CHAPITRE XXI
TMexx vraüra Épavépuoey Eaurèv élu 'Inooës vois palnraïc ëmi räc Oakdoons tñc Tifepidoc Epavépwosv 5 oürws. ?*Hoav 6u08 Zipwy Ilérpoc at Oups 8 Acyômevos Audvpos nat Nabavanr à amd Kavx Tic Pakrhalag (nai oi roë ZeBedaiou) nai ŒAhor Ex Tüv ualnr®v abroë dbo. SAéyer adroïs Eipuy Ilétpos ‘Yréyw &uebev Xéyouoiv abro ’Epyèueña rat pets odv ooû. EEAGOv nat EvéBnouv els To mhoïov, nai Ev Exelvn Th vuxtt Étlaoay obdév. Érpulas Sè Hôn yivouévns Esrn ‘Incods els Tèv
3. om. ovy p. cën}6ov (TH) plutôt que add. (SV). 4, eu @. tov (HV) plutôt que ext (TS).
1-14. LA TROISIÈME APPARITION DE JÉSUS À SEs Disctpces. — Cet épisode suit les deux premières apparitions qui ont eu lieu à Jérusalem. La scène est changée : nous sommes au lac de Tibériade. Chacun des disciples est retourné à ses occupations; aussi ne sont-ils pas réunis tous les Onze. Sur le rapport prétendu de cette pêche miraculeuse avec celle de Le. v, 1-11: cf. Comm. Le. p. 162.
1) uerà raëra est une transition familière à Jo. (v, 1; vi, 1; vit, d). La suite . avec xx, 29 serait très naturelle, si une conclusion de l’évangile n'avait été interposée (xx, 30 s.).
— pavepdw n’a pas encore été employé pour les apparitions après la résurrection, mais Jo. employait le mot volontiers et Jésus va bien manifester son caractère surnaturel, comme dans n, 11. C'est le terme de Mc. XVI, 12-14, pour les apparitions du ressuscité.
La première fois que Jo. a nommé le lac, il a dit : « la mer de Galilée de Tibériade » (vi, 4); maintenant il suffit de dire : la mer de Tibériade. — tri, non pas que les disciples fussent sur la mer, mais « au bord de », cf. HévELv ëri toû rorauoÿ (XÉN. Anab. IV, m1, 28).
2) Il y avait là sept disciples, dont il n’est pas dit qu'ils fussent des Onze, mais c'est cependant le plus vraisemblable, surtout si l'on admet que Nathanaël est Barthélemy (cf. Comm. Mc. p. 59 s.). Simon-Pierre est l'appellation -Courante dans Jo. Thomas paraît avec son surnom de Didyme (comme dans XI, 16; xx, 24, mais non xiv, 5), et Nathanaël est dit originaire de Cana de Galilée, renseignement nouveau, mais qui concorde bien avec 1, 45-51 et 11, 4 s. En revanche il est très étonnant de rencontrer les fils de Zébédée, que Jo. n'a jamais nommés ni sous ce titre, ni par leur nom de Jacques et de Jean,
1 Après cela, Jésus se manifesta encore à ses disciples à la mer de Tibériade; or il se manifesta ainsi. ?Se trouvaient ensemble Simon- Pierre et Thomas, appelé Didyme, et Nathanaël, de Cana de Galilée, (et les fils de Zébédée) et deux autres de ses disciples. 3Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons nous aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit là ils ne prirent rien. 40r le matin déjà venu, Jésus se trouva vers
précisément parce qu'il était l’un d'eux. Ou ce passage a été retouché, ou une glose de copiste très ancienne a pénétré «dans le texte : comme Jo. avait laissé sans les nommer, selon sa coutume, deux autres disciples, qui étaient bien en fait les fils de Zébédée, une glose marginale qui révélait leur nom aura pénétré dans le texte et augmenté de deux le nombre des disciples présents. On s’expliquerait ainsi le raccourci de la formule, au lieu de ot viol Z. (cf. Mt. xx, 20; xxvi, 37; xxvir, 56; Me. x, 35; Le. v, 10), formule courante. Si cependant ce retranchement ne parait pas suffisamment autorisé, il faudra dire que Jo., sans découvrir tout à fait sa personnalité, se relâche de son parti pris de ne nommer aucun des siens, et suggère de chercher sa personne dans un cercle plus restreint que celui des Douze. — On se demande comment Nathanaël, qui était de Cana, se trouvait parmi ces pêcheurs; mais en somme il ne fit que suivre Pierre. D'ailleurs nous ne connaissons pas sa profession, pas plus que celle de Thomas, et leur présence ici étonne moins que celle de Lévi dans le pseudo-év. de Pierre (xn).
3) On trouve étrange (Bauer) que les disciples retournent à leurs anciennes occupations après que Jésus leur a dit : je vous envoie (xx, 21)c'est-à-dire pour prêcher. Mais il les avait envoyés (au passé!) déjà antérieure ment (xvir, 48). Ces missions confèrent un pouvoir qui sera exercé au moment voulu. Jésus n'étant pas encore remonté vers son Père n'avait pas à être remplacé. Les disciples sont revenus en Galilée en attendant, et même en l’attendant, car Jo. unit et confirme par son témoignage la tradition des apparitions à Jérusalem (Lc.) et celle des apparitions en Galilée (Mc. et Mt.). Parmi les disciples, c’est Pierre qui exerce le plus nettement la profession de pêcheur, cf. Me. 1, 46 Mt. 1v, 18; Le. v, 3. Jo. ne l’a pas encore dit, mais il rejoint ici la tradition synoptique; cf. Pseudo-Pierre : yo Dè Diuwv Mérpos xat ’Adpeùc Ô " &dehpés pou Au6ôvres Auoy Tà Ava ax#Mbauev eîs thv OdAaoaav: xal fv obv quiv Aevetc $ roë ’Ahpalou, 8 Küptos.…. (le reste manque). Pierre prend l'initiative; il semble bien que la barque est à lui, comme dans Le. v, 3. On pêche de nuit, comme dans Le. v, 5. — téñAloy, parce qu'ils étaient probablement réunis dans Ja même maison, peut-être celle de Capharnaüm où Jésus avait séjourné si souvent (cf. Comment. ME. LxXVI s.). — rtéçw, inconnu des syn., mais déjà six fois dans Jo. Employé pour prendre des renards (Cant. n, 15), des poissons (P.-Lond. II, p. 328, 716 cité par Bauer).
4) Tout à fait dans le style de Jo. L'apparition, #orn avec eës (l) comme dans xx, 19.26; ensuite exactement comme pour Marie M. dans xx, 14 nat oùx Hdec
Gr “L domv. Le. aussi suppose que le Ressuscité n'est pas connu, mais il
à Ÿ ET à CIRE ee ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, XXI, 5-
atyrabv" où pévror Hoecav où pabnrai Or ’Incoës Eotiy. 5 AéYer oùv adr
\ pe 1 2 2 e / 9% “1 Tnooës Iloudia, ph ti mpoopayiov Éyere; émexpibnoav abrd Où.
eimey adrois Bakere eic à debrx mépn toù mAofou rù Séxruov, noi ebphoere Éfahoy oûv, rai obnért abro EAxboat loyuoy md Toù rABouS Tüv you. | Théyer oùv à mabnrhe Exeivos dv qyama 8 ’Inooëe <ù Ilérpw ‘O xOpiÈG
amv. Zipwv oûv Ilérpoc, dxoboas bre à nbpiôs Ecru, Tèv érevddrmv
dibüoaro, fv yap yumvés, val EÉPahesv Eaurdy sic rh Oéhaooav' Soi D &Ahor pabnral 1% mhctaplo BABov, où ya Hoav Maxpüv Grd tic Vis AA dÇ amd rn40V diusxoclwv, abpoyres Td Blnruoy rôv iyOdwv ‘Qc oëy amé= Pnoav els Thv yAv Bhéroustv évboamav xeumévnv wat oaptoy ÉTUAELEVOY
s'exprime autrement (xxrv, 46).
5) Jésus ne voulant pas encore se faire connaître ne pouvait dire rev Gu, 33), et, dans la bouche d’un étranger ruds ne signifie pas « mes enfants » ([ Jo. 11, 14.18), mais plutôt « jeunes serviteurs », OU comme nous dirions : « Jeunes gens ». L'inconnu ne se donne pas spécialement pour un marchand. Sa question avec uf ou ufr s'attend à une réponse négative. Il y a là quelque peu d'ironie : Jésus sait très bien que les disciples n'ont
rien pris, et qui eût suivi leur manœuvre s’en serait douté, mais non quel qu'un qui arrive soudainement. Seulement il veut le leur faire dire, et parle comme s’il avait envie de manger du poisson. Car il ne peut être question d'autre chose. xposgéyuv est ce qui s'ajoute au pain, mais, d’après Mæris est synonyme de übov attique. Or ëpoy à l'occasion signifie spécialement du poisson (avec Bauer). — La réponse est un aveu qui coûte, et qu'on exprime sèchement, sans formules de politesse qui auraient pu être payées d’un sourire moqueur.
6) Peut-être les disciples allaient-ils tenter un dernier coup de filet, peut-être sont-ils éperonnés par le désagrément de leur insuccès devant cet. étranger, peut-être leur inspire-t-il confiance par son ton décidé. L'expérience avait dû leur apprendre que le côté droit ne porte pas toujours bonheur. Mais qui sait? Ils tentent le coup et le résultat est prestigieux, moins inouï cependant que dans le cas de Le. (v, 6) où les filets se rompirent. Mais c’est à peine si l’on pouvait retirer le filet par un effort continu (impf. Yoyvov). — odxétt indique que tout d'abord on relevait aisément le filet, mais que cela devenait plus difficile, les poissons se réfugiant tous dans le dernier cul-de-sace (cf. Comm. Le. p. 157). — &lxiw « relever en tirant », se dit de hisser des voiles. |
7) Les rapports entre le disciple que Jésus aimait Gu, 23; xx, 26 et xx, 2 avec ëgika) et Pierre sont bien les mêmes que précédemment. Le disciple à
—une intuition plus rapide: la pêche miraculeuse lui ouvre les yeux, peut-être au souvenir de l’autre pêche (Le. v, 1-11); mais Pierre comprend aussitôt, et.
il se lance dans l’action, selon son caractère non moins prime-sautier qu'énergique (Mt. x1v, 23; Jo. XVI, 10).
le rivage : cependant les disciples ne savaient pas que c'était Jésus.
5 Jésus donc leur dit : « Jeunes gens, auriez-vous du poisson à man- : ger? » Ils lui répondirent : « Non. » 6Lui leur dit : « Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le relever à cause de la grande quantité des poissons. 7 Ce disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C’est le Seigneur! » Simon-Pierre, donc, l'entendant dire que c'était le Seigneur, se ceignit Le sarrau, car il était nu, et se jeta dans la mer. 8Les autres disciples vinrent sur la barque, car ils n'étaient pas loin de la terre, mais à environ deux cents coudées, en tirant le filet des poissons. * Lorsqu'ils furent descendus à terre, ils aperçoivent un feu de braise, sur lequel était du poisson, et du pain.
L'action de Pierre est difficile à comprendre. D'ordinaire on entend que, vêtu d'un accoutrement très sommaire, ce que le texte exprime par le mot nu, il aurait, par bienséance, passé une seconde tunique. Il est certain en effet que, d’après l’étymologie et d'après l'usage, èrevddtne signifie un vétement extérieur. Dans les LXX c'est le Lys ou robe, plutôt d'apparat, qui se passe par-dessus la tunique. Mais était-ce une tenue pour se jeter à l’eau? Et Pierre arrivant avec cette robe ruisselante, la bienséance n'eût-elle pas cédé la place au comique, sans parler de la difficulté de nager ainsi? Ge qui est plus grave encore, c'est que si l’on traduit : il passa une seconde tunique, car il était nu, on ne rend pas littéralement il se ceignit; et s’il mit seulement une ceinture à cette tunique de dessus, on ne peut vraiment pas dire qu'il était nu. — dutuisato au moyen avec l'accusatif ne peut signifier qu'une chose : il serra son vêtement à la ceinture; cf. Lucien, somn. (sa vie) 6 : deCosuévn tv éoñra. Il faut donc que dans ce cas Jo. ait entendu éx:vôdrns d’une sorte de sarrau tel que les gens du peuple en portent pour préserver leurs habits, mais que Pierre avait mis celte fois sur la peau pour travailler, car il était nu, n'avait pas autre chose. Avant de se Jancer à la nage, il le noue solidement à sa ceinture. Il arrivera bien trempé, mais du moins il n'aura pas pris la précaution de s’y exposer avec deux tuniques au lieu d'une : Pierre ne songe pas à la cérémonie: il fait vite : un tour de ceinture, et il est à l’eau. 3
8) Les autres disciples amènent la barque vers le rivage, les uns ramant, les autres tirant (oéoovres) dans l’eau le filet qu’on n'avait pu enlever sur la barque. Deux cents coudées sont à peu près 90 mètres.
À cette distance du bord on ne pouvait avoir pied, les rives s'abaissant assez rapidement vers le lac. L’indication de la distance serait plus naturelle à la fin du v. 7: c’est ce qu'a fait le syrsin. en abrégeant : «car ils n'étaient pas éloignés de la [terre] sèche ».
9) Le feu de braise est bien une expression de Jo. seul dans le N. T. (cf. svt, 48), mais on ne saurait ÿ discerner l'intention de rappeler à Pierre qu'ilavait renié son Maître près d’un pareil foyer (Tül.). L'ironie aurait quelque chose de
LA
nat dprov. 10Aéper aûroïc & ’Inooës ’Evéyrore amd Tüv ébapluv &v Émidoate vov. 1 évéBn oùy Eluwy [lérpos at elhuuoev td Bluruoy els Thy vAv peordy (yOdwY peydAwy ÉxaTdY TEVTALOYTE TpUDV' Ka ToOÛTWY ÉVrwY ox éoyiobn To Ginruov. 12Aéyer aœbroïs 6 ’Inooës Asüre épiorioate. obdels DÈ éroAua Toy mabnrüy Ébertaoar adrov DÙ vis et; eldôrecs O7 6 nptôc Eoruv. 1Epyerar Inooëc ra Aauféver rov dprov nai Ddwatv adroic, noi To dUdpiov duos. Toro #ôn roro Epavepoôn ’Insoës rois uan-
1m rails Évyeplels Ex vexpov.