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ne le concèdent pas et ne le nient pas non plus; en tout cas un blasphème n'est i = pas une bonne œuvre. L’accusation est plus nette que celle de y, 18. On pouvait se faire dieu comme Caligula, qui prétendait être un dieu quelconque : prétention insensée, puisqu'il n'y a qu’un seul Dieu. Mais il était encore plus inout - . qu’un homme déclarât qu'il était ce Dieu unique. Proposée de cette manière la formule devait nécessairement faire naître le scandale; aussi n'est-ce pas ainsi ne qu'a procédé Jésus. La seule manière d'aborder ce mystère était de distinguer le Fils et le Père, sans rompre leur union. A cette condition on pouvait admettre ; ÈS que quelqu'un se présentàt comme envoyé de son Père, et un avec lui, sans prétendre le remplacer, à la facon d'un dieu nouveau, d'un Zeus, qui aurai détrôné son père Kronos. Aussi Jésus ne conclura pas directement : je suis Dieu, mais je suis le Fils de Dieu qui demeure en mon Père. Toutefois, pour préparer les esprits à aborder ce point si difficile, il montre d’abord qu'il ne faut pas trop vite se scandaliser pour des expressions que peut-être on a mal L comprises. : + 34) vôuos de toute l'Écriture, envisagée comme une règle dont on ne peut s'écarter; ou@v comme dans vu, 47, pour que les Juifs ne puissent pas se. : dérober à l'argumentation. Le texte est emprunté au Ps. rxxxnr, 6 : les magis- trats déjà nommés dieux au v. 4 sont interpellés par Dieu même, qui tout en. les jugeant leur donne ce titre à cause de leur charge. Peu importe qu’ils aient . été prévaricateurs, et ils ne doivent pas se faire illusion sur une qualification qui ne les préservera pas de la mort : pour le moment ils avaient droit à ce titre sans doute comme représentants de Dieu; cf. Ex. vur, 1 déduxé oe 0eby Papa. Mais je n'oserais citer dans le même sens comme on le fait Ex. xx, 6 où Elohim est traduit dans les Septante zebs <d xottiosoy roë 6e5, car il n’est pas assuré qu'Elohim signifie ici le magistrat. Dans Ex. xxn, 8, il Y à Evortoy toù 6c05, et dans Ex. xxn, 28 il faudrait plutôt traduire Dieu au singulier : 8eobs où xax0X0y4— cts, xa Goyovras x. +. À. prouve précisément que les chefs ne sont pas appelés. Elohim. D'ailleurs cet emploi métaphorique ou par catachrèse du nom de Dieu était bien connu de Philon qui s’en servait pour son Logos; cf. de Somniis, I, 229: 1, 655 6 pèv dAneig Oeds efs Este, où d' Ey xataypros Acyôuevor zhelovs. | 35) Plusieurs opinions sur le sens de robs oùs 6 AGyos roù 608 Eyévero. Cela ne veut pas dire : tous ceux auxquels Dieu a adressé la parole, patriarches, prophètes, etc. (Aug. Thom.) parce qu’on ne voit nulle part qu'ils aient tous été. appelés-dieux; ce n’est pas ceux que la parole divine a installés dans leurs. fonctions de magistrats (Zahn, Schanz, Till.) parce que cette conjecture ‘ingénieuse n’a aucun appui sur le texte; c’est donc simplement : ceux à qui parle le Seigneur dans le passage cité (cf. Calmet, Holtz.). Toute parole de l'Écriture fait autorité, mais encore faut-il savoir dans certains cas quelle est la personne
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