‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 239 sur 326 · RARE · texte numérisé non relu

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ne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et ce que, étant homme, tu te fais Dieu. » # Jésus leur répondit: est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : vous êtes des dieux? “elle a donné le nom de dieux à ceux auxquels fut adressée la ole de Dieu, et [si] l'Écriture ne peut être récusée, — %à celui que ère a consacré et a envoyé dans le monde, vous dites : Tu blas-

parle, un prophète, ou un adversaire, etc. Ici c’est Dieu lui-même ëyw eixa : emarque n'est donc pas du remplissage. — La Loi, sujet de eixev, est ici placée par l'Écriture, terme synonyme en fait. — où Givatau pourrait être parenthèse, mais dépend plutôt de et, qui n’est conditionnel qu’en appae : les deux choses sont certaines : que l’Écriture s'exprime de la sorte u’on ne puisse rejeter son autorité. — Adew, cf. v, 48; vu, 23; Mt. v, 19, et dou dans Mt. v, 17; cf. Eurrr. Iph. Aulis, 1268, Déopar’ et Adow 0%. Jésus mnaît done nettement l'autorité des Écritures, ce qui prouve qu’en disant èv épw bu&v (34) il n’a pas entendu raisonner simplement ad hominem. ) Que va conclure le Sauveur? D’après Loisy : « Cette preuve biblique n’est. très loin de ressembler à un jeu de mots » (p. 335). On peut attaquer la ve de deux manières. Elle est bonne si du sens métaphorique biblique on clut à un sens métaphorique; mais alors Jésus réduirait son affirmation à simple catachrèse. Elle est caduque, si on prétendait conclure de la légité d’une appellation métaphorique à celle d’une appellation réelle. ais aussi le Sauveur ne conclut-il pas : « J'ai donc le droit de m'appeler 1 d’après l’usage même de la Loi », mais bien : « Vous ne pouvez donc pas ccuser de blasphème, puisque l'Écriture reconnaît que l'on peut avoir droit itre de Dieu ». Le sens en est à déterminer, et il faut par ailleurs faire la ave de ses prétentions : prouver pour le sens métaphorique qu'on est de atégorie de ceux auxquels s’adressait le psaume, ou, si l’on se dit Fils de 1 au sens propre, le prouver par ses œuvres. C'est un raisonnement @ minort naius très usité par les rabbins, et irréprochable dans ce cas, car la preuve n a le droit au plus est fournie par les œuvres. Avant de crier au blasphème e prendre des pierres, veuillez examiner. Vous n’avez pas le droit d'aller ite pour un mot, qui pourrait s'expliquer; et si mes prétentions sont plus tes, je les justifie.

e v. 36 dit donc en propres termes que le titre de Fils de Dieu, celui que 15 a pris constamment en réservant toujours l'honneur de son Père, n’est it trop élevé pour celui qu'il a sanctifié et envoyé. — &yuéçeu ne désigne ni génération éternelle (Aug.), ni la consécration proprement messianique anz, etc.), puisque Jésus préfère ne pas appeler l'attention sur ce côté de sa sion. Enfin ce n’est pas non plus en soi une sanctification (Che etc.), un don de la grâce, mais plutôt (comme dans Jer. 1, 5; Sir. XLV, 4; KIIX, t même dans Jo. xvn, 17-19, où l'acte de éyié&ew précède la mission) une gnaltion, une consécration à un emploi divin qui suppose les dons nécessaires qui les confère. Or, l'envoi dans le monde, selon la pensée de Jo., n’est la mission donnée à un homme comme Jérémie d’aller prêcher, mais l'envoi

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38. rcoteuere (THV) et non mioteuoate (S) — yivwornte (THSV) plutôt que RO TEUTATÉS 40, emevev (H) ou epeuwvey (TSV).

41, onperov exounsev (THV) et non €. o. (S). ER 42. moïdot entsrevouy (TH) et non €, x. (SV).

lu Fils de Dieu qui était auprès du Père; ef, Jo. m1, 13-47; vi, 33. 62; VIL, ‘23.29.42.58. La « sanctification » doit donc être conçue comme logiquement … antérieure à cet acte : le Père fait choix de son Fils pour l'envoyer dans le monde (x nooyspiodévra, Cyr.). Ce que nous nommons la sanctification n'est qu’une conséquence. Le Père n'avait pas à communiquer au Fils la sainteté qu’il possédait, mais bien à la nature humaine qu'il allait prendre et avec laquelle 1 il sera reconnu comme le saint de Dieu (vr, 69). — Dans ces conditions, ne pou= vait-il pas faire appel à la foi? À 31 s.) Sur le témoignage des œuvres, cf. v, 36; x, 25; xiv, 10. 41. Ce ne sont + pas seulement les miracles, ou la doctrine isolément, c’est toute l'œuvre de Jésus qui est une œuvre divine, l’œuvre du Père. Si l'on refusait d'en croire simplement ë à son affirmation, il faudrait bien reconnaitre à ses œuvres l’unité du Père et du Fils, telle que Jésus l’a proclamée, dans légalité de la puissance et de la nature. I n’a donc rien retiré de sa proposition (30), mais il la prouve par ses actes, … non par l’Écriture, avancée seulement pour leur montrer combien Leur scandale É: était de parti pris. S'il a conclu qu'il était Fils de Dieu et non pas directement qu'il était Dieu, ce n’était pas précisément pour calmer des furieux, mais parce que c'était l'élan spontané de son amour pour son Père et la voie vraiment | divine pour préparer les esprits à l'intelligence quelconque du mystère nécessaire à l'acte de foi. — Pour la leçon xai yiwwoxnte (et non xat riotebonte), à BLX quatre ou cinq cursifs sa. boh. Ath. Hil. sont venus se joindre 6 et W. C’est let type d’une leçon très fine : yrGxe indique un premier acte qui se continue par le présent. La foi précède la connaissance qui va toujours en augmentant. La difficulté de rendre la nuance des deux temps grecs (Hil. uw sciatis eb cognoscatis) : Re est peut-être la cause de l’omission de xal ywéoune dans a bce ff? L Tert. Cyp. ir el D (latinisant) syrsin. qu’il faudrait dans ce cas ranger avec B, etc., comme. témoins de cette lecon. — La leçon xa mioteionte semble une correction qui. serait théologiquement excellente, et l'on s'explique sa diffusion si générale : on croit aux œuvres, d'où une première notion du mystère; mais comme on.

irc que j'ai dit : Je. suis pis de Dicu? de si je ne fais

mon Père. » 3 ts cherchèrent donc de nouveau à le saisir, et dl échappa à leurs mains.

WEt il s’en alla de nouveau au delà du Jourdain dans le lieu où. Jean avait d’abord baptisé, et il demeurait là. # Et beaucoup vinrent à lui et ils disaient : « Jean n’a fait aucun miracle, mais tout ce que - Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et beaucoup crurent en lui Re dans cet endroit. |

ne peut le pénétrer, il est l’objet d'un acte de foi sur un point déterminé. 39) Jésus m'ayant rien retiré, les Juifs essaient encore de s'emparer de lui; cf. vu, 30.32.85. Peut-être Jo. a-t-il voulu nous faire entendre que les Juifs, s'ils ne sont pas convaincus, se sont cependant un peu calmés, et se sont rendu compte qu’en somme il.y avait là un problème à examiner; l’ Écriture étanten jeu, il importait de prendre Jésus pour le faire comparaître devant un tribunal compétent. Jésus leur échappe; cf. vi, 59; Le. 1v, 30. . 40-42. Jésus Au Dec pu Jourpain (cf. Mc. x, 1; Mt. x1x, 1. 2). Ce petit passage passe pour une introduction à la résurrection de Lazare. n a cependant sa valeur propre, et il est encadré par l'indication du lieu répav +. I. et êxet. C’est donc l'indication d’une sorte de diversion aux controverses ardentes de Jérusalem, dans le repos d’une oasis. Avant de terminer sa mission, Jésus revient aux lieux où il l'a commencée. La foi qu’il y rencontre le console | de l'hostilité des Juifs avant la lutte suprême. Si le lieu indiqué n’avait été que le point de départ pour Béthanie, il eût été presque inévitable de signaler qu'il se nommait aussi Béthanie (1, 28).

. 40) rékw n'indique pas que Jésus était déjà dans la Pérée avant de venir à la dédicace (Zahn), mais se rapporte au premier séjour de Jean-Baptiste (1, 28), distinct de celui de son second témoignage (11, 23 ss. ) plus confidentiel en vue deses disciples.

— lever n’a que Bab ce ff? l mais est très séduisant comme le seul cas dans 2 Jo. d'un imparfait de ce verbe. Ce serait une nuance pour indiquer un séjour assez long.

M) Loin d’avoir une intention polémique contre Jean, comme s'il y avait : « Jean (u£y) n’a pas fait de miracles, mais Jésus (£) en a fait », ces gens sont très préoccupés de l'honneur de Jean : s’il n'a pas fait de re du moins il à fait une prophétie! En somme c'était reconnaître que Jésus était le Christ, mais de façon à rappeler, par affection pour Jean, que celui-ci avait ouvert l'ère du salut par son témoignage.

42) êxet là, dans cet endroit perdu au delà du Jourdain : quel contraste avec COPIES les dispositions de ceux de Jérusalem! cf. 1v, 42, et, 11. ;

Chap. XI. LA RÉSURRECTION DE LAZARE. LA RÉSOLUTION DES SANHÉDRITES. — Ce chapitre contient le récit de la résurrection de Lazare (4-44) et l'impression que ce miracle a produite, aboutissant à la résolution arrêtée des Sanhédrites de faire périr Jésus (45-57). Jamais miracle plus extraordinaire n'avait été raconté dans Israël; jamais la bonté de Jésus ne s’était manifestée d’une manière plus sensible. C’est un sommet où sa figure rayonne de tout son éclat divin. En face de cette lumière, par un prodige de l’ordre moral perverti, l'obscurité se fait plus épaisse, la haine arrête froidement son dessein, cette fois définitif. L’intention de l’évangéliste est manifestement de coordonner en les opposant le prélude du suprême miracle de la résurrection glorieuse de ceux qui auront cru en Jésus, et le refus caractérisé de croire en lui. C'est précisément ce comble de lumière et de miséricorde qui a été la cause de cet aveuglement et de cette obstination. On peut toujours dire — avec plus ou moins de raison ou d’injustice, — qu'un écrivain a inventé le point sur lequel il fait reposer sa construction, mais on ne peut lui attribuer d’avoir affirmé ce point de toute sa force, et de l'avoir dépouillé de toute valeur probante en le proposant comme une allégorie. C’est à cause de l'importance spéciale de ce miracle que le système de l’allégorie pure en prêtant une telle contradiction à l’auteur étale son sans-gêne et son parti pris. Quant à la réalité du fait, nous ne la défendrons pas (après le v. 44) par l'abondance des détails, mais par leur caractère précis qui permettait de les contrôler et par les raisons générales qui donnent tant de valeur au témoignage de Jo., spécialement sur un point placé tellement en relief qu’on eût réduit à peu de choses son évangile si on avait pu le convaincre de mensonge sur le fait qui en est comme le signe abrégé.

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