‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 233 sur 326 · JMPRESSIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

JMPRESSIONS DIVERSES

19) Nous avons déjà rencontré osylsuæ dans deux circonstances : après les discours à la fête des Tabernacles (vn, 43) et à propos de l’aveugle-né (1x, 46) : rélw peut se rapporter à la dernière dissension ou à toutes deux, mais plutôt & la première, car On dirait de deux conclusions d'une activité de Jésus, le second cas étant spécial aux Pharisiens. lei ce sont les Juifs, ses adversaires ordinaires.

20) I y à erescendo : la possession est caractérisée comme causant une véritable folie. Et les adversaires, craignant néanmoins l'influence de Jésus, ne

veulent même pas qu'on l'écoute.

284 ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, x, 21.

abroÿ œuoûere; HŒAXor Ekeyoy Tara rà Bar oùx Ecriv Daruotonéveur uh daruôvroy Divarar ruoAdv dpOaAuOdS vote; 2 'Eyévero, rôre + Evualvix Ev voïg ‘Ieposoïdpors yarndy %v, xt

21) L'adhésion est aussi mieux appuyée : les paroles n'ont rien d'insensé, tant s'en faut; et il y a un miracle du tout premier ordre : la tendance représentée par Nicodème (1, 2) a donc gagné du terrain.

Sur l'origine de la parabole du pasteur. Bauer (cf. Loisy) reconnaît que ce qui est dit du pasteur peut s'expliquer d’après l'A. T. d'une façon parfaitement satisfaisante. {l éprouve cependant le besoin de faire des rapprochements avec le monde païen, et cite Anubis chez les Égyptiens, Attis chez les Phrygiens, Yima chez les Perses. Il a eu le bon esprit de ne pas nous renvoyer à l'Hermès criophore, si souvent comparé au bon pasteur qui porte sa brebis sur ses épaules, et en effet M. Perdrizet (Bull. de corresp. hellén. XXVII, p. 344 ss.)a montré que le bélier était à l’origine une victime expiatoire portée par un éphèbe (Paus. 1x, 22, 2); cf. RB.; 1905, p. 311. Le renvoi à Anubis, Attis, etc. n'est qu'une ostentation d'érudition puérile, alors que l'Ancien Testament est une source plus prochaine, dont la dérivation est claire. Il n'y a pas à chercher une dépendance des phénomènes secondaires entre eux quand l'importance de la vie pastorale chez les anciens explique suffisamment la pénétration du thème du pasteur dans la religion comme dans la politique.

Pour la comparaison avec les écrits hermétiques, spécialement le Poimandrès on peut voir RB., 1914, P. 391-407 : le Pasteur d'Hermas et les livres hermétiques, par G. Bardy. Reslent les textes de Philon. De Philon aussi il faut dire que sa comparaison du Logos avec un berger lui est inspirée par l'A. T. Dans De mutatione nomin. 116; I, 596, il cite Ps. xx, 4, et compare le logos divin à un pasteur et roi de l'esprit; dans De poster. Caini 68; [, 238, ce n’est pas le logos divin, mais la droite raison qui gouverne les facultés inférieures, avec renvoi à Num. xxvur, 46.17: dans De agricult. 51; I, 308, Dieu, pasteur d’après Ps. xx, 1, confie le gouvernement des éléments du Cosmos à son Logos. Dans tout cela on voit l'emploi à l’allégorie psychologique ou cosmologique de notions très vagues sur le pasteur, absolument rien des relations intimes du pasteur et des brebis, ni de son dévouement; il ne pouvait être question de sa mort. Nous entrons volontiers dans la voie de ces rapprochements, car ils éclairent d'un jour merveilleux ce qui est le propre des paraboles évangéliques : l’union d’une vue attentive des choses les plus simples et d’une conception profonde sur les rapports de l'homme avec Dieu.

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