‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 237 sur 326 · xadœ edaëa vuv (TSV) et non €. vu. x. (H · texte numérisé non relu

xadœ edaëa vuv (TSV) et non €. vu. x. (H

r entendue de deux manières : Ce que le Père a donné au Fils c’est sa nature.

(Aug. Thom. Kn. cf. Conc. Later. IV dans Denz. 432) ou encore sa puissances (Schanz, Belser), et cela est en effet plus grand que tout. Mais qui songerait à.

. enlever nature ou puissance du Fils des mains du Père?

Le contexte exige impérieusement que le don soit celui des brebis (opinion commune); alors il faudrait entendre : «le plus précieux des dons »; on comprend que ce soit une raison pour le Fils de le garder, et en faisant au Fils un don si rare, le Père ne s’en désintéresse pas; pour uet£ov dans le sens de précieux, on peut alléguer Mt. xx, 17.19.

D) Ôç Dédwxév pot mévtwy pelwv éotty (tous les autres, même N et W pour ueuv). Le sens est plus facile : mon Père qui m'a donné ces brebis est plus grand que tous et par conséquent... Il les met dans ma main sans cesser de les. avoir dans la sienne, car la main signifie ici la puissance, qui leur est come. mune. — Mais la plupart des critiques objectent précisément à cette leçon d’être une correction dans l'intérêt de la clarté, plus simple que celle de D (o. dedoxws, préférée par Blass). Dire que le Père est au-dessus de tout est une vérité qui paraît trop courante pour être relevée ici.

Quoiqu'il en soit, ce qui nous frappe c’est que la main du Fils soit mise sur r le même rang que la main du Père, ou plutôt qu’elles constituent une même sauvegarde. Jésus avait paru s’attribuer à lui seul de donner la vie aux âmes et de les garder dans sa main. Selon sa coutume (v, 49 ss.; vi, 37; var, 46; vin, 49; x, 18), il se hâte d'associer son Père à son œuvre, comme celui d'où. émane tout don : le Père confie un dépôt au Fils, et il le garde par sa vertu, comme le Fils garde ce qu'il a reçu du Père.

30) L'unité au neutre ne peut être l'unité de deux personnes qui n’en

— feraient qu'une : le pluriel des personnes distinctes est d’ailleurs sauvegardé

par ësuev. D'autre part l'unité de sentiments et d'affection ne suffit évidemment pas à épuiser le contenu d’une formule si énergique et. si mal reçue. On pourrait songer à la puissance, suggérée par le v. précédent : Chrys : xarà tv

es brebis. ?7 Mes brebis entendent ma voix, et je les connais, et <lles me suivent, #et je leur donne une vie éternelle, et elles ne

qu’il m'a donné est plus précieux que tout, et personne ne peut[rien] æavir de la main de mon Père. % Mon Père et moine sommesqu'un ». : 3 Les Juifs apportèrent de nouveau des pierres pour le lapider. & Jésus leur répondit : « Je vous ai fait voir beaucoup d'œuvres bonnes [venant] de mon Père; pour laquelle de ces œuvres me lapi- £ … dez-vous? » #Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une

Oévauv Évrabla Aéyov za yèo mept Taûtns Av 6 Adyos Gras ar. Et de ÿ Dévauts à sdré, ebdnAov Ott al ñ oùala. HLSADE

Mais il semble que si l’idée de puissance commune domine au v. 29, la con- «lusion dont parle Chrys. est expressément tirée au v. 30, car l’unité de deux personnes en une seule chose s’entend plus exactement du principe même de leurs facultés que d’une faculté spéciale. Cette déclaration est donc plus claire que les précédentes (v, 17.19.20; vir, 29; x, 45) où l'unité de nature pouvait se déduire de l’unité de connaissance et d'action, mais où le terme du raisonne- - ment n’était pas aussi nettement atteint. Les Juifs ne s’y méprirent pas.

31 Baorétw, peut-être « lever », mais plus communément « porter ». Les pierres ne se trouvant pas sous le portique, on va les chercher dans les espaces à ciel ouvert. :

— rékuw, Cf. var, 59.

71 32-39. JéÉSUS EXPOSE SA PROPOSITION PAR SA FILIATION DIVINE. Cette fois Jésus ne disparait pas, même il se défend contre ceux qui Paccu- | sent de blasphème. Pour s’en étonner, il faut n'avoir jamais vu de ces scènes où Ja violence parait devoir tout emporter et qui se terminent en palabres. Rien de plus commun en Orient où l'on s'efforce d'intimider un adversaire par des cris et des gestes, mais où l’on est très lent à passer aux voies de fait. Il n’y a pas à s’imaginer « que les bras se paralysent et que les pierres s’attachent aux mains » | (Loisy, p. 332); il n’y avait eu aucune sentence. L'émotion avait été vive sur une parole hardie : Jésus l'explique; on l'écoute. Mais comme il ne rétracte rien, l'hostilité ne désarme pas. — Il est inutile d’insister sur le cachet historique de ce morceau, qui ne doit rien aux synoptiques et qui est si complètement dans le ton de la controverse avec les docteurs de la Loi. 32) ärexol0n comme 1, 48. — Il y à incontestablement une certaine ironie dans cette apostrophe (Mald., Schanz, Holtz., Loisy, etc.), mais Jésus n’affeete point de ne pas comprendre le motif de leur irritation. S'ils s’attaquent à son dire, c’est sans doute qu’ils ont à critiquer aussi les preuves qu’il en a données: or, ce sont à la fois des signes prouvant qu’il agit-par la puissance de son Père, comme il vient de le dire (detxwuu cf. n, 18; v, 20), et des actes irréprochables, des actes même de bienfaisance, par ses miracles et son enseignement. Y a-t-il là um motif de le lapider (AÔdÇers présent de conatu)? C'est en cela qu'apparaït l'ironie. 33) Les Juifs la relèvent vivement. Que Jésus ait fait des bonnes œuvres, il

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