‹ Evangile selon Saint JeanChapitre 315 sur 326 · nioteunte (TH) plutôt que nioreusnte (SV · texte numérisé non relu

nioteunte (TH) plutôt que nioreusnte (SV

sentir à l'épreuve du toucher à laquelle Thomas attachait tant de prix, comme la seule qui permit de distinguer un fantôme qu'on peut voir, d’un corps vivant, Cependant à cette condescendance il joint un avertissement bien mérité : uà you ne peut signifier : « ne deviens pas incrédule », car Thomas ne l'avait que trop été (contre Schanz), mais comme nous disons : « ne fais pas » Fincrédule (D a bien interprété pà toûi). Il ne te convient pas d’être incrédule, mais fidèle.

28) Il n’y à aucun indice que Thomas ait usé de la permission. C’eût été trop fort. Son mouvement n’est pas de faire ce qu'on lui offre, mais de reconnaître Ja divinité de Jésus, car c’est bien à lui qu'il parle. Si l’interjection était un pur vocatif, on pourrait concéder à Bauer que l’article devant 6<d n'indique pas explicitement le Dieu par excellence (Allah) et unique : Jésus n’en serait pas moins participant de la divinitt. Mais au vocatif on attendrait xépu, cf. Apoc. xt, 17; XV, 3, xôpte Ô eds (Zahn); et Épict. 11, 16,13 eïta Aéyouev* xbpue 6 sé, rdc un &ywn&; de sorte que c'est plutôt une profession de foi complète qu’un vocatif qui devrait être suivi d'une phrase.

Jésus avait fait connaître sa nature divine, mais personne encore dans l’évan- | gile ne lui avait donné ce titre, qu'il avait revendiqué mais non pas sous ce terme exprès. Il jaillit de l'évidence de la résurrection, et sur les lèvres de Pincrédule Thomas tout le premier.

29) La première partie de la phrase peut être purement affirmative (Tisch., Schanz, Bauer); ou bien interrogative (H.S. V., Till., Loisy). Le sens est à peu près le même, mais l'interrogation est beaucoup plus expressive; ce n'est pas un doute, c’est un sourire qui répond à la stupeur de Thomas : Ainsi tu as bien cru maintenant? « Parce que tu m'as vu » exclurait plutôt le toucher. En fait les autres Apôtres aussi avaient cru après avoir vu, mais ils n’avaient pas refusé,

comme Thomas, de croire au témoignage d’autres disciples. La Résurrection devait d’abord être constatée, non par tous, mais par des témoins choisis (Act. 11, 32; x, 40, etc.). Encore faut-il dire de tous ce que Thomas d'Aquin (après saint Grégoire) dit de l’Apôtre : aliud vidit, et aliud credidit. Vidit hominem et cicatrices, et ex hoc credidit divinitatem resurgentis. Mais après les

« Donne ton doigt ici et vois mes mains,et donne ta main et mets- [la] dans mon côté, et ne sois pas incrédule, mais croyant. » Thomas répondit et lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu! » 2 Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu tu as cru? heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

50 Jésus donc fit beaucoup d’autres miracles en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre ; $let ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et afin qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

disciples, d’autres devaient venir, auxquels il ne serait même pas donné de voir l'humanité glorieuse du Christ. C’est à eux que Jésus s'adresse d'avance : heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui cependant ont fait l'acte de foi. L'aoriste indique cet acte de foi; les participes empêchent que cette félicitation soit appliquée aux seuls contemporains, elle est de tous les temps. Ceux qui viendront après compenseront par l’ardeur de leur foi ce qui leur manquera de présence sensible : Beati. Ce qui ne veut pas dire : plus heureux que les Apôtres.

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