DÉCLARATION SOLENNELLE À LA FÊTE DE IA Dépicace
Tout ce qui précède, depuis vu, 4, se rattache à la fête des Tabernacles et aux jours qui ont suivi. Il n’y a aucune raison de supposer que vin, 42 ss. aient été séparés de cette fête par un long intervalle. Or la fête des Tabernacles avait lieu en septembre, celle de la Dédicace en décembre. Il y a donc —environ trois mois entre le discours sur le bon pasteur et l’allusion qui y est faite ici (26 s.). On en a conclu (Wellh. Loisy) que c'est le même discours, l'intervalle marqué par la distinction des fêtes étant une addition rédactionnelle. Mais nous avons déjà vu dans vir, 49-24 une allusion au miracle du
d'un démon et déraisonne; pourquoi l’écoutez-vous? » ?! D'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un possédé; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles? »
2 On célébra alors la Dédicace à Jérusalem : c'était l’hiver, 23et Jésus allait et venait dans le Temple, sous le portique de Salomon.
ch. v, après un intervalle encore plus long. Il est vrai qu'on tire de ces deux cas la même difficulté. Le P. Calmes y à très bien répondu (p. 320) : « Si l'on veut tenir un compte rigoureux [quant à l’ordre] de tous les détails que présentent les propos du Sauveur dans le IVe évang., on se heurtera à des difficultés insurmontables. Mais le vrai point de vue est celui où se plaçait l'Évangéliste en rapportant les discours et les discussions de Jésus. Pour l'écrivain sacré, il s’agit d’une même doctrine s’affirmant à l’occasion de différentes circonstances historiques. IL à soin de nous indiquer avec précision ces circonstances, mais les intervalles de temps qu’elles supposent n’ont pas pour effet d'interrompre le développement de sa pensée. » Au surplus si l'on ne lisait pas au début du chap. la parabole du bon pasteur, on n’en comprendrait pas moins assez bien les vv. 26 ss. Dans le contexte actuel c'est incontestablement une allusion à un discours antérieur. Elle serait étonnante si beaucoup autres sujets avaient été abordés depuis entre les mêmes personnes; mais il est vraisemblable que Jésus a quitté Jérusalem dans l'intervalle (cf. Le. x, At, 24). Dans cette perspective Jo. reprend la discussion où il l’a laissée, ou plutôt les Juifs poursuivent l'éclaircissement qu’ils avaient à cœur, tandis que Jésus tenait pour acquis ce qu'il avait déjà enseigné. |
C’est par là que cette page a une très grande importance; on touche au point brûlant qui n'avait pas encore été abordé ni résolu d’une manière aussi franche.