‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 299 sur 326 · eporac (TH) et non exepwras (SV · texte numérisé non relu

eporac (TH) et non exepwras (SV

savoir quels étaient ses complices et ses projets. Cela est exprimé de la façon qui convenait en fait à Jésus, lequel avait une doctrine et des disciples.

20) La réponse de Jésus ne se retrouve pas dans le procès conduit par Caïphe d’après les synoptiques, et de ce chef on pourrait expliquer pourquoi on aurait transporté le v. 24 à la place qu’il occupe aujourd'hui. Au contraire cette défense est pour le fond la même que celle de Jésus lors de l'arrestation d’après

‘les synoptiques, Me. xiv, 49; Mt. xxvi, 55, et surtout Le. xxn, 52, qui la dit adressée aux grands prêtres. Elle a donc un appui très étendu dans la tradition, et il se pourrait que Jo. nous ait conservé plus exactement la situation dans laquelle elle a été prononcée, tout en la colorant de ses propres expressions. Mais à tout prendre Jésus a sans doute exprimé deux fois ce douloureux étonnement. Le Maître ne répond pas directement au sujet de ses disciples, qu'il a voulu tenir en dehors de toute responsabilité (8). C'est l'attitude de tout homme d'honneur. Quant à sa doctrine, ce n’est point une doctrine secrète, encore moins une conjuration. Et par là même il excuse implicitement ses disciples. N'ayant jamais rien caché, il n'avait donc pas de complices secrets. | Il a parlé rappnsie (vu, 4. 26; x1, 54), +5 xdouw (vir, 4) et non pas ëv xpurté : c’est-à-dire en synagogue, en Galilée (vi, 59) et à Jérusalem, dans le Temple, le centre religieux des Juifs. Sans doute Jésus vient de s’entretenir avec ses disciples d'une façon plus confidentielle, mais surtout de lavenir. Quant à sa doctrine, même sur le point capital et dangereux de sa divinité, il avait parlé aux Juifs clairement, si clairement qu'ils avaient voulu le lapider en plein Temple (x, 30. 38).

241) On traite Jésus en coupable; qu'on appelle donc des témoins! A quoi

servirait son propre témoignage, si on le soupçonne d’avoir dissimulé sa doctrine?

22) Un serviteur, de ceux qu'on appellerait un agent ou un appariteur, non pas un domestique, se montre d'autant plus violent que sans doute il jugeait le grand prêtre embarrassé. Il n’y avait rien d’incongru à plaider

ses disciples et sur sa doctrine. ® Jésus lui répondit : « J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné en Fnsou te et dans le Temple où se réunissent tous les Juifs, et je n'ai rien dit en secret. ?! Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui ont entendu ce que je leur ai dit car ils savent ce que j’ai dit. » ?Quand il eut dit ‘ cela, un des satellites posté tout près donna un soufflet à Jésus, en disant : « Est-ce ainsi que tu réponds au grand prêtre? » # Jésus lui répondit : « Si j'ai mal parlé, montre ce qu’il y a de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? »

[[ ]] #0Or Simon-Pierre était là debout et se chauffait. Alors ils lui dirent : « Serais-tu aussi de ses disciples? » Il Le nia et dit : «Je n’en suis pas. » % Un desserviteurs du grand prètre, parent de celui

- non-coupable et à demander une procédure selon les formes. L'homme crut - sans doute faire ainsi sa cour : fortis percussor et mollis adorator (Rupert cité . par Schanz). — Sur périoma, cf. Me. xiv, 65. — L'intervention d’un simple appariteur a suggéré à Schanz un interrogatoire libre plutôt qu'un procès régulier (mais cf. Act. xx, 2 ss.). L'agent parle du grand prêtre comme - s'il était le seul (cf. Ex. xxx, 28).

- 23) D'après Bauer (suivi par Loïisy), xaxës Aaketv signifierait parler d’une façon injurieuse (cf. Ex. xxu, 28; [| Macch. vu, 42); mais, en opposition avec ‘xahs, xaxs doit avoir un sens plus général. Manifestement le valet était inca- - pable de justifier sa brutalité. La réponse de Jésus doit servir de garantie aux accusés : on doit leur laisser le droit de se défendre et de répondre librement. 25) Le second reniement de Pierre a eu lieu à la place où il étail d'abord. Or.il m'était chez le grand prêtre que pour suivre Jésus : il devait s’y sentir mal - à l’aise, et il serait parti si Jésus avait été emmené dans une autre maison. » 1 est vrai que Tatien a placé les deux derniers reniements au moment où Jésus sortait, mais il a dû pour cela ajouter au texte : «et lorsque Jésus sortit » ; ; c£. Icho‘dad : « Et nous devons savoir que Jean dit que ce fut dans la maison d'Anne que Pierre renia quand Notre-Seigneur sortit pour aller dans la maison de Caïaphas enchaîné; et il regarda, comme il est dit, Siméon », etc. Le regard est d’après Le. — Or Jo. ne dit rien de semblable. *Hv üf ne marque pas que Pierre se tenait là quand Jésus sortit, mais rappelle simplement la situation de Pierre, déjà indiquée (18), sans doute parce qu'elle s'était prolongée. Les gens qui se trouvaient là forment un sujet sous-entendu très naturel pour EiTov ef. xu, 2 etc.). La question est en harmonie avec celle de la portière (17), mais on dit aÿroë au lieu de 105 &vfpérov roÿrov, Ce qui marque encore mieux qu'en e moment Jésus était le sujet de l'attention générale et de toutes les converations. Dans la réponse de Pierre, au lieu de 2éye il ÿ a ñevisaro, qui est LE semble-t-il, au même moment pue un serviteur du grand prêtre, c'est-à-dire de Caïphe, même si le v. 24 n'est pas changé, puisque

aoyoéws, ouyyevhs dv 0 dméxoÿev Iéspos 7> otloy Oùx éyw ce eidov y ro whmw per adtod; 2Tréduv oùv hpvhcaro Ilérpoc' nat ebléws &Xé-. LTWUP ÉPOYNGEY.

28”Avouoy oùv Tùv ‘Inooïv amd où Kaidga els Td Tparwpiov" hv èè pu ya adtoi obx elomhlov els roatôpuov, va ph mavOGoty GAA&

Page 1