‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 253 sur 326 · LE VRAI TRIOMPHE DE JÉSUS SERA LE FRUIT DE SA MORT · texte numérisé non relu

LE VRAI TRIOMPHE DE JÉSUS SERA LE FRUIT DE SA MORT

Jésus accepte la mort, et instruit ceux qui veulent le suivre de la voie qui mène à la gloire (23-26); cependant son âme est troublée mais une voix du cie] lui rend témoignage (27-29); il indique quel sera son genre de mort (30-33); et comme la foule ne comprend pas, il l'exhorte à profiter du temps qui lui reste (34-36). Dans tout cela il n’y a rien qui s’adresse spécialement aux Grecs, mais Jésus ne parle pas non plus aux Pharisiens (contre Spitta); le ton confidentiel s'explique au début parce qu'il répond à André et à Philippe; mais ce n'est qu’une entrée en scène, et c'est la foule avec ses sentiments divers qui est l’auditoire réel (cf. vm, 34 ss.).

23) avdtois, donc à Philippe et à André, mais l'horizon n’est pas restreint à eux, pas plus que dans vin, 31, et ämoxptveru n'indique pas une réponse précise à la démarche des deux intermédiaires obligeants. Pour ce qui regarde ce point spécial, il y a une réponse négative implicite dans l'affirmation de la solennité de l'heure; ce n'est pas le temps des interviews. L'heure qui était à l’horizon (vu, 6.80; vin, 20) est enfin venue. Désormais on pourra prendre Jésus et le mettre à mort. Cependant, sans doute à cause du triomphe passager du moment, et par opposition, il la caractérise. comme l'heure de sa vraie gloire, la mort n'étant d’ailleurs qu’une condition pour arriver à la gloire de la résurrection et de l'hommage des peuples. Il se peut que Jésus ait déduit l'approche de l'heure d’après la situation; mais s’il sait, c'est sûrement d’une façon surnaturelle, cf.xur, 1; xvi, 2.32.

24) On a vu dans ce grain de blé un rapprochement avec la langue des mystères d'Éleusis (Holtz.), mais on ignore quel était dans ces mystères le sens de l'épi moissonné en silence (RB., 4919, p. 204); le symbolisme du grain semé

‘pour renaître, figure de la résurrection, paraît bien représenté sur ces sarcophages du musée du Caire où du grain a été semé en forme d’Osiris. Mais un fait naturel si commun était dé nature à suggérer diverses comparaisons; -— Épictète y a vu la nécessité de suivre lentement le cours de la nature : KATOPUYTvat et ypovoy T0 oxépua, xpupÜñvar, xarà purpdv adEnOver, Tvx tehecpophon (1v, 8, 36). Paul (X Cor. xv, 36) a pensé au grain qui meurt pour revivre : où Cwomoweîrat êày A don, La pensée de Jésus se porte sur la multiplication du grain, Ce qui

et Philippe viennent et [le] disent à Jésus. 23 Jésus leur répond en disant : « L'heure est venue, que le Fils de l'homme doit être glorifié. 2 En vérité, en vérité je vous [le] dis, si le grain de froment tombé dans laterre ne meurt pas, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. # Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie dans ce monde la gardera pour une vie éternelle. ? Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive, et où je suis, mon

rappelle quelque peu la parabole du semeur (Mc. 1v, 8 et parall.). Il envisage donc maintenant sa mort moins comme une condition de sa glorification personnelle, que comme la condition du succès de son œuvre : xapnbs yap tüv Toù Xp1o- 08 naûnpétuv, 1 TÉVTwV Con, vexpüv ze xai Cuvrwv orépua yap yéyove Cu, Ô Xototoù @évaros (Cyr.). Loisy voudrait rendre la comparaison ridicule : « on ne dit pas d’un grain de blé qui ne lève pas, qu'il reste seul » (p. 371). — Mais qui pose ce cas absurde, comme si la comparaison était entre deux grains semés dont l’un lève et l’autre ne lève pas? S'il est semé, il meurt, lève et produit; s’il n’est pas semé, il ne meurt pas, mais il reste seul; aucun cultivateur ne se trompera sur le sens de l'hypothèse. Il y a donc une comparaison, tirée de la nature, dont l'application se fait aisément à l'œuvre du Christ; mais il est si peu désigné expressément par le grain eu manière d'allégorie, qu’aussitôt après la pensée s'étend à d’autres, dont on pourrait dire la même chose, proportion gardée.

23) En effet, l'annonce yoilée de la passion est suivie d'un avertissement très austère à ceux qui se proposeraient de participer à sa gloire; même contexte dans Mc. vin, 31-35; Mt. xvi, 21-25; Le. 1x, 22-24; et pour le texte cf. encore Mt. x, 39 et Le. xvn, 33. Tous ces textes des synoptiques ont plus de rapport entre eux qu'avec le texte de Jo. Dans ce dernier, l'opposition est plus absolue entre aimer et haïr; mais elle est moins stricte entre aimer et perdre, hair et conserver; en d’autres termes, elle est plus variée qu'entre sauver et perdre, perdre et sauver. De plus Jo. explique qu'il faut haïr son âme dans ce monde, pour la garder en vue de la vie éternelle. 11 serait difficile de soutenir que sa formule est primitive par rapport aux autres et que Jésus lui-même a varié ses termes de cette façon, lorsque cinq formules des synoptiques se ressemblent si étroitement. C'était donc sous leur forme que la tradition avait retenu cette importante sentence, à laquelle Jo. avait certes le droit de donner plus de précision et de clarté en faveur de ses lecteurs.

Ily a d'ailleurs le même contraste ingénieux et frappant de la vie temporelle qu’il ne faut pas aimer au point de risquer le salut de l’âme, de la vie avec ses attraits sensibles qu'il faut haïr si l'on veut préparer son âme à la vie éternelle : c’est en somme la vie future qui doit passer avant l'intérêt de l’homme naturel et cela au péril du corps : ris duyfs puiav nadeï, to doxeiy adTV XATÉYELV, où rpodddvras els xuwdbvous td cüua (Cyr). L'esprit du logion sémitique est parfaitement conservé.

26) Dans les cinq passages des synoptiques cités au v. 25 l'idée de suivre Jésus accompagne aussi, mais toujours en la précédant, l’allusion à la vie sauvée et

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perdue, destinée à avertir ceux qui veulent suivre Jésus des dispositions généreuses qu’il exige d'eux. Dans Jo, l’ordre est interverti et la nuance n’est pas la même. La nécessité qui s'impose de renoncer même à la vie pour sauver son âme, est comme adoucie par la pensée qu'on se trouvera au service du Maître,

cet qu’en le suivant on arrivera auprès de lui, pour recevoir du Père un henneur

qui soit comme une participation de sa gloire : doËao0% (23) — ruse. — Il ne semble pas que Jésus s'adresse spécialement ou exclusivement à ses Apôtres (contre Zahn). Il est vrai que dtéxovos marque mieux que doÿkosune participation au travail du maître : tel un apprenti draxovodvta xat motobvra mévra Tà Emitacodmeva adt& (Ox, 11, 275, 10 en 66 ap. J.-C.); mais ce n'est pas là un terme technique pour le ministère comme dans II Cor. x1, 23; Col. 1, 7; I Tir. 1v, 6. L'invitation s'adresse à tout le monde.Dans la circonstance présente on peut songer à ceux qui venaient d’acclamer Jésus comme roi. S'ils veulent s'engager à le servir, qu'ils le suivent donc, aux conditions déjà indiquées, et alors ils auront leur récompense : 6nov eîui... Cf. xiv, 3; xvr, 24, Sur la récompense de ceux qui suivent Jésus etle servent, cf. Mt. x, 32 s.; Me. vin, 35; Le. x, 37. — tiuéw s’entendrait aisément zatè th aEtav, « selon qu’on le mérite », mais dans 1e N.T. le sens est « honorer », non « récompenser ».

27) Jésus, étant vraiment homme, a éprouvé l'angoisse que cause l'approche de la mort. Quand eïle apparaît de loin, il n’est pas rare qu’on l'accepte sans frémir. Mais quand elle est présente, ce n'est pas seulement la chair qui s'émeut, c'est encore l'âme raisonnable qui l'envisage comme un mal Ce monent e t venu pour le Christ (wv), et c'est bien son âme (buy Aoywn, Cyr.). qui cst troublée, c’est-à-dire agitée d'un pressentiment qui la remue (cf. Ps. vi, # 8., elc.). Jo. le dit parce qu'il en fut ainsi (Cyr.) non pour suggérer que Jésus parle ici en notre nom (Awg.), ni pour répondre à une objection tacite des disciples : vous en parlez bien à votre aise, vous qui êtes par votre divinité au-dessus de la douleur. Il est certain d’ailleurs que rien n’est mieux fait que cette réalité pour engager les disciples de Jésus à souffrir en union avec lui, auquel la crainte de la mort n’a pas été épargnée. D'ailleurs les théologiens expliquent qu'en Jésus la raison n’était jamais positivement troublée, ce qui est supérieur aux lois ordinaires de la nature humaine, mais non pas à son essence, puisque chez les hommes il en est parfois ainsi, malgré l’émotion et le désarroi de la partie inférieure de l'âme. Dans ce Louble Jésus se demande ce qu'il doit dire, c’est-à-dire ce qu'il doit demander à son Père, comme l'indique ce qui suit, D'après plusieurs auteurs (Mald., Schanz, Fillion, Kn., Vogels, Lepin, p. 463, etc.) il faut mettre un point après Taërns.) Jésus demandérait positivement à son Père de le sauver de cette heure (e est-à-dire de lui épargner la mort qui est en vue). Puis il se reprendrait pour s’en remettre

serviteur sera lui aussi; si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. 21Maintenant mon âme est troublée, et que dirai-je? Père, sauvemoi de cette heure? Mais c'est pour cela que je suis arrivé à cette

heure! #Père, glorifie ton nom. » Il vint donc une voix du ciel : « Et je [l’] ai glorifié, et je [le] glorifierai de nouveau. » 29 La foule donc qui se tenait là et avait entendu disait que c'était le tonnerre;

à la volonté du Père. D’autres (Chrys., Ich‘odad, Zahn, Bauer, Loisy, Calmes, Till), mettent une seconde interrogation après tavrns. Le sens est : que dirai-je?.. sauvez-moi? mais non, je ne le dirai pas... puisque... je dirai donc plutôt. Nous préférons la double interrogation, dont il y a bien des exemples (x1, 56 et rà époipev Rom. vi, 43 vu, 73 1x, 14, cf. Rom. 1v, 10; Mt. xr, 7), car | si la prière oéoov était positive, elle sortait si naturellement de la situation qu'il eût été inutile de dire +{ rw, mots très naturels s'il y a en effet deux alternatives. — Il va sans dire que Bi roëro ne doit pas s'entendre de ce qui suit, c’est-à-dire de la glorification, maïs de la mort elle-même, qui vient d'être entrevue, et dont le trouble est comme la première touche.

28) Étant donné que Jésus est venu pour souffrir, et que sa mort est nécessaire pour l'œuvre que lui a assignée son Père, et qui doit procurer la gloire du Père, il ne reste plus qu’à dire : Père, glorifie ton nom (rè ëvoua avec l’immense majorité et non tôv viév avec les mss. LX, etc. boh.), en parachevant tes desseins éternels.

La voix du ciel. — obv, parce que la prière du Fils au Père était exau-

cée. Après éddéasaæ on ne peut sous-entendre « toi », mais seulement : « lui », c’est-à-dire mon nom. Mais il va de soi que c’est par l'œuvre du Fils, c'est-à-dire par les miracles qui ont procuré la gloire de Dieu; Chr x IE Puisque le Fils accepte la mort et demande de glorifier son Père, le Père poursuivra cette gloire par le Fils, c'est-à-dire par sa résurrection et sa gloire définitive. — Cette voix n’est pas sans analogie avec celle de la Transfiguration, d'autant plus, comme le remarque finement Bauer, que dans le récit de Le. (1x, 34), il était aussi question de la Passion. Mais on ne peut ajouter avec Loisy que « la voix céleste remplace aussi, très probablement, l'ange consojateur » de Le. xx, 43 à Gethsémani. — Sur une voix du ciel, cf. Dan. 1v, 28; Me. 1, 11 et parall.; Act. 1x, 4; x, 9; de la nuée (Mc. 1x, 7 et parall.); d'en haut (Apoc. Bar. xt, 1; xx, 1). — Dès le temps des Tannaïtes on emploie le mot bath qôt (fille de la voix) pour signifier une voix venue du ciel; son autorité n'était pas irréfragable, du moins d’après R. Josua (vers 90-130 ap. J.-C.) ; cf. FIG, Jüdische Wundergeschichten… p. 32.

29) IL semble que Ja voix ne fut entendue distinctement que par Jésus, et sans doute aussi par ses disciples. Il y avait toujours là une certaine foule — ce qui ne prouve pas du tout qu'on füt dans le Temple (contre Schanz, Till. etc.) — qui entendit bien quelque chose, mais probablement d'une. facon assez confuse, et qui interpréta ce bruit selon ses dispositions. Après l'invocation au Père, il était évident que c'était un signe céleste. Si Jo. pensait toujours aux Grecs du v. 20, il à pu les ranger parmi ceux qui ont cru en-

&NXor Eeyoy "Ayyehos abr& Aekdhmuev. Warenpiôn ’Inoods voi eitev Où à êpè à qguvh aërn yéyover GAXG du duc. yDv mplous otiy vod xbamou roÿrou, vüv à doywv Toë xôomou robrou EnfAnOmoetar Eu ré av dYH0S En TA VAS, révras EAxÜoù mpdc Epautov. 33 roÿro à Éheyey onpaivwy molw Oavaru pehker amobvhonerv. BhGmenpiôn oùv adrd à Eyhos “Hueis fuolcauev Ex Toÿ vopou Or 6 ypioros péver els Tdv aièva,

30. anexpt0n Insovç xau euxey (TSV) plutôt que &. x. €. I. (H). 32. sav (TSV) plutôt que œ&v (H). — navras (THSV) ou ravta.

tendre le tonnerre, car c'était un signe favorable s’il tonnait à gauche (Virerce, En. I, 692 s.); mais c’est l'opinion de la plus grande partie de la foule, donc avant tout des Juifs, qui nommaient le tonnerre : la voix de Dieu (Ps. xxvui, 3-9; Job xxxvur, 4; I Regn. xx, 18). D’autres, familiers avec les révélations angéliques dans la Bible, pensent qu'un ange a parlé (cf. Act. xxmr, 9). Des deux façons c'était méconnaître la portée du témoignage émanant de celui que Jésus avait invoqué, c’est-à-dire du Père; mais la foule devait du moins comprendre que Dieu approuvait sa résolution par un intermédiaire.

30) Jésus ne répond pas directement à ces conjectures; il prend simplement la parole de nouveau, et note d’abord que lui-même étant sûr d'avance de l'approbation de son Père, la voix s’adressait à eux, non pas à lui. S'ils n’ont pas compris, ils n’avaient qu’à solliciter une explication que d'ailleurs il leur donne pour confirmer ce qu'il a dit de l’imminence de l'heure et de la signification de l'œuvre.

31) En disant deux fois vüv, Jésus rappelle que l'heure est venue: il semble donc reprendre son discours du v. 23 pour en révéler le sens caché; en même temps cependant il s'attache à expliquer à la foule l'urgence de prendre garde à la voix du ciel (Chrys.) qui parle, elle aussi, de glorification — xolox n’est pas le discernement des bons et des mauvais, ni la punition (ëxôéxnos, Cyr. Chrys.) des mauvais, mais simplement le jugement prononcé sur le monde ancien, jugement de condamnation, qui porte avant tout sur celui qui en était jusqu'à présent le chef, c’est-à-dire sur le diable. C’est ce que Jésus avait déjà inauguré en expulsant les démons (Mt. x, 28 s.; Le. xI, 20 ss,); désormais Satan perdra son empire sur les hommes, en d’autres termes sera expulsé du monde. On peut estimer que Dieu le punira aïnsi d’avoir osé porter la main sur Jésus qui ne relevait pas de son empire (Or. Chrys. Cyr. etc.) mais cette idée n’est pas même indiquée ici implicitement. — 6 ap ywv ToÙ x6suou roërou cf. xiv, 30; xvr, 11 + N. T; cependant cf. Act. xXVI,148; II Cor. IV, #; Eph. 11, 2; vi, 12; Mt. 1v, 8 s.; Le. 1v, 6. L'empire du diable ou de Satan lui vient de son pouvoir de suggérer le mal aux hommes qui ne lui résistent

pas. Désormais la situation sera changée : aliud est intrinsecus regnare atiud forinsecus oppugnare.. et si aliqua tela eius missa perveniunt, admonet Apostolus unde non laedant… et si aliquando vulnerat, adest qui sanat (Aug.). Pour nous, c’est encore la lutte, mais par rapport au Christ la victoire est complète, et

d’autres disaïent : « Un ange lui a parlé. » % Jésus répondit et dit: « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, maïs pour vous. 5! Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors; et moi, quand j'aurai été élevé de terre, je tirerai tous [les hommes] à moi. » #11 disait. cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir. # La foule lui répondit donc : « Nous avons appris de la Loi que le Christ demeure à

c'est ce que Jésus enseigne ici (Col. 1, 15). — Le terme que Jo. donne au démon est le même qu'on trouve chez les rabbins, D9iyn Ùù dans un sens mal défini traduit &oywv 105 œiävos toitov dans Tex. Eph. xvur, 1; xix, 1; Magn. 1, 3, etc. ; cf. au pluriel oi dpyovres tr. «. +. [ Cor. 1, 6 ss. — La leçon xérw (0 22ev. e b ff? Lr syrsin sah Chrys.) au lieu de #w est influencée par l’idée de l'enfer souterrain.

32) yo, par opposition à Satan; tandis qu'il impose son autorité, Jésus. altirera tous les hommes à lui, soit Juifs, soit païens, après qu’il aura été élevé, c’est-à-dire sur la Croix (33). C’est done bien sa mort, et la pensée de cette mort, qui ne cessera d'exercer une attraction puissante sur les hommes pour les sauver, les conduire où sera le vainqueur.

body cf. nr, 143; vnr, 28; Ëlxeuy comme Vi, 44, et pour l'idée x, 165 x1, 52.

33) On aurait pu croire que par bpoëv Jésus n’entendait que son exaltation glorieuse; aussi l’évangéliste a-t-il soin de dire que ce terme devait s'entendre de la mort de la croix; cf. xvir, 32. — omuaivw, mot employé pour indiquer ce qu’on doit faire ou ce qui doit arriver dans l'avenir, mais d’une manière un peu voilée, soit par des oracles, soit par des prophéties, soit par des présages : Héraclite (Diels Fr.-93) : « le prince dont l'oracle est à Delphes oùte Xéyer odre roÿrrer, GAXX onualver. Très usité dans le paganisme, et aussi dans Jos. Ant. VIE, x, 55 X, x, 8; cf. Dan. 11, 45 Sept., Jo. xvur, 32; xx, 19; Apoc. ï, 1; Act.xr, 28 (Bauer).

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