‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 272 sur 326 · om. eyw p. vutv (TSV) plutôt que add. (H · texte numérisé non relu

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Adyot Beïot où 0c0$, et la visite de Dieu même à l'âme complètement purifite (/. L.) : taïs pèv dn rüv &xpus 2e2a0apmévwv dravoiats &bopnti pL6vos àopdtus 6 tüv Buy fyep@ dureprratei, avec la vive exhortation (!. [. 149) : orobdaïe où, © dy, Geo oïxog yevésar, fepov &ytov, Évdtairmuæ x&AAuoroy. En quoi consiste cette préparation? L'âme est comparée à un palais royal ou à un temple : les fondements seront la bonne nature et la discipline (eègula zat Ôtôxoralx), sur lesquelles seront édifiées les vertus; la demeure sera ornée par les sciences encyclopédiques : grammaire, géométrie, rhétorique. Alors viendront les puissances divines, pour exécuter les ordres de leur père, qui cette fois ne vient pas en personne. Elles se mettront à table et sèmeront dans les âmes vertueuses le germe heureux de la joie (De Cherub. 98 ss.; I, 157). Ailleurs (de Ebrietate, 62; I, 402) c'est bien Dieu qui vient, mais la présence paraît moins intime; le philosophe reparaïît et nous rappelle que si Dieu habite dans les âmes complètement purifiées, ee ne saurait être comme dans un lieu, lui qui contient tout sans étre contenu par rien, mais pour signifier une providence et une diligence spéciale. Quand il s’agit de l'âme, c’est pour l’entraïîner vers les hauteurs du ciel : +6 votv éEalowv sis Übos Grb yis vois odpavoÿ auydhet répaor. De sorte que cette visite de Dieu n'est autre chose que l’extase philonienne, qui ne peut durer longtemps. Eommentant Gen. xvir, 33, Philon s’en explique (Quaest. in Gen. IV, 29, traduciion latine de l’arménien) assez longuement par l'infirmité humaine. L'âme ne peut être toujours au ciel; il faut qu’elle vaque à ses occupations ordinaires, trop indignes de la présence de Dieu : non enim omnia licet agere filios in conspectu patris. Cette splendide théorie suppose donc en somme une conception assez mesquine des rapports de Dieu avec l'âme : c’est un monarque glorieux qui daigne visiter son sujet, mais ne veut pas l’accabler de sa présence majestueuse. Le Dieu de Philon, à force d'être iranscendant, est obligé d'éviter cerlains contacts, comme si sa transcendance ne l'en préservait pas!

Mais revenons aux paroles simples et touchantes de ce Jésus qui promet à ceux qu'il va quitter de venir en eux avec son Père pour y demeurer, d’une facon surnaturelle, mais cependant permanente, à la seule condition qu'ils veuillent bien l'aimer. « Qui nous dira quelle est cette secrète partie de notre âme dont le Père et le Fils font leur temple et leur sanctuaire? Qui nous dira combien intimement ils y habitent, comme ils la dilatent comme pour s’y promener et de ce fond intime de l’âme se répandre partout, occuper toutes les puissances, animer toutes les actions? Qui nous apprendra ce secret, pour nous y retirer sans cesse et y trouver le Père et le Fils? » (Bossuer, Méditations sur les Ébv.).

à lui, et nous ferons [notre] demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne-garde pas mes paroles; et la parole que vous avez entendue n’est pas la mienne, mais celle du Père qui m'a envoyé. #Demeurant auprès de vous, je vous ai dit ces choses; ? mais le Défenseur, l'Esprit-Saint que mon Père enverra en mon nom, celui-là vous enseignera tout et vous remettra dans l'esprit tout ce que je vous ai dit.

24) Le revers de Ia médaille. Ceux qui ne m’aiment pas sont aussi ceux qui ne gardent pas mes paroles, c’est-à-dire n’observent pas mes commandements. Ils n’observent donc pas non plus ceux du Père, car la parole de Jésus est celle de celui qui l’a envoyé, comme il l’a déjà dit plus d'une fois (vi, 16; vutr, 26; xur, #9). Ce sont ceux-là qui figurent ici le monde. Le Père ne saurait les aimer : comment viendrait-il amicalement chez eux avec le Fils, comment le Fils se ferait-il connaître à eux comme un ami?

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