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nistes aux ruines du couvent de Mélisende, et que ce village n’était autre que Béthanie au temps de Jésus.
2) Explique pourquoi Marie a été nommée la première : elle est célèbre par son onction. Pour soutenir l'unité de Marie et de la pécheresse de Le., inconnue ‘aux anciens (sauf Origène, p. 344), on a vu ici un renvoi à Le. vu, 38, où ilya = bien une onction des pieds, maïs après que les pieds mouillés de larmes ont été essuyés par les cheveux, tandis que l’ordre du v. 2 est exactement celui de xu, 3. Ce n’est pas non plus une allusion littéraire au récit de Mt. XXI, 6-13 — Me. x1v,3-9, où l'onction se fait sur la tête. D'autre part, quoique la concordance soit parfaite avec Jo. xn, 3, on objecte les participes aoristes indiquant une action antécédente plutôt que future, d'autant que Jo. sait très bien faire allusion à des faits de l’avenir (vr, 71; vu, 39; xt, 51; xn, 4. 335 xviu, 32). À la rigueur cependant on s'explique que Jo. ayant écrit #v (et non ëott) à cause de ñs0évei ait pris le parti de mettre à l'aoriste des participes qualificatifs d'un acte passé au moment où il écrivait, se réservant de placer le fait dans son cadre historique. Il le pouvait d'autant plus que l’histoire de cette femme que ni Mt. ni Mc. n'avaient nommée était très connue et sans cesse répélée (Mt. xxvt, 13 — Mc. xiv, 9). Ce serait une manière de dire : la femme si célèbre par son onction se nommait Marie et c'était la sœur de Lazare et de Marthe, sauf à qualifier l'onction non par la tête, mais de la manière qu'il allait raconter. — Ou bien on pourrait supposer une glose très ancienne, de #v à airs, d'autant que Jo. n’em- ploïe presque jamais 6 xipus de Jésus (cf. 1V, 43 vi, 23; x, 13.44. 16; xv, 45. 20 Ë xx, 2. 13. 18. 20. 25.28; xxr, 7. 45). Le syrsin., d'après la révision de Mrs. Lewis, porte: «I y avait un infirme, Lazare de Béthanie, frère de Marie et de Marthe ; Marie était celle qui avait lavé les pieds; son frère était ce Lazare qui était malade, »
3) Les deux sœurs étaient donc au courant des mouvements de Jésus. Elles prient comme la mère de Jésus (tr, 3) simplement en indiquant le fait : Suficit uénoveris ; non enim amas, et deseris (Aug.). °Z 4) C'est bien une réponse aux deux sœurs. Sans doute la réflexion rappelle celle de 1x, 3; mais de même que celle-ci s’adressait aux disciples, la réflexion présente est une réponse prononcée en présence du messager et destinée à être:
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