‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 301 sur 326 · n Bacuhetx n eun 2° (THV) plutôt que n sun Baoretx (S · texte numérisé non relu

n Bacuhetx n eun 2° (THV) plutôt que n sun Baoretx (S

de noter que, pour un cas réel, ni les autorités juives ni Pilate n'auraient eu besoin de se rappeler mutuellement l'objet de leur compétence » (p. 467). Sans doute, mais la compétence dépendait d'un fait, la gravité de l'accusation, et c'est sur quoi Pilate ne pouvait être fixé que par les Juifs. Et enfin n APRES pas souvent qu'on plaide devant un tribunal sur sa compétence? | “ 32) Les ee en privant la Palestine de son autonomie, avaient dû lui “enlever ce qu'on nomma depuis le jus gladii. Même quand elle était autonome, Auguste n'avait pas permis à Hérode de mettre à mort ses enfants, et cela Re. des procédures en Re régulières (Jos. Bell. I, xxvir, 1; Ant. XVI, xt, 4 XVII, v, 8; XVII, vu, 1, Mom.). Sans doute le droit ne pouvait empêcher des explosions de fureur populaire, et Jo. le savait aussi, puisqu'il a montré les Juifs se disposant à lapider Jésus (x, 31 ss.). Mais jamais jusqu'à présent Dieu n'avait permis qu’ils exécutassent leurs mauvais desseins. Le parti qu'ils prirent de suivre les voies légales leur réussit; il devait aboutir à la crucifixion. Mais en cela, ils ne faisaient qu'accomplir une prophélie de Jésus. Mourant de leur main, il eût été lapidé comme Étienne (Act. vi, 58). Pilate le condamnant comme séditieux devait le crucifier. Or c’est bien ce que Jésus avait annoncé quoique en termes voilés, lorsqu'il parlait de son élévation (mr, 44; xxx, 31 Le — Dans We - le sens final est très atténué. ci 33) On trouve étrange (Bauer, Loisy) que Pilate, en bon juge, n'ait pas fait une confrontation entre l'accusé et ses accusateurs. n le leur présentera (xx, 4) en cffet, mais il lui est bien permis d'interroger Jésus seul, afin qu'il parle plus librement. Quoique les Juifs n’aient pas montré beaucoup d’entrain à répondre à sa première question sur leur grief, nous n'avons pas interprété cette réponse comme un refus, mais plutôt comme un gémissement hypocrite qui ne les empêchait pas de revenir à la charge. La question de Pilate à Jésus suppose —"qu én effet les Juifs ont donné au procès le motif qui devait exciter un Romain à sévir, la prétention énoncée par l'accusé de rétablir à son profit la royauté. ne Jo. se trouve ici en parfait accord avec les synoptiques, et suppose en particulier Le. xx, 2. — eisAfe avec rékiv ne veut pas dire que Pilate entre de nouveau, mais qu'il rentre. Cette particule, très usitée par Mc. et par

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ersonne. » Afin que fût accomplie la parole que Jésus avait dite 1 indiquant de quel genre de mort il devait mourir. %Pilate rentra lonc dans le prétoire et appela Jésus et lui dit : « Tu esleroi des Juifs? » #Jésus répondit : « Dis-tu cela de toi-même, ou si. autres te l'ont dit de moi? » #Pilate répondit : « Est-ce que je e suis juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi; qu'as-tu fait?» *5 Jésus répondit : « Le royaume qui estle mien n'est pas de ce monde : si mon royaume était de ce monde,

Jo. n’a pas toujours dans ce dernier un sens très précis; cf. xiv, 3; xvi, 28. , 3%) D’après les synoptiques, Jésus répond à la même question affirmativement; puis il se tait. Ce silence est d’une grande beauté, et on le trouve aussi dans o. xix, 9. Il faut avouer cependant que la question, posée par un Romain, était ambiguë, que la réponse affirmative pouvait être mal interprétée, el l'on peut estimer que, sans discuter avec le gouverneur sur l'origine de son droit, Jésus se devait à lui-même de ne pas se laisser regarder de son aveu comme un agi- tateur révolutionnaire. Pour cela, il fallait distinguer le roi des Juifs au sens romain, que Jésus n’était pas, et le roi-Messie envoyé par Dieu avec une mission spirituelle. Le premier pas vers cette distinction était de savoir de qui venait l'accusation et la question. C'est donc ce que Jésus demande à Pilate. IL ne se pose pas en « juge de son juge », mais il parle « comme un accusé qui voudrait s’instruire des faits concernant sa cause ». Les deux expressions sont - de.Loisy (p. 468) : la seconde corrige la première et atteint le sens de Jo. Il n’a 4 pas prêté cette question à Jésus pour rejeter le tort sur les Juifs (Bauer), mais simplement Jésus prélude aux explications qu’il aura à donner. 35) Pilate ne trouve pas la question de son goût, car Jésus devait bien se douter que le grief venait des Juifs. Lui-même, les oreilles encore rebaitues de ce qu'ils lui ontdit, leur en renvoie la responsabilité. Jésus se disait Roi-Messie. pilate aurait-il de lui-même inventé ce grief? Est-il Juif pour être au courant? Qui, ce sont les grands prêtres et même toute la nation qui a livré Jésus. Le voilà instruit de ce qu'il voulait savoir. Peu importe la source de l'accusation : au fait! | 36) Loisy : « Le Christ. va, conformément aux habitudes des dialogues johanniques, s'étendre en considérations profondes sur sa royauté » (p. 469). Profondes, les pensées le sont, c'était dans la nature des choses; mais la défense a ses droits et même ses devoirs. Ce que dit Jésus devait détruire aux yeux de ; Pilate l'idée d’une royauté révolutionnaire : sa royauté à lui n’est pas de ce - monde. On ne dira pas que do. insère ici une de ses idées favorites : le mot de fasrhsta ne se trouve dans l'évangile qu'ici et ur, 3.5; il n’est pas dans les épitres. Jésus ne dit pas que sa royauté ne doit pas s'exercer sur ce monde, ent de plus haut : d’en haut. Il ne s'en vante

mais qu'elle n’en vient pas; elle vi in pas à Pilate, car ilne fait pas des « considérations » sur sa royauté; il se contente de se défendre. Aussi se borne-t-il à une constatation bien simple. S'il avait des

prétentions à régner, il aurait des partisans qui auraient combattu pour lui. Le

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