Le Fils prie pour ses disciples
Schanz.ne fait commencer la seconde partie de La prière qu'au v. 9, parce que 6-8 se rattachent à l’œuvre entreprise au v. 4. Cette raison indiq®e. seulement le lien des idées. Mais c'est ici que l’on voit apparaître les disciples. Sans cesser
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8. idem (TH) ou Scôwxes (SV).
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de converser avec son Père, Jésus introduit d’abord les siens avant de prier | pour eux.
6) Si on liait trop étroitement avec ce qui précède, on aurait ici l'explication de toute l’œuvre accomplie au v. 4, qui par conséquent ne comprendrait pas la. Passion. Cette conséquence n’est pas nécessaire si Jésus reprend ici un point particulier de son œuvre : manifester le nom de Dieu, ce qui était bien lui rendre gloire, Gette manifestalion n'est pas celle du Dieu créateur, que les Juifs connaissaient, ni vaguement « sa vraie nature, sa paternité, ses desseins d'amour sur le monde » (Durand), car cela aussi était enseigné par l'A. T. dans une certaine mesure, mais c'est spécialement ce fait que Dieu est vraiment Père et qu'il a un Fils. En se montrant, le Fils à révélé le Père. Cyrille admirablement : Heoavéputat tolvuv & Movoyerfs, ostwdGs brépyuv copla, ra Co. Oavérau ApEËTTUY ai pÜopäs, Gatos, dxaxoc, oixtlouwv, &ytos, éyalds. "Eyvosôn raëra brépyuwv rat 6 yawvÂæe aÿtév.…. Et hoc modo nulli erat notus; sed innotuit per Filium quando Apostali crediderunt eum esse Filium Deë (Thom.). C'est le thème de l'évangile, — +d ävoux est donc le nom de Père au sens propre (linvocation au Père domine toute la prière), non au sens métaphorique d’après lequel Dieu est le Père d'Israël (Es. zxm, 16; LxIV, 8). — <oëc &vdpuirows, pour marquer que les disciples faisaient partie de l'humanité, et auraient pu être compris dans le monde hostile au Christ, si Dieu ne les en avait tirés pour les lui donner. Rien n'oblige à entendre ce don spécialement d’une prédestination éternelle, car le don, comme précédemment (vr, 37.44.65), s'entend ici de ceux que Dieu attire en fait vers Jésus pour qu'ils soient dociles à sa parole. Thomas : dedisti mihi, scilicet homini, ut me audirent, et mihi obedirent. Gela posé, il n’y a aucune raison d'entendre sot ñsav de la prédestination à la gloire; c’est plutôt la Providence de Dieu qui les avait amenés au point voulu. C'étaient de bons Israélites, désireux de plaire à Dieu et souhaitant, l’avènement de son règne. Les Pères (Aug., Cyr., etc.) précisent qu'ils étaient aussi au Fils comme Dieu; et il ne faudrait pas dire que Dieu les à donnés précisément au Christ homme. Dans la vue de Jo., c’est le Père qui donne à son Fils incarné des hommes à instruire afin de les sauver. C'est bien ce qui s’est passé jusqu’à présent. La parole du Fils était celle du Père, et ces hommes l'ont mise en pratique, l'ont embrassée de toute leur âme. ;
— Ge sont avant tout les disciples présents, les futurs apôtres; mais Jo. n'exclut | Ê pas d’autres disciples qui ne faisaient pas partie du groupe des Douze. Eux - aussi avaient été donnés, et il faudrait raisonner d'eux par analogie. Les autres
n'ont pas cru, et cela parce que leurs œuvres étaient mauvaises (nr, 19:24); mais ils sont désormais et depuis xu, 36 ss. en dehors de la perspective. — Nous lisons Edoxas deux fois avec les meilleurs mss.; il serait étrange que
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pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés, et ils
ont gardé ta parole. 7Ils savent à présent que tout ce que tu m’ 3 donné vient de toi; $car les paroles que tu m’as données, je lesleurai données, et ils [les] ont reçues, et ils ont compris vraiment que je suis
l'auteur eût voulu exprimer une nuance en passant de l’aoriste au parfait. © __ La forme xerfpnxav (BDLW) est née sous l'influence de l’aoriste en — av (Deb. $ 80); de même au v. 7. Éyroxer. Sextus Empiricus (adv. Gramm. $ 213) regarde cette forme comme alexandrine, ce queles grammairiens modernes ne concèdent pas; en tout cas c’est une forme très vulgaire (Moulton, Prol.; p. 52) pour ternpzaot (texte reçu). & 7) La formule a une apparence de tautologie qui ne peut être dans l'intention de l’auteur. Le sens n’est pas : ce que tu m'as donné me vient de toi, mais : ce que tu m'as donné ne vient que de toi, c'est-à-dire que tout est divin en Jésus. On peut l’entendre de là nature divine : id est, cognoverunt quia abs te sum (Aug.). Mais il y a aussi dans Jésus la nature humaine et sa mission de Fils incarné : d’après le v. suivant, c'est surtout sur cette mission que porte la foi des Apôtres en ce moment. — Eyvwrav, au parfait, parce que désormais la con- naissance de fci est ferme dans les Apôtres. Si c’est bien la mission qui est sur- 54 tout en vue, wxas (NBA 1) est plus expressif que dédwxas (la masse). TA 8) Comment les disciples sont-ils arrivés à cette connaissance définitive? C’est par une succession d'actes (à l’aoriste), ensuite de l'enseignement de Jésus, qui a consisté à transmettre constamment (Gdwxx) les paroles du Père, qu’il avait reçues une fois (£dwxas). Cet enseignement, nous le savons, était accompagné de Ê miracles qui confirmaient la parole : ici il n’y est pas fait allusion : on peut supposer que cela va de soi ou attribuer toute l'efficacité, du moins dans la vocation des disciples, à la parole elle-même. Quoi qu'il en soit, c’est bien la parole que les disciples ont reçue. Elle a eu un double effet : ils ont connu vraiment que le Fils venait d’auprès du Père (xvr, 30), c'est-à-dire était d'origine divine, et ils ont cru qu'il était l'envoyé du Père. — il est certain que le premier point était un objet de foi, comme il est dit expressément plus haut (xvr, 30) et même plus relevé que le second. D'autre part dans vi, 69 la foi précède la con. . naissance. Il est donc peu probable que Jo. ait attaché de l'importance à cet ordre et à cette partition. L'essentiel est une conviction intellectuelle de foi sur le principal objet de la révélation faite par Jésus : il est l’envoyé du Père, mais un envoyé sorti de son sein, son Fils qui était auprès de lui avant la création du monde. C’est ce qu’a bien (contre Schanz) vu Aug. : quod enim divit -cognoverunt vere, exponere voluit adiungerdo, et crediderunt. Hoc itaque crediderunt vere, quod cognoverunt vere; id enim est a te exivi, quod est, tu me misisti, cependant avec la nuance d’origine divine pour le premier point, qui donne son plein sens au second et non pas réciproquement. ce qui n’est pas dit É explicitement, c’est que la procession est éternelle et la mission dans le temps. ne __ &kn0@s marque la réalité objective de cette conviction. Nous avons lu Edtoxag avec BCDW, etc., qai donne une nuance intéressante. — xat Éyvwoav est omis
par x ADW ae q go: serait-ce pour ne pas contredire vr, 69? Le
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