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lavec vous à jamais, {l'Esprit de vérité, que le monde ne peut
ans les mss., dans Tert. (Praæ. 9); Cypr. (ep. Lv, 18: dom. orat. 3); Novatien (auteur des tractatus Orig. de Batiffol, p. 212); Hilaire (de Trinitate VIII, 19), advocatus venit (mais in ps. 125 : mattit nobis et alium consolatorem). an » On voit que les opinions des Pères ne constituent pas une tradition; la ques tion doit se trancher pour l’évangile d'après les textes. Nous verrons que si le . sens de consolateur, exclu par l’histoire du mot, n’est pas non plus recommandé e par l’exégèse, celui que représente le latin advocatus doit être entendu de toute - assistance intellectuelle, comportant naturellement aussi un encouragement - pour la volonté. On serait tenté d’imiter la Vg. (sauf pour I Jo. n, 1), les syriens ni - et les coptes qui se sont tirés d'affaire en transcrivant le grec; soit en français » Paraclet. Mzis ce serait une infidélité de traducteur envers l’auteur, qui a - employé un mot intelligible en grec, non un mot technique ayant pris une - valeur nouvelle. D'après ce que nous avons vu, on rejettera Consolateur. Avocat . indique trop une profession classée. Nous avions songé à Aide qui rendait bien les différents offices du mot. Mais D”fenseur (Loïsy) est le mot qui se rapproche . le plus du grec. 5 46) Tandis que Jésus vient de dire : priez et je ferai (14), il dit ici qu'il priera … son Père d'envoyer. De même que le Père l'a envoyé, comme il l'affirme constamment, c'est aussi le Père qui doit envoyer cet autre Paraclet (Mald.). Il faut observer cependant que éewréw ne marque pas d’infériorité de la part de celui qui fait l'invitation, et que plus loin Jésus dira qu'il enverra ce Paraclet (xvr, De Le Paraclet sera donc envoyé par le Fils comme par le Père, mais, dans ce premier endroit (de même 26) où il s'agissait d'envoyer un autre, il était tout indiqué d’attribuer la mission au Père. « Un autre » : Jésus était donc lui-même un Paraclet; ce qué Jean a dit en effet (I Jo. u, 1), et Jésus présent auprès de son ère, constituant ainsi un défenseur ou un intercesseur. L'assistance de l’autre Paraclet devra être tout intérieure dans les disciples, comme pe0° buüv est expliqué au v. suivant. Et cette assistance durera jusqu’à la fin des temps, ce qui semble bien indiquer qu’elle sera accordée à la collectivité des disciples. Eh 17) Il est un esprit de vérité (I Jo. v, 6), opposé à l'esprit d'égarement (I Jo. 1v, 6) dans l’ordre religieux. C'est de cette manière qu'il assiste les disciples, comme la lumière chasse les ténèbres. Par opposition au groupe des disciples, le monde ne peut le recevoir, car ses yeux ne sont pas ouverts pour le connaître : monenim habet invisibiles oculos mundana dilectio, per quos videri Spirilus sanc- — tus, nisi invisibiliter non potest (Aug.). Le monde ne désire que ce qu’il voit : or le Paraclet ne saurait être vu des yeux du corps; le monde qui n'accepte pas Ja doctrine de Jésus n’a donc aucun moyen de parvenir à la connaissance de l'Esprit de vérité : il n’est absolument pas dans la disposition de le recevoir, pndeuiav Éxovras Eriluuiav Deiou myearos (Irén. V, vi, 2). Au lieu de conclure : mais vous, vous pouvez le recevoir, parce que vous le connaissez, Jésus ajoute : mais vous (si vous ne le voyez pas à l'extérieur, ce qui est impossible), vous le. | connaissez, parce que vous l’avez reçu. C’est dire que celte assistance de l'Esprit est accordée à ceux qui aiment Jésus et observent ses commandements, sans
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19. Enocoûe (SV) plutôt que Enoere (TH). à 20. vue yvwceofe (H) ou yv. us. (TSV).
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même qu'ils l'implorent spécialement. L'Esprit de vérité qui est en eux les éclaire sur lui-même. Tandis que le monde se débat contre l’erreur et se trouve sans défense parce qu’il n’a pas reçu l’enseignement de Jésus; ceux qui croient en Lui sont en contact, et dans un contact intellectuel, avec l'Esprit de vérité. Cet esprit n'est pas qualifié àddssahos, parce qu'il n'y à qu'un maître, le Christ, et c'est sa doctrine qu'il défend en setenant au cœur de la place. Prévoyant l’avenir et la situation qui suivra son départ, Jésus parle de l’action de l'Esprit comme pré-
sente; c'est une assistance (xap” üuiv), mais une assistance du dedans (ëv ôuiv).
Le présent pour le futur s'explique d'autant plus naturellement qu'il s’agit d’une opposition de principe entre le monde qui ne comprend pas (où ywosuet) et les disciples qui comprennent, après yrwwoxete, Jo. pouvait écrire pévet (et non mevet) et Éortv (et non ot); ati avec BDW, 122 69 251 254 565 anc. latt., pes syrcu. Tat.-ar. Lucifer. La leçon Esraest assez fortement attestée; si elle était acceptée, elle entraînerait mevet, mais nous croyons plutôt que c’est une correction et que Jo. a mis les trois verbes au présent, en prévoyance de la mission future. D'autre part, avec les verbes au présent, on peut dire que la présence de l'Esprit dans les disciples est actuelle, et déjà un gage du don de l'Esprit dans une manifestation plus considérable.
Le passage du Testament de Juda (xx), indiqué par Bauer, est peut-être un emprunt à la doctrine de Jo. : lvüte obv, téxva pou, rt io rveluata oyoAdKouor T6 Avpuirw, tb tie &AnOelas «al td tis rhdyns.