. que dans les synoptiques. Il est tout à fait arbitraire de dire avec Loisy que Jésus vise ici directement les Juifs et les Gentils; tout au - plus sont-ils figurés en seconde ligne. Le sens symbolique du miracle est dévoilé sans allusion aux destinées ultérieures de l’évangile; c’est le passage de la cécité à la lumière (cf. Is. xuur, 16), se détachant sur le sombre fond de l’'aveuglement persistant (cf. Is. vi, 9; Lvr, 10).

20) Il se trouve là des Pharisiens, non plus la coterie dirigeante qui a figuré précédemment, mais des curieux comme il pouvait toujours y en avoir autour de Jésus. — yet” «ÿroÿ n'indique nullement qu'ils soient ou aient été disciples, comme on ne pourrait même pas le conclure de ur, 26, mais simplement leur présence (x11, 17; xx, 24. 26). Ils paraissent plutôt embarrassés que malveillants. Jésus a fait deux catégories; ils ne sont pas tentés de se ranger dans la seconde, menacée de cécité : mais ils ne supposent pas (uw) que Jésus osera les mettre eux aussi (xat fus) parmi les non-voyants pà fhérovres (39) qu'ils nomment aveugles, pour accentuer l’énormité de l'hypothèse envers des gens instruits. 41) Jésus adopte leur mot : aveugles. même cela vaudrait mieux, dans l'hypothèse d’une ignorance comme celle des gens du peuple, du miraculé par exemple, qui ne demandent qu’à être instruits de la vérité religieuse. Le péché sur ce point ne commence que lorsqu'on prétend n'avoir pas besoin de lumière. Xéyere doit s'entendre de la réflexion des Pharisiens, car elle prouvait bien qu'ils se mettaient parmi les voyants, et à cause de vüv; mais cette réflexion ils l'ont faite souvent, du moins intérieurement, et c’est ainsi que le péché d'aveuglement volontaire a pénétré en eux et qu'il demeure, parce qu’il détruit la racine même du salut, le désir d'être instruit et corrigé, de recevoir la lumière et d’en user. — Il est sous-entendu qu'il sera effacé s'ils passent dans la catégorie de ceux qui ont le sentiment de leur cécité et désirent la guérir. On ne voit pas un rapprochement étroit entre cette parole et celle sur le péché irrémissible dans Me. ur, 22-30 et Mt. xnr, 22-37, encore moins peut-on écrire se Notre évangile ne fait que transposer et interpréter les données des synoptiques » (Loisy, p. 79).

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