‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 259 sur 326 · NOR · texte numérisé non relu

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qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin. ? Et comme on avait commencé de souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, # sachant que son Père lui avait tout mis entre les mains, et qu’il était sorti de Dieu et qu'il s’en allait vers Dieu, #il se lève de table, et quitte ses habits, et prenant un linge il s’en ceignit; 5 ensuite il jeta de l’eau dans le bassin et il se mit en devoir de laver les pieds de ses disci-

son office de charité. — xapadoi subjonctif hellénistique (Deb. $ 95, 2), plutôt que rapad&, classique.

3) C’est parce que Jésus a conscience de son pouvoir souverain qu'il entend l'exercer comme un service; c’est parce qu'il vient de Dieu et remonte à Dieu À qu'il veut une fois encore et avec plus d’humilité que jamais se montrer un serviteur. Au moment de raconter un acte d’abaissement qui ne se trouve pas dans les synoptiques, Jo. nous rappelle qu’il n’a pas oublié qui est Jésus. Il ne semble pas cependant qu’il fasse allusion au don par le Père de la nature - divine, car elle n’a pas été mise « dans les mains » du Fils, mais du pouvoir souverain conféré à celui qui est sorti de Dieu pour prendre la nature humaine, Pet qui va la ramener glorieuse auprès de lui. On peut aussi admettre avec Maldonat que la grandeur de Jésus est exprimée ici en termes qui marquent son départ, pour donner à son acte un caractère plus touchant. N'ayant plus le temps de prodiguer de bons offices ordinaires, étant à son terme, il va jusqu’au bout dans l'humilité. | 4) Aucune occasion n’est indiquée qui aurait suggéré au Sauveur cette ini- tiative. Évidemment le souper a été commenté, mais peut-être est-il terminé, ou du moins arrivé à un temps d'arrêt. Le pluriel rà iuéria étonne. Au singuio lier, l'himation est le manteau placé par-dessus la tunique, et dont on se - débarrasse pour avoir une action plus libre (Mc. x, 50). Jo. a-t-il voulu dire que Jésus a quitté même sa tunique? Il semble plutôt qu'il a désigné vaguement les vêtements d’apparat par opposition à la tenue des serviteurs réduite au strict nécessaire. Jésus y ajoute un Aévruov, c'est-à-dire un linteum, mot d'un sens très vague, et qui ne peut désigner ici qu'une serviette (sudarium) assez longue pour qu'on puisse la nouer autour du corps, et assez large pour qu’on puisse s'en servir pour essuyer; cf. Suétone (Calig. 26) : cenanti modo ad pluteum (dossier du lit) modo ad pedes stare succincios linteo passus est. Jésus prend librement cette attitude que Caligula imposa à des sénateurs comme une injure atroce : il se dispose par là à l'acte le moins noble. Origène a noté que si Abraham offrit à ses hôtes qu’on leur lavât les pieds (Gen. xviu, 4), il n’eût pas rempli lui-même cet office, abandonné aux serviteurs (I Regn. xŸ, 41). à 3) Le vero n'était pas réservé aux bains de pieds puisque ce n’était pas même le cas du nodavrthe. C'était une cuve peu profonde et largement ouverte qui pouvait aussi servir à rincer le linge, ete. et qui devait se trouver dans ; chaque maison. — #oaro expression très familière aux synoptiques (cf. Comm. Mc. p. Lxxxvn) qui ne se trouve qu'ici dans Jo.

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6. Xeyet avrw (TH) plutôt que xa Aeyet auTw ExEtvOG (SV). 10. om. er un vous moxç p. yozuav (T) plutôt que add. (HSV).

6) On se demande si Jésus a réellement commencé par quelques disciples avant d'en venir à Pierre (Orig., Chrys., Bauer, Till.) ou s'il à commencé par Pierre (Aug., Mald., Loisy, West.). Les raisons de convenance sont peu décisives, car la primauté de Pierre n’obligeait pas Jésus à commencer par lui : Origène a pensé que Jésus a fini par Pierre parce qu'il était le plus pur, et Chrys. a opiné qu'il était allé d’abord à Judas : Pierre aurait éclaté par suite dè son tempérament prime-sautier, quand bien même d’autres se seraient tus avant lui. Tout dépend donc de la valeur des termes. Si fp£uro signifiait un commencement d'exécution, il semble que Jo. eût dû écrire xai tféuacsev comme Le. dans vu, .38; l’infinitif éxudooew sur le même plan que vixtew permet de donner à #p£aro le sens qu'il a souvent de « se mettre à faire quelque chose » non sans quelque redondance, même chez les classiques (Journ. of theol. St. 1924, p. 400). Si le v. 6 commençait par èé il faudrait quand même admettre que Jésus a pratiqué avec quelques-uns ce qui n’a pas réussi avec Pierre; mais odv après #pyera indique plutôt que seulement alors commença l'exécution, expliquée par ce qui suit. Nous croyons denc plus probable que Jésus a commencé par Pierre, ce qui était à tout prendre le plus naturel, puisque dans Jo. aussi il était le chef et le porte-parole des autres (vi, 68).

— La protestation de Pierre est conçue en termes très naturels et énergiques; chaque mot porte : « Seigneur », indique la révérence du disciple (vr, 68); 6 est accentué en contraste avec mov. Un service rendu par le maître au serviteur, et quel service |

1) Les symbolistes, après Origène (dtddsxwv ôtr pustiptoy tobto y), comme ncent à voir ici du mystère. Pierre ne comprendrait pas le mystère de purification intérieure (ou le symbole eucharistique) que Jésus veut insinuer. — Mais la réponse n’est pas moins simple que la protestation : Jésus entend que Pierre le laisse continuer et le renvoie à l'explication qu’il donnera tout à Pheure (merà tadra), au v. 12 ss. S'il avait dit déjà qu'il agissait pour donner un exemple d’'humilité, Pierre n’eût-il pas protesté encore plus fort qu'il n'était pas besoin d'en venir là (Chrys.)?

8) Pierre ne prétend pas sans doute empêcher son Maitre d'enseigner par

ples et de les essuyer avec le linge dont il était ceint. 6 I1 vient donc auprès de Simon-Pierre, [qui] lui dit : « Seigneur, c'est toi qui me Javes les pieds? » 7 Jésus répondit et lui dit : «Ce que je fais, tu ne Je sais pas maintenant, mais tu le comprendras après. » $Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras pas Les pieds, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’as point de part avec moi. » ? Simon- Pierre lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête. » 10 Jésus lui dit : « Celui qui a pris un baïn n’a

telle action qu’il lui plaira; mais dui, personnellement, éprouve une répugnance extrême à se voir l’objet d’un tel office. Qu'il ait manqué quelque peu de soumission, cela ‘est assez clair; mais c'était par un sentiment profond du respect qu'il devait à Jésus. On lui dit qu’il ne comprend pas; il ne prétend pas comprendre; äl sait seulement qu'il ne veut pas recevoir un pareil service dans la réalité qui le choque. Loisy suppose dans Pierre un certain discernement que ce service est celui de sa mort figurée dans l’Eucharistie (p. 387)! Jésus insiste. Le sens le plus naturel de sa réponse est que, si Pierre ne cède pas, il s'exclut lui-même de la société de son Maître qu'il prétend honorer à sa facon. Avoir part « dans » ou « avec » quelqu'un, ’étaït être de son parti (wep &v, LIL Regn. xx, 46: qeré Ps. xux, 18; ICor. vi, 45), partager son sort (Mt. xxwv, 515 Lc. x, 46). Il est vrai que Jésus n’a pas dit : « Si tu refuses d’obéir ». Mais s'il eût pu employer «cette formule, il était cependant plus maturel de rester dans le thème concret : « Si je ne te lave pas », c’est-à-dire les pieds, comme a compris Aug., puisque cela seul était en situation. Les symbolistes relèvent ici l'omission des pieds et y voient l'indice (quelques-uns dans Mald., Zahn, Loisy) que Jésus met Pierre sur la voie d’un sens mystique, à savoir que nul ne peut être sauvé s’il m'est lavé dans le sang du Christ, par le bain spirituel du baptême. Alors qu'on soit logique, et qu'on entende Îa lotion .de «celle qui remet les péchés graves puisque les péchés légers n'empécheraient pas d’avoir part avec le Christ. Mais on voit que nous sortirions ainsi complètement du thème. De ce que Jo. a souvent des sens profonds, on ne doit pas conclure qu'il ne s'exprime jamais d'une manière naturelle et sans symbolisme. Avouons seulement qu'on pouvait sy tromper, et croire que la lotion par elle-même et dans la ‘circonstance présente, avait sa raison d'être et une æfficacité mystérieuse.

9)-C’est l'erreur de Pierre, et, selon son ‘tempérament, une fois qu'il s’est aiguillé dans ce sens, il va jusqu’au bout. Il aime, et parce qu'il aime, il craint d'être séparé de Jésus : il est prêt à la volte-face la plus complète, amore turbatus -et timore (Thom.). En d'autres temps, le Maître eût souri sans doute. Fidèle à son dessein d'obtenir de Pierre une ‘obéissance aveugle, il se contente de lui montrer ce qu'il y a d’excessif et de malavisé dans son nouveau zèle.

10) Nous admettons avec Tischendorf la leçon courte qui omet «? u# (ou #) robe rddac. L'omission est soutenue par N c et plusieurs mss. de la Vg. qui ont paru à WW représenter le texte de Jérôme, d'autant qu'il cite ce passage

uévos oùx Eyer ypelav vipaobar, NA Écriy xafapès hoc nai Diueïs- 4 nabapol êore, GAA' obyi mévrec. TfBer yap rèv mapaddévra adrov Da robro elmev dr Oùyi mévres malapoi ëore. 12*Ore oùv Évidev Tods: rédac adrüv nai Eafey rx ipatiæ abroÿ nai dvérecev mé, eîmev adbroïc Tivwoxers té menofnua buy ; 18 buetc puveiré pie à dÔdoxahos nai à

nüpuos, noi malds héyere, elpè ydp. Thei où Eyw Eva budv Todc

(c. Jovin. 1, 3) sans l'incise. De même Tert. (de baptismo 12), Optat (1v, &;. v, 3); Aug. (epist. xuiv, 10, mais contre le Commentaire de Jo.). On ne peut dire: avec Zahn que ces latins ont changé le texte pour argumenter en faveur du baptême unique, car ils veulent surtout prouver que les Apôtres avaient été baptisés : le plus fort est le témoignage d'Origène qui cite quatre fois la leçon courte, se débat pour l'expliquer, alors qu’il lui eût suffi de préférer la leçon longue, insérée plus tard dans le texte qui sert de thème à son explication. Si cette attestation est moins imposante que celle de la leçon longue, la supériorité intrinsèque nous parait certaine :

a) I n'y avait aucune raison de changer la lecon longue, car l'opposition entre &40ç et ei un tobs nôdaçs peut à la rigueur se résoudre avec Aug. : on pouvait toujours supposer une exception pour les pieds qui se salissent plus facilement. Au contraire, la leçon courte est intolérable pour tous ceux qui, comme Origène, admettent que la lotion des pieds est un symbole de la purification complète nécessaire aux Apôtres. Si les Apôtres n'avaient pas besoin de cette lotion, pourquoi l’administrer? On répondait qu'ils avaient tout de même besoin d’un bain de pieds. En déclarant l'addition indispensable, les symbolistes expliquent comment elle devait fatalement se produire. Mais cette préoccupation était étrangère au narrateur, comme on le voit par l'unique raison qu'il allègue (v. 12 ss.).

b) En elle-même l'exception des pieds ne se justifie pas plus que celle des mains. Pierre eût pu parfaitement insister. Celui qui a pris un bain a besoin de se laver les mains, surtout avant de se mettre à table, encore plus que de se laver les pieds.

c) Le sens de la réponse courte est extrêmement fin, et c’est pourquoi il n’a pas été compris. Il roule sur l'opposition entre Xoÿscôu, prendre un bain, et virtecdai, se laver (ou se faire laver) une partie du corps, les mains ou les pieds. Souvent, en se présentant à table, on se faisait laver les pieds ou surtout les mains. Mais si l’on sortait de la salle de bains, cette précaution eût été vraiment superflue. La réponse est donc tout à fait topique et directe. Pierre offre à Jésus de lui laver encore les mains et la tête. Répondre qu'il n'avait pas besoin de se laver les mains, mais seulement les pieds, c’eût été poser une nouvelle énigme. En réalité Pierre n'a pas besoin d’une lotion, il est suffisamment pur, les autres aussi (sauf un). Alors pourquoi la lotion? Pierre n’a pas compris, il continue à ne pas comprendre; Jésus exige qu'il se soumette, sauf à l’éclairer plus tard.

d) La leçon longue exigerait une glose : vous êtes purs : mais non pas complètement, on peut toujours l'être davantage, etc., enfin quelque indice

pas besoin de se laver, mais il est pur tout entier. Vous aussi vous êtes purs, mais non pas tous. » {Car il savait qui était le traître ; c'est pourquoi il dit vous n'êtes pas tous purs.

Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds et qu'il eut repris ses habits et se fut mis à table de nouveau, il leur dit : « Comprenezvous ce que je vous ai fait? 13Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien; car je le suis. {#Si donc je vous ai lavé

de ces raisons qu’Origène a multipliées, n’en trouvant point qui le satisfit.

Nous avons supposé une différence entre Xoÿeûat « prendre un bain » et viateo@ai « se laver une partie du corps ». Elle n’est pas observée toujours en grec, en particulier dans le fragment non canonique Ox. 840 (RB. 1908, p. 538 ss.). C’est cependant de la même façon que Varron (De ling. lat. 1x, 107) distinguait : in toto corpore potius utitur lavamur, in partibus lavamus, quod .dicimus lavo manus, sic pedes et caetera. C’est la distinction que Jér. a eue en vue (WW). D'ailleurs en grec le moyen est plus usité que le passif, et ce doit être le cas ici, surtout si l’on adopte la lecon courte. De toute facon il s’agit d’une simple comparaison (Cyr.): si Jésus affirme que les disciples sont purs, il ne dit pas qu'ils ont été lavés, c'est-à-dire baptisés. On peut seulement raisonner d’eux relativement à la situation actuelle, comme d’un individu qui aurait pris un bain et qui n’a pas besoin de se laver les mains ou les pieds. Il y a là esquisse de parabole, non une allégorie.

14) Jésus avait déjà dit plus clairement que l’un de ses disciples était un démon (vi, 70), le dernier mot du v. 10 était beaucoup plus vague. On eût pu croire que plusieurs n'étaient pas purs. L'évangéliste a donc soin de restreindre

l'application à un seul, en attendant que Jésus ait précisé sa pensée.

12) Jésus ayant fait ce qu'il voulait faire, quitte l'attitude du serviteur et reprend sa place. Ces détails marquent bien que toute l’importance de l'acte est dans la leçon qu'il contient. La question suppose qu'il n’a donné jusqu’à présent aucune explication, pas même à Pierre; car il est sous-entendu que la réponse est négative. Vous n'avez pas compris? Je vais vous instruire.

13) Le maître n'avait pas perdu un instant le sentiment de sa dignité : autorité et humilité ne sont pas incompatibles. On peut entendre (Zahn) : vous m’adressez la parole en disant : « Maître » et « Seigneur », ces mots étant au vocatif (cf. Mt. x1, 26), en conservant à puveïv son sens propre, ou plutôt (à cause de la suite) l'entendre au sens large d'appeler d’un nom (cas unique?) et supposer ou une construction qui n’est pas sans analogies; cf. XEN. Écon. vr, 14: robe É{ovras +d seuvoy Gvoua tobro ro xak6ç te xiyalds, OU encore que qwveiy est l’équivalent de ND : « pour être nommé Rabbi » (:11NTPN Linw, dans Sifré, deut. 41, Schlatter). On nommait Jésus tdéoxxhos, c'est-à-dire Rabbi, docteur : Jo. r, 38; 1m, 2: x1, 8. 28. xépu était une appellation ordinaire, mais qui prend une importance spéciale sous la forme & #ptos, surtout avec l'affirmation qui suit : « je le suis », c'est-à-dire le Maître dont vous êtes les serviteurs.

14) 6 xéptos de nouveau très en vedette et cette fois placé avant & Gtddcxæhos

S a moSac" 15 Fe ou ap Edwxx dpiv ve 5e ëyd érotnoa ae % | na dues mouÿre. 16auv Gœunv AËyw Ddyiv, oùx Éomv dobhos pellu» | 06 nuplou abroÿ obdè émorrokoc pelle Toù mépibavros mrév. lei rodre | dldare, pondprof êore Say moure œbré. 1Sod repi mévruv dpüy AËya &yo ofôa vives Eehetdunv SAN va à ypapn rAnpuôn ‘O rpbyoy mou

en 4 ee, ns a. ee __+dy dptoy érfpe Em" Euè vhy mrépvav abroë. Mar’ Son Réyo dpi mpd

18. pou p. tpwywy (ou wer’ euou (TV) et non emou (S). 49. miorevnre (H) plutôt que niorevonte (TSV).

Les disciples ne pourront refuser de suivre un pareil exemple. Il est dans la situation que la leçon s'applique surtout aux chefs. Ce sont eux qui pourraïent

se croire dispensés de l'humilité envers leurs inférieurs; c'est parce qu’il s’a-

dresse à eux que Jésus revendique si nettement ses propres prérogatives. À prendre les choses très à la lettre, les disciples auraient pu voir là un commanement spécial. Et il est de fait que la pieuse coutume de laver les pieds se perpétua parmi les chrétiens (I Tim, v, 10; Orig. Aug.). On sait qu'elle se pra-

tique encore le jeudi saint, où le célébrant lave les pieds des pauvres. Depuis le moyen âge les rois de France s’en faisaient un devoir. Cependant lÉglise n'im- pose cette pratique à aucun fidèle, pas même une fois dans sa wie,parce que,

investie du droit d'interpréter l'Écriture, elle entend l’acte du Maître comme

une leçon dont il faut surtout retenir l'esprit, en l’appliquant à des cas divers.

45) bméderyux « signe », condamné par Phrynichus dans le sens de rapéüeryux | « exemple », était donc l'équivalent hellénistique de ce mot. C’est un acte qui peut et doit servir de modèle et de leçon. Il faudra agir à l'instar (xaôuse) selon

les circonstances données. On peut insister avec Aug. Zahn, etc., sur l’opportunité d'aider un frère à se purifier complètement, mais ce symbolisme n'est plus l'explication littérale de la pensée de Jo.

16) Quand le moment sera venu de pratiquer l’humilité, celui qui peut-être

sera le dépositaire de l’autorité de Jésus, comme c’est Le cas de certains serviteurs

placés à la tête des autres, et surtout des envoyés qui parlent au nom de leur prince, ceux-là donc, si haut qu'ils soient, devront se souvenir qu'ils ne sont que

des serviteurs et des envoyés, lesquels sont naturellement inférieurs à celui qui se sert d'eux. — Le dicton, en lui-même, pouvait avoir diverses applications : le serviteur étant inférieur à son maître ne devait pas s'attendre à être mieux

traité que lui : c’est le sens de Jo. xv, 20, coïncidant avec Mt. x, 24; cf. Le. vr, HD. — drésvokos m'est employé que cette fois par Jo., dans le sens général __ envoyé. L'envoyé doit le prendre de très haut comme représentant de son

maître; mais vis-à-vis de lui il s’efface. A plus forte raison les simples disciples par rapport à leur Maître.

17) Indice significatif de ce que le fait de Jésus n'est qu’un exemple entre plu- 2

sieurs. Ce qui importe, c'est l'enseignement (+aÿræ), et c'est cet enseignement

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