‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 236 sur 326 · exe (SV) plutôt que etxoy (TH · texte numérisé non relu

exe (SV) plutôt que etxoy (TH

24) Les Juifs, eux, toujours eux, environnent Jésus comme pour ne pas le: laisser aller avant qu’il ait répondu à leur question, dans de but de le saisir, si la réponse leur paraissait suspecte. — «po littéralement «élever » cf. Jos. Ant. I, u, 3 : âmes élevées à la hauteur d’un péril. Ce n’est pas tenir Ja seule curiosité de l'esprit dans l'incertitude. Jésus a excité une grande espérance, surexcité l’âme nationale; il faut passer à l'action ou y renoncer. Dans les

deux hypothèses on a besoin d'être éclairé. Or il n'avait jamais dit qu'il fût le

Christ, si ce n’est à la Samaritaine (rv, 26) et moins clairement à l’'aveugle-né

(x, 36 s.). Jo. est donc ici parfaitement d'accord avec les synoptiques sur le

secret messianique, si remarquable surtout dans Me.; Jésus me prenaït le titre: de Messie qu'avec ses disciples, auxquels il pouvait ‘expliquer le véritable

esprit de sa mission. Les Juifs n’ont dans la pensée que le Messie national qu'ils attendaient alors, et s'étonnent que Jésus ne se pose pas plus nettement en cette qualité. — roppnoiz non seulement franchement, mais ouvertement, par: une déclaration publique (vn, 13.26; xvnr, 20). — eë cod &t « si tu prétends être », et si peut-être tu es en effet. Prendre la qualité de Messie n'était pas un blasphème. — eixdy serait beaucoup mieux que eix£ : « dis-le nous une bonne fois »; mais n'est-ce pas une correction élégante de x ?

25) Jésus ne refuse pas de les éclairer, quoique leur incrédulité eût mérilé qu'il ne répondit pas, puisque toutes ses déclarations sont pour eux mon avenues. Cependant il n'emploie pas directement le mot de Messie, se référant à ses affirmations précédentes, d’où il ressortait clairement qu'il était l'envoyé de Dieu et le vrai Fils de Dieu. Et pour condamner leur incrédulité, il allègue de nouveau (v, 36) le témoignage de ses œuvres, œuvres faites au mom du Père, c'est-à-dire comme son envoyé (cf. v, 43), et contenant ses lettres de: créance en même temps qu'elles atteignent le but qu'il leur a assigné.

26) Allusion à la parabole du bon pasteur. Pour l'idée ef. vi, 44, maïs ici il n'est renvoyé à aucune action divine, de sorte que si comparaison était raison, il faudrait dire que les hommes appartiennent à des catégories d’où dépendent leurs actions. Si au contraire la comparaison doit s'entendre mutatis mutandis, les hommes ne sont pas dépouillés de leur libre arbitre pour être comparés à un troupeau. Parmi les chefs spirituels qui se disputent l'empire

—des esprits ou des âmes, chacun a son troupeau qui se donne à lui à la manière humaine, les uns par réflexion, les autres par entraînement, d’autres par imitation et par habitude : Jésus demande la foi, qui est un acte du libre arbitre ; il ne dit pas précisément estote oves comme Aug. le disait à ses audi-

ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, x, 27-29. 287

24 Les Juifs donc l’entourèrent et ils lui disaient : « Jusques à quand tiendras-tu notre âme en suspens? Si tu es le Christ, dis-le nous franchement, » % Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous me croyez pas : les œuvres que je fais au nom de mon Père me rendent témoignage ; ? mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de

teurs, mais il suppose bien que s'ils avaient voulu ils en auraient été, et alors ils auraient entendu sa voix, c’est-à-dire adhéré à sa doctrine. Bien noter où morebere et non pas oûx Emisteboate; c’est maintenant encore qu'ils ne croient pas, parce qu’ils opposent leur parti pris (cf. 11, 19 ss.) de ne pas entendre à la bonne volonté de ceux qui écoutent. — La vraie lecon est bien Gr oùx et non pas où yé avec À etc. a e boh sah qui a du moins la valeur d’une exégèse refusant de donner à la phrase le sens d’une prédétermination naturelle.

21 s.) Deux actes des brebis auxquels répondent deux actes de Jésus (Thomas) : le libre arbitre est si peu nié qu'on dirait que ce sont les brebis qui commencent si l'on ne se rappelait l’action de Dieu (vr, 44), exprimée ici par l'appel ou la voix de Jésus. Les brebis entendent, reconnaissent leur pasteur (3), et alors il constate que ce sont bien les siennes; «elles suivent leur pasteur (4), et lui, ce qui n'avait pas encore été dit, leur donne non seulement une wie très abondante (10), mais une vie qui est le commencement de la vie éternelle. Désormais «elles sont dans sa main (Is. xzut, 43) à l'abri de tout danger (vr, 39). Aug. l'entend des prédestinés; Mald., Schanz, Kn. des dangers extérieurs. Des deux façons c'est introduire dans le texte des idées, justes en ellesmêmes, mais qui n'y sont pas exprimées. Dans ce passage, comme précédemment (vi, 40.44), Jésus indique la conséquence pour ainsi dire naturelle de la grâce : c’est la vie éternelle. Ce n'est pas Dieu qui détruira l'ordre qu'il a voulu, et personne ne peut prévaloir contre lui. Le danger ne peut donc venir que de l'homme lui-même, contretemps fâcheux possible, mais qui n’est pas exprimé. — Un bon pasteur, voilà done ce qu'est le Messie et quel est son rôle. C’est ce que les adversaires ne veulent pas comprendre : Vos calumnias propterea quaeritis, quia de vita praesenti cogütatis (Aug.).

29 s.) L’enchaînement des idées est assez clair : personne ne ravira des brebis au Fils parce que personne ne peut les ravir au Père; et la raison de dire du Fils ce que tout le monde concède du Père, c'est qu'ils sont une même chose.

Mais le détail offre des difficultés considérables, d'autant que le texte n’est pas sûr.

11 y a deux leçons (car la leçon hybride de Soden est un non-sens) : a) à Bldonév por révrwv peîtOy EST, dont l'élément principal est 6, car si weifov est très peu représenté, ce peut être par la négligence qui ne distingue pas o et w. Donc o d’après à BL W 45ev. boh tous les latins anc. et vg. (sauf d), Hil. Aug. On ajoute Tert, adv. Prax. 22, cependant le ms. F lit parer enim qui maior est omnibus müihi dedit, qui ne peut être une variante latine, et qui serait donc une correction d’après le grec, si ce n'est la leçon originale. Cette leçon a été

TOY rpofdruv roy Époy.

21 rx mobfara Ta Ua Ths AN pLoU énoboucu, x4Y0 uwooxw adT, Kai &nohovboüoty por, 8 xàyo ddwpu abroïs Cwny aiOVIOY, La où ph arbAwvrar els Tèv alüva, nai oÙy Gprdcer vis abto Ex rh qeupbs pou. 796 marhp pou à Déduxéy por mévrwy peilov Ecru, nat obdeis Düvarar dprdber En Th Hetpès TO Tarpoc. 3 Eyw at 6 raThp ËV Ecpev. 1 ’Efdoracay mékw Adous of ’loudator vx Abdowewv adrév. Farexplôn . abrote 8 ’Imooëc ILoNAG Épya aka ÉdaË® bpiv Ex ToÙ marpés' Dix moov adroüv Épyov Euè Ababere; 33 Gmenptômouv abt® ot ’Ioudator Ilepi xOhoÙ

À Hana) Sa sole.

28. ddœwpe avrotç nv atwvov (THV) plutôt que &. «. à. «. (S).

29. o deduxev pot mavrwv pe&ov (TH) et non o ôsôwnev por, Tavruv petwv (S) plutôt que oc à. pu. pettwv ravrwy (V).— om. pou p. matpos (TH) plutôt que add. se

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