LE TÉMOIGNAGE DU PARACLET ET DES APÔTRES
26) La difficulté d'indiquer le contexte a frappé Maldonat. Il est sûr que xvr, 4 suivrait ici très exactement. D'autre part le rôle de l’Esprit défenseur des disciples devant les tribunaux était bien connu (Mt. x, 20; Mc. xm, 41 ; Le. xn, 12); non qu'il dût alors rendre témoignage aux disciples à la facon d'un avocat; il devait plutôt les instruire (Le) ou même parler en eux à leur place, donc pour
ils n’ont pas d’excuse à alléguer pour leur péché. #Celui qui me hait, hait aussi mon Père. ?{Si je n'avais fait parmi eux les œuvres que personne autre n’a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant, même après avoir vu, ils ont haï et moi et mon Père. 25Mais c'est afin que soit accomplie la parole écrite dans leur loi : Ils m'ont haï sans raison.
26 Lorsqu'il sera venu, le Défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de la vérité,qui procède du Père, il rendra témoiïgnage à mon endroit; ?7et vous-mèmes vous êtes des témoins, puisque vous êtes avec moi dès l’origine. »
rendre témoignage au Christ. C'est cel enseignement que Jo. a placé ici, peut= être en modifiant légèrement les termes pour l'adapter à la situation, et à ce qui a été déjà dit (mv, 17 et 26), et à ce qui sera dit encore (xvi, 13 ss.). D'où l’apparence d'une addition au contexte. Dans cette rédaction le témoignage de l'Esprit estrendu plus directement au Christ que dans les synoptiques, ce qui lie mieux avec ce qui précède. Le témoignage que Jésus a rendu à sa mission et celui que le Père lui a rendu par les œuvres — d'après le renvoi tacite à v, 36-38 — n'a pas désarmé la haine. Jésus aura un autre témoin, et il est sous-entendu dans la pénombre de l'avenir qu'il aura plus de succès, sinon auprès des Juifs (20). L'Esprit est en ce moment auprès du Père, et c’est de là qu’il viendra, envoyé par le Fils quand celui-ci aura rejoint le Père. Schanz pense que Exropevetat ne signifie pas autre chose que : étre envoyé par le Père (xiv, 26). Dans ce contexte ce mot n’indiquerait donc pas la spiratio éternelle de l'Esprit-Saint, mais sa mission temporelle; il est vrai qu’elle est déjà indiquée par réuhw, mais le Fils ne voudrait pas se l’attribuer à lui seul; il tient à dire que l'Esprit vient aussi de la part du Père. Même de cette façon, ilrésulterait (Durand) de l’axiome missio sequitur et manifestat processionem, que le texte contient aussi une allusion à la procession éternelle, et si la mission émane du même principe que la spiratio, ce principe unique comprend le Fils comme le Père, quoique prétendent les Grecs modernes. — Sans condamner cette opinion de Schanz, il nous semble (avec l'immense majorité des catholiques) que le présent Exropebetat OPPOSÉ à réyhw indique une émanation, ou selon le terme reçu et plus textuel, une procession éternelle de l'Esprit par rapport au Père. Cette procession va de soi pour le Fils, comme le nom même l'indique; il fallait l'indiquer pour l'Esprit, pour marquer son autorité suprême. Jésus peut dire en Fils ce qu'il a vu auprès du Père. C’est tout ce qu'il importait d'affirmer dans la circonstance sur l'origine de l'Esprit. D'ailleurs si le Fils l'envoie, ce doit bien être aussi son Esprit à lui; (ef. xvr, 14) mais c'est plutôt en tant qu'Esprit du Père que son témoignage sera requis (Mald.). Tous les textes doivent se compléter lun par l’autre; il serait peu critique de les opposer; le v. xiv, 26 parle de l'envoi par le Père, mais au nom du Fils : « la variante est dans les formules plus que dans l'idée » (Loisy,
1 avec le sien. To ce n'est pas ce que le texte indique ici. Il marque plutôt l'expérience propr ôtres, l'affirmation de ce qu'ils ont vu. Aussi ce témoignage est-il déjà es latins ont le futur), et déjà recevable, comme celui de gens qui ont to 1 dèsle commencement. La perspective ouverte sur l'avenir se restreint thème d'un discours sur un apostolat déjà inauguré. maæprupeïre n’est donc pas présent pour un futur, mais plutôt un présent de conatu : vous êtes en état c
témoigner.