‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 287 sur 326 · A-L. ANNONCE DES PERSÉCUTIONS DE LA PART DES JUIFS · texte numérisé non relu

A-L. ANNONCE DES PERSÉCUTIONS DE LA PART DES JUIFS

C’est la conclusion du discours sur la haine contre les disciples, avec le sceau de la prophétie comme à xiv, 29. Alors la prophétie regardait Jésus; maintenant elle concerne les persécutions que les disciples auront à essuyer.

4) Rien n’est propre à ébranler la confiance d'un envoyé en son maître, comme le mépris qu’il rencohtre. Dans l'ordre religieux, c’est le péril du scandale. Jésus était-il bien l’envoyé de Dieu à Israël, s’il n'avait rencontré que sa haine, attachée ‘ensuite à ses représentants? Mais Jésus avait montré (18-25) que cetie haine contre sa personne était dans le plan divin; il avait annoncé que ses disciples en hériteraient. Il avait donc agi dans la lumière de Dieu. — ox«vëahto est expliqué par la situation dans Jo. vi, 61; ce sont les deux seuls cas dans les écrits de Jean; cf. sur Mc. 1v, 47. -— Mc. (xiv, 27) et Mt. (xxvr, 31) avaient annoncé que tous les disciples seraient scandalisés dans la nuit après la Cène, et Jo. annoncera le même faît en d’autres termes (xvi, 32). IL n’a donc pas l'intention de corriger les synoptiques; il ne faït pas allusion aux événements de la Passion, mais à la mission ultérieure des apôtres; la perspective est bien différente.

2) Sur l'exclusion de la synagogue, cf. 1x, 22; xu, #2. Cela dut paraître aux disciples non seulement dur, mais étrange : le Messianisme expulsé d'Israël! — axé, « bien plus», cf. II Cor. vu, 11; Phil. 1, 18; 1 Cor. 11, 2, au même sens que &ANX xat Le. x, 7, ete. — Épyerat pa, le moment voulu par le Père (x, 4) tantôt avec &re (rv, 23; v, 25) et le futur, tantôt avec va (x, 23; xnr, 1; xvI, 32) etle subjonctif, sans la finalité qu’on trouve par exemple dans Mc. 1v, 21. — | Xazpelav rposoéoaw ne signifie pas offrir un sacrifice, d'autant qu'aucun Juif ne pouvait regarder une victime humaine comme un sacrifice agréable à Dieu; c’est rendre un culte, faire un acte religieux légitime. T'els furent bien les sentiments zékés des Juifs persécuteurs, comme Paul l'atteste de lui-même (Act. xxvi, 9; Gal. 1, 43 s.), et il faillit en être la victime (Act. xx, 12 ss.). On lit dans « Midrach Bamidbar rabba xxt, sur Num. xxv, 13 : « Celui qui répand le sang des criminels est à considérer comme s’il avait offert un sacrifice » (Wünsche, p. 509, éd. de 1885). Bengel, cité par Schanz, croit pouvoir affirmer : hodiedum Juduei, ut Heinsius annotat, caedem Christiani appellant T5 munus, an quonulla expiatione opus sit. Étienne fut le premier, Jacques suivit, et c'est pour

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