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en lui offrant une consolation affectueuse, telle que nous en faisons encore.
24) Marthe montre qu'elle n’est pas étrangère à cette pensée de foi; mais c'est pour un temps bien éloigné! - ,
25 s.) Les Juifs croyaient à la résurrection, mais ils ne savaient pas que le Messie serait l'agent de cette résurrection (Le Messianisme… p. 170 ss.), ni que Jésus fût ce Messie. C’est ce que Jésus demande à Marthe de croire. Elle eût dù en conclure que son frère pouvait être dès à présent ressuscité : per quem tunc resurget, polest et modo (Aug.) Mais la vérité générale était beaucoup plus importante que Le fait miraculeux qui en devait être le signe. Elle avait déjà été enseignée par le Maître (v, 24 ss.; vin, 51); elle repose sur ce fait que Jésus est la résurrection, ce qui était le thème actuel, et la vie (4, 4), source de la résurrection : Ideo resurrectio, quia vita (Aug.). L'homme prend possession de cette
vie par la foi en Jésus : s’il vient à mourir d'une mort naturelle, il vivra par
cette vie surnaturelle et par la résurrection ; et celui qui vit de sa vie physique, — quoi qu'il en soit de la mort naturelle — il ne mourra pas d’une mort qui le priverait de la vie qu’il possède déjà en Jésus par la foi (Aug., Schanz, etc.). Que cette vie éternelle comporte la résurrection, à la différence de celle dont parle
—Phiton (de fuga, 55; I, 554), cela résulte de la profession de foi de Marthe, con-
firmée par éy eluu h dvéataot : l’acte de foi demandé à Marthe porte sur tout ce dogme, mais envisagé en Jésus, auteur de la vie.
27) Aussi est-ce sur lui qu’elle fait son acte de foi, comportant adhésion à ce
2Marthe lui dit : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » *Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra, et quiconque vit et croit en moine mourra point pour toujours. Le crois-tu ? » ?’ Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui viens dans le monde. » Ayant ainsi parlé elle s’en alla et appela Marie sa sœur en secret, disant : « Le maître est là et il t’appelle. » ? Lorsque celle-ci l’eut appris, elle se leva aussitôt et alla auprès de lui. Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était encore au lieu où Marthe l'avait rencontré. %!Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et la consolaient, voyant que Marie s'était levée promptement et était sortie, la suivirent, conjecturant qu’elle allait au tombeau pour s’y lamenter. #* Lors donc que Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant elle tomba à ses pieds, en lui disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » % Jésus donc, quand il la vit se lamenter, et les Juifs venus
qu'il vient de dire de la résurrection, qui n’était point comprise jusqu’à présent dans l'espérance messianique (Le Messianisme… p. 176 ss.). Gette confession de foi est plus haute que celle de Nathanaël (1, 49) et au moins égale à celle de Pierre (vi, 69); le Fils de Dieu qui vient dans le monde est donc proprement dans la sphère divine; il est et sera à jamais la vie. Marthe parait absorbée dans ces hauteurs et apaisée; elle ne semble pas en avoir rien conclu quant à la résurrection actuelle de Lazare.
28) « Artifice et remplissage » dit Loisy (p. 349). — Pourtant c’est bien ce qui se passera toujours en pareil cas. Une personne vraiment amie arrive dans une scène banale de condoléances; on désire l’entretenir en particulier. Ainsi, Marthe essaye de débarrasser Marie des fâcheux, discrètement. Elle sait bien qu’elle interprète le désir de sa sœur et celui de Jésus (Cyr.), même s’il ne l’a pas exprimé. |
34) Il est difficile d’écarter des importuns, surtout bénévoles; mais Marthe avait gagné un peu de temps. Le mouvement rapide de Marie, son départ en silence ont dû leur causer quelque étonnement. Ils ont cru à une émotion subite qui voulait se laisser libre cours près du tombeau; cf. Sap. xix, 3 : mposobvpgevo, TApOts VEXLÈV,
32) Ce sont les paroles de Marthe, mais l'attitude est plus suppliante, et les larmes coulent.
Bauer cite Cic. in Verrem v, 49 mihi obviam venit et ita me suam salutem appellans… filii nomen implorans mihi ad pedes misera iacuit, quasi ego eius excitare ab inferis filium possem.