‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 247 sur 326 · Jésus SE RETIRE A ÉPuraïm · texte numérisé non relu

Jésus SE RETIRE A ÉPuraïm

Son heure n'étant pas encore venue, Jésus se retire de nouveau (x, 40), laissant ses ennemis à eux-mêmes. Le signe le plus extraordinaire n'avait abouti qu’à les fixer dans la résolution de le faire mourir : il évite de les exaspérer, et il donne à ses disciples l'exemple de ne pas s’exposer à la persécution sans un devoir . précis. È si 34) ov, parce que Jésus connaît leur dessein : il ne se montre donc plus en public, rappnoia Cf. VI, 4, — ’Evoaiu était bien connue d'Eusèbe qui l'identifie avec Evoiv : (Onom. ed. Klost. p. 90) Eyyds tas éphpov, Ey0a AA0ev 6 xpiTOs petè TE ualnrüv. xeiTat za évurépo ’Eopv — el à ’Evov (p. 86) : xai Eore vÜv xp Evpaip ê peylornzept tà Péperx Aka ds amd oqueluwv x’. Jérôme à reproduit ces deux notices. Le bourg d’Atopalu (Jér. Efraim) (p. 28), à cinq milles à lorient de Béthel, doit être le même, car les points cardinaux valent aussi pour les points intermédiaires, ici le nord-est. La mosaïque de Mâdaba à ’Epbv à ’Évpalé #10 FA Uev 6 2%ptos le long de la montagne qui surplombe la vallée du Jourdain à l’ouest. Les vingt milles au nord de Jérusalem conduisent au gros village moderne de et-Tayebeh, qui domine le désert et d’où l’on descend facilement à Jéricho par

‘Aïn Douq. Re

Cet Ephraïm donnait son nom à un district, rattaché à la Judée sous les Asmo-

néens (I Macch. xt, 20-37; Jos. Ant. XIIT, 1, 9; Bell. IV, 1x, 9). Nr

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est préférée par Blass, mais il n'interprète pas Sépphoris; il songe à Zerpapovaus {IV Regn. xvnr, 31) dont les habitants babyloniens seraient venus près de Béthel. Mais comment échaffauder toute une topographie sur le texte de D?

318 ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, xI, 55-57.

55) Sur la proximité de la Pâque, exprimée de la même façon, cf. 1, 13; vr, 4. Cette Pâque est donc la troisième. Le séjour à Éphraïm dura probablement autant que celui de l’au delà du Jourdain (x, 40). Les synoptiques ne mentionnent ni l’un ni l’autre. :

Au lieu de rentrer à Jérusalem directement, le Sauveur pouvait descendre à Jéricho et remonter à Béthanie où nous le trouverons (xn, 1).

. Les gens commencent à monter à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque, ce qui était bien nécessaire pour ceux qui vivaient parmi les gentils. La purification était exigée pour manger la Pâque (xvinr, 28; cf. Num. 1x, 43); on ne pouvait alors tolérer un sans-gêne tel que celui du temps d'Ézéchias (II Par. xxx, 1-3). Jo. est toujours bien au courant des usages juifs.

56) Curiosité assez semblable à celle de vu, 44, mais cette fois les Juifs ne sont pas nommés; il n’y a donc aucune raison de la croire malveillante. On avait entendu Jésus à la fête de la Dédicace, on s'attendait à le revoir; ce serait sûrement un événement. Il y a deux questions (H S V), l’une générale, l’autre qui appelle l'attention sur un point particulier. Une seule question (T Vg.) signifierait : que pensez-vous de ce fait qu'il ne vient pas? Or il n’était pas encore acquis qu’il ne viendrait pas. En ce cas d’ailleurs le grec serait plutôt (Bluss) : doxeite Ott où un EAN...

57) 6rws seul cas dans Jo., sûrement pour ne pas répéter %« (Deb. 8 369). Déjà les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné l’ordre de saisir Jésus, mais il n'avait pas été exécuté’ (vn, 32.45). Cette fois ils donnent des ordres de divers côtés afin d'être avertis; ils aviseront ensuite.

Chapitre XIT. Jésus À BÉTHANIE. ENTRÉE TRIOMPHALE. Discours DE JÉSUS A CETTE OCCASION. CONCLUSION SUR LE MINISTÈRE DE JÉSUS AUPRÈS Des Juirs. Tout ce chapitre, sauf la conclusion générale (37-50), est relatif à l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem. L'arrivée à Béthanie, où a lieu l’onction, et où viennent déjà beaucoup de Juifs, n'en est que le prélude, avec le pressentiment de la mort de Jésus (1-11). Après la description du modeste triomphe, assez écourtée dans Jo. pour ne point reprendre le récit détaillé des synoptiques (12-19), se trouve la démarche des Grecs qui n’est, selon nous, qu'un des traits de cette acclamation universelle (20-22). Jésus fait alors connaître les sentiments que lui inspirent ces honneurs, ces palmes, qui dissimulent mal le supplice préparé. - Il accepte généreusement la mort, et son Père ratifie son sacrifice, qui doit être le véritable point de départ de sa gloire et du salut du monde (23-33). Encore un malentendu de la foule, et un dernier avertissement de la Lumière (34-36).

Après quoi, le ministère de Jésus auprès des Juifs étant terminé, Jo. expose la raison providentielle de leur incrédulité et résume en quelques traits l'enseignement qu'ils n'ont pas voulu accepter, malgré tant de miracles destinés à le confirmer.

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