‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 288 sur 326 · om. vuuiv p. nornoovoty (THV) plutôt que add. (S · texte numérisé non relu

om. vuuiv p. nornoovoty (THV) plutôt que add. (S

plaire aux Juifs qu'Hérode Agrippa voulait faire périr Pierre (Act. var, 59; xu, 2 s.). Justin qui était palestinien a témoigné pour son temps de cette haine (Dial. xcv; ex; cxxx1; cxxxmi). — Les persécuteurs prétendaient rendre hommage à Dieu : c’étaient donc des Juifs, non des paiïens, c’est-à-dire que Jo. n'a pas écrit ex eventu, autrement il aurait envisagé les persécutions impériales, comme dans l’Apocalypse. D'ailleurs Jo. était ici en contact avec la tradition synoptique. Dans Mt. la persécution est annoncée trois fois (v, 44, x, 17; xxiv, 9), avec l’allusion aux synagogues et à la mort : l'horizon y est même plus étendu, puisqu'il parle des rois (cf. des passages parallèles dans Mc. et de plus Le. x1r, 41 ; xx, 12 Me. xt, 9 ss.). — C’est une idée toute gratuite de voir dans Jo. le souvenir des exécutions de chrétiens ordonnées par Bar Cochébas (sic, Schwartz, 1908, p. 147).

3) Presque comme xv, 21, mais le Fils est plus nettement placé sur le rang du Père, tandis qu'auparavant la méconnaissance atteignait celui qui l'avait envoyé.

4) &Md répond à l’idée du v. 1. Vous serez exposés au scandale, muis je vous ai prévenus. Le premier air&v ne doit pas s'entendre des Juifs (Schanz), mais du mot le plus rapproché, taÿra. Le second paraît inutile (retranché par DL syrsin.), mais il a pour but d'établir l'identité des choses prédites et des -choses arrivées; les choses prédites sont glosées pour plus d'insistance encore par 671 x. tr. À. — Le but de la prédiction n’est pas autrement indiqué. Il y a donc une nuance par rapport à xur, 49 et x1v, 29, où Le but est très nettement la foi. Ici le résultat est bien le même au fond, mais sous une forme négative : éviter la surprise qui dégénérerait facilement en scandale. Jésus peut donc ajouter très naturellement que ce scandale n’était point à craindre tant qu'il était avec ses disciples, parce qu’il pouvait les prévenir à temps et les assister : Tara à ne peut être que le taëra de 4a. Mais Jo. ne tient-il aucun compte des monitions de Jésus dans les synoptiques (Mt. v, 11: x, A6-19 XXII, 32 æxiv, 9, Le. vi, 22; x11, 4; xx, 12-49; Me. xt, 9-13) sur les tribulations qui attendaient les disciples? On pourrait même demander aussi bien si Jo. a Oublié ce qu'il a dit dans xu, 24, 25, et des risques que courait celui qui voulait suivre Jésus? — On ne saurait insister sur é£' &pxñs comme si Jo., prévenant l'objection, faisait dire à Jésus qu'il s'était tu seulement au début, mais avait parlé depuis; en effet le sens est clairement qu'il n’a parlé qu'au moment où sa mort prochaine l’engageait à les prémunir. — On pourrait répondre que les conditions posées aux disciples, soit dans le discours sur la montagne, soit plus tard, dans les synoptiques et dans Jo., n'avaient pas ce

quiconque vous tuera s’imaginera qu’il rend un culte à Dieu. ? Et ils agiront de la sorte parce qu'ils n’ont connu ni le Père, ni moi. 4Mais je vous ai dit ces choses, afin que l’heure en étant venue, vous vous en souveniez comme de choses que je vous ai dites; cependant je ne vous les ai pas dites dès le début, parce que j'étais avec vous.

5 Or maintenant je vais vers celui qui m'a envoyé, et aucun d’entre

caractère précis. Mais elles coïncident pour la substance et l’on ne peut opposer les paroles de Jo. ici, comme regardant seulement les Juifs (Chrys., Thom. 2 loco, Schanz), au discours eschatologique qui vise aussi les Juifs tout en y ajoutant les païens. Il reste donc à dire que c’est la même prédiction et le même discours, dont Mt. (x, 16-19) a anticipé quelques termes, et que Jo. a rapproché quelque peu de la passion. Ce rapprochement est tellement sensible que Jésus se regarde déjà comme n'étant plus avec les siens de façon à pouvoir les soutenir, sa passion étant plutôt pour eux un péril de scandale.

Ces derniers mots forment une excellente transition avec ce qui suit.

Troisième partie du second discours (xvi, 5-33). Avec l'idée de l'absence {xvi, 4) nous revenons à celle du départ, qui domine tout le reste du chapitre. Par là il est sur le même thème que le ch. xiv. Il y est aussi par les deux idées principales, venue de l'Esprit et retour de Jésus, deux motifs de consolation, les mêmes qu’au ch. xiv quoique dans l’ordre inverse, et accompagnés aussi de l'idée de prière (xiv, 12-14 et xvi, 23-24). De même que le premier discours se termine sur la vision du triomphe momentané du prince du monde, le second discours envisage la dispersion des disciples, qui n’empêchera pas la victoire de Jésus. À ces ressemblances de fond, il faut joindre cette analogie dans la forme, que le discours a l’aspect d’un entretien, comme au ch. xiv, aspect qu’il n'avait pas dans xv-xvi, 4. Seulement, comme on l’a déjà noté, cette fois les disciples interviennent collectivement, au lieu de Thomas, Philippe, Jude. On doit donc considérer cette partie, mais cette partie seule, comme un complément et un développement du discours après la cène (xIv).

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